Droit de parole pour Tous
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Selon Press TV, son correspondant aurait été menacé par Israël après avoir révélé des photos montrant le groupe terroriste Al-Nosra discutant au côté de Tsahal

Auteur : Press TV-Traduction SLT | Editeur : Walt | Samedi, 07 Mars 2015 - 18h06
 

Selon Press TV, son correspondant aurait été menacé par Israël après avoir révélé des photos montrant le groupe terroriste Al-Nosra discutant avec Tsahal dans le territoire du Golan.

La traduction de l'article initial publié hier par Press TV se trouve ici :

- Des photos prouvent la coopération entre Israël et al-Nosra (Press TV)

Dans un nouvel article publié ce jour, Press TV affirme que le photographe qui a pris les photos aurait été menacé par les autorités israéliennes. Voir ci-dessous pour la traduction du début de ce deuxième article :

Israël a menacé le correspondant de Press TV en Syrie suite aux photos prises dans le plateau du Golan montrant les terroristes d'Al-Qaïda à côté de soldats israéliens dans la région occupée.

Les photos obtenues par le correspondant de la télévision de Press TV montrent des miliciens takfiri du groupe terroriste al-Nosra à côté de soldats israéliens, parlant en face-à-face.

Les images prouvent encore une fois le soutien de Tel Aviv envers les terroristes liés à Al-Qaïda, en particulier le Front al-Nosra, qui a causé des ravages en Syrie.

Israël est connu pour avoir fourni une aide médicale, des services et un soutien militaire envers les terroristes qui se battent pour renverser le gouvernement du président Bachar al-Assad en Syrie. Un certain nombre de commandants terroristes, blessé dans les attaques du gouvernement, auraient été hospitalisés dans les territoires occupés...

En illustration, la photo censée avoir déclenché les menaces des autorités israéliennes contre le correspondant de Press TV en Syrie.


- Source : Press TV-Traduction SLT
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La Chine fait un "grand bond" sur le marché mondial de l'or
Auteur : Konstantin Garibov | Editeur : Walt | Dimanche, 01 Mars 2015 - 16h24
 

La Chine va participer à la formation et fixer le prix de référence mondial de l'or fin mars, avec le lancement d'un nouveau système électronique (LBMA) qui remplacera le "fixing" de Londres.

La Chine a effectué un "grand bond" sur le marché mondial de l'or en six mois seulement, après que Shanghai a pour la première fois lancé un défi à Londres le 29 septembre — la capitale anglaise étant le centre où le prix mondial de l'or est fixé depuis plus de cent ans.

Cinq banques, qui constituent le marché interbancaire de Londres, en sont chargées: Deutsche Bank, Société Générale, HSBC, Scotia Mocatta et Barclays Capital. La Chine a tenté de surmonter sa dépendance envers la domination des "Golden Five". Elle a développé son propre outil de formation du "prix chinois sur le marché de l'or" en attachant les contrats internationaux sur l'or au marché intérieur. L'analyste boursier Sergueï Khestanov y a vu le premier défi de Shanghai aux anciennes règles du jeu appliquées à la Bourse de l'or à Londres:

"La décision du Shanghai Gold Exchange a permis de fixer, en tant qu'indice boursier, le prix formé aux enchères sur le territoire de la Chine. La présence d'un indice boursier indépendant et de la soi-disant cotation reconnue a permis aux enchères en Chine de devenir formellement indépendantes du fixing de l'or de Londres".

À partir de mars, on attend un élargissement considérable du nombre de participants aux enchères, dont les résultats fixeront le prix mondial de référence de l'or. Apparemment, le Shanghai Gold Exchange en fera partie. Sachant qu'au sein du LBMA qui fixera ce prix, trois banques chinoises sont représentées. Leur fonction dans la fixation du prix n'est pas encore entièrement définie. La présidente du LBMA Ruth Crowell a déjà annoncé que les banques chinoises figureraient également parmi les participants. Et compte tenu du fait que la Chine est le plus grand détenteur mondial de réserves d'or, elle obtiendra de réels mécanismes pour dicter ses règles du jeu sur ce marché, considère l'expert Iakov Berger:

"La politique des prix sera définie en fonction du commerce sur le marché libre. Mais la participation à ce jeu de ces énormes réserves nationales d'or définit, bien sûr, la politique mondiale sur le marché des métaux précieux, le prix mondial de l'or, les institutions et l'organisation du travail dans ce domaine. Shanghai va devenir un centre mondial du commerce de l'or et de devises liées à l'or, au même titre que Londres et New York. C'est une politique délibérée qui va transformer la Chine en centre mondial du commerce de l'or et en centre mondial financier".

Afin d'accélérer la transformation de la Chine en centre mondial de la fixation du prix de l'or, un accès direct aux enchères sur le Shanghai Gold Exchange a été accordé à 40 acteurs internationaux l'automne dernier. Parmi eux figurent de grandes banques d'investissement telles que Goldman Sachs Group Inc., UBS AG, HSBC, Australia & New Zealand Banking Group et Standard Chartered PLC. L'ouverture par la Chine de son propre marché de l'or aux investisseurs étrangers a renforcé ses positions par effet de synergie. Le centre mondial de la consommation de l'or coïncide désormais avec la plate-forme qui fixe l'indice de l'or pour toute l'Asie. En même temps, la participation des investisseurs étrangers a permis au Shanghai Gold Exchange de former un prix représentatif de ce métal précieux.


- Source : Konstantin Garibov 
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Rouble: la hausse à venir

 
Auteur : Jacques Sapir | Editeur : Walt | Dimanche, 01 Mars 2015 - 16h13
 

La question se pose désormais, après les événements du mois de décembre dernier et la crise spéculative qui est survenue, de savoir jusqu’où le Rouble remontera d’ici la fin de l’année 2015. L’existence de tendances haussières sur le marché des changes commence à s’affirmer. Elles vont s’amplifier avec la fin du printemps et le début de l’été. Il convient donc de se poser la question de quel sera le point d’équilibre du Rouble et quels pourraient en être les conséquences sur l’économie russe.

Un mouvement prévisible

Après s’être fortement déprécié depuis la fin du mois d’octobre 2014 et jusqu’à fin décembre, le rouble a commencé à se reprendre. Il est revenu vers un taux de 61 roubles pour1 Dollar (USD). Les facteurs qui permettent de penser que ce mouvement va se continuer d’ici la fin du printemps et le début de l’été sont nombreux.

On peut ainsi compter sur :

1- La hausse des prix du pétrole. Le mouvement de baisse semble désormais arrêté. On peut s’attendre à ce que les prix remontent dès le début de cet été, pour atteindre, vers le mois de novembre 2015, entre 70 USD et 80 USD le baril. Pour ce prix, le taux d’équilibre du Rouble se situerait entre 41,5-47,5 roubles pour 1 USD.

2- La baisse des paiements (remboursements d’emprunts) en dollars. Cette baisse, va diminuer la demande de dollars sur le marché de Moscou.

3- L’adaptation de l’économie russe au régime des sanctions financières décidé par les Etats-Unis qui va se traduire par une moindre demande de dollars.

Ces facteurs vont peser à la hausse et l’on peut raisonnablement s’attendre à ce que le rouble revienne dans la bande de 45-55 roubles pour 1 dollar, en fonction des différents paramètres de l’économie, tant dans le domaine « réel » (le prix du pétrole) que dans le domaine financier.

Quel niveau d’équilibre ?

Il faut alors se poser la question de savoir quel pourrait être le niveau d’équilibre du Rouble, compte tenu à la fois des déterminants financiers internes ET de la contrainte de compétitivité qui pèse sur l’industrie russe.

Un rouble fortement déprécié favorise le développement de l’industrie, et plus généralement de l’économie, comme on a pu le constater durant l’année 2014 où l’indice de la production industrielle s’est fortement redressé au fur et à mesure que le rouble, lui, se dépréciait.

Mais, cette dépréciation a aussi alimenté une forte inflation, qui devrait atteindre, en glissement annuel (ou taux exprimé en pourcentage du même mois de l’année précédente) de 13% à 14% dans le premier semestre 2015. L’important est alors le taux de change réel (RER) et non plus le taux nominal. Si l’on tient compte que, d’après les calculs réalisés au CEMI, le taux de change était surévalué d’environ 15% en décembre 2013, et compte tenu de l’inflation (ou plus précisément de l’écart d’inflation) entre la Russie et ses principaux partenaires commerciaux, on devrait aboutir à un taux, après compensation de la surévaluation initiale, d’environ 41 roubles pour 1 dollar au 1er juillet 2015, progressant vers les 43 roubles pour 1 dollar vers la fin de 2015.

Cependant, il faut aussi tenir compte des taux d’intérêts qui sont actuellement très élevés. Les taux d’intérêts pratiqués par la BCE détruisent en effet les éléments de substitution à l’import qui existaient. la Banque centrale sera la principale responsable du désastre économique qui malheureusement s’annonce. Les taux sur les prêts à l’agriculture pratiqués par les banques commerciales, en référence aux taux de la BCR, sont au minimum de 25% et plus proches de 35%. Les sociétés de leasing, y compris para-publiques comme la Rosselkhoz, sont en train de rapatrier massivement le matériel agricole au moindre défaut de paiement. Il en résulte que les producteurs agricoles ne peuvent acheter les semences et entretenir leur matériel. Beaucoup sont en défaut depuis l’an dernier. On parle déjà de 40% de baisse des ensemencements alors que la saison ne fait que commencer. Bien entendu, une aide d’urgence de la part de l’Etat a été décidée. Mais, cette aide est complexe à mettre en œuvre (du fait des problèmes d’antagonismes inter-bureaucratiques existants au sein de l’administration russe). Une hausse du rouble permettrait aux entreprises de se financer en devises avec un taux d’intérêt effectif bien moins important. Une entreprise empruntant des devises (même à une banque russe) peut supporter des taux de 35% si elle voit le pouvoir d’achat du rouble en devises s’apprécier de, disons 25% à 30%. L’inflation (qui accroit le pouvoir d’achat nominal de l’entreprise) compensant la différence.

Il y a donc une logique financière (mais qui est importante pour les entreprises industrielles) qui voudraient que le rouble s’apprécie (et de 61 roubles pour 1 dollar à 42 roubles l’appréciation serait de 45%). Mais, en sens inverse, il y a une logique de compétitivité pour que le rouble reste en deçà de la limite des 45 roubles pour 1 dollar.

L’Etat, maître du jeu ?

On constate alors que si techniquement le rouble pourrait revenir entre 40-45 roubles pour 1 dollar d’ici la fin de l’année (tout dépendant de la vigueur de la reprise des prix du pétrole), il est politiquement préférable de maintenir le taux de change autour de 50 roubles pour 1 dollar, afin d’éviter un phénomène de surévaluation du rouble.

L’Etat peut compenser les forts taux d’intérêts, soit en prêtant lui même (à partir des deux fonds souverains dont la Russie dispose et dont les montants cumulés sont d’environ 180 milliards de dollars) soit en « bonifiant » les taux d’intérêts levés par les banques. L’Etat prend à se charge une partie des intérêts et ramène le taux d’intérêt réellement payé par l’entreprise (ou le particulier) à peu de choses près au niveau de l’inflation. C’est cette dernière technique, efficace mais coûteuse pour le budget de l’Etat, qui a été historiquement utilisée en France jusqu’à la fin des années 1980.

Il faut aussi noter que une future appréciation du rouble va se traduire par une forte réduction de l’inflation importée. Ce qui est avantageux pour les ménages mais désavantageux pour l’Etat dont les recettes (les impôts directs et indirects) augmentent en fonction de l’inflation. Il serait donc logique que le gouvernement opte pour une appréciation modérée du rouble (le ramenant par exemple entre 55 et 50 roubles pour 1 dollar) mais n’exploite pas tout le potentiel d’appréciation du rouble. Néanmoins, d’autres facteurs seront certainement pris en compte, et en particulier la dimension politique d’une forte appréciation de la devise russe qui pourrait s’avérer utile pour la partie de la population dont la consommation dépend le plus des produits importés. De ce point de vue, il faut comprendre que ce facteur pèsera d’autant plus que la popularité de Poutine et du gouvernement s’érodera. Ce n’est pas le cas pour l’instant, mais nul ne peut dire comment évoluera la situation d’ici à la fin du printemps.

Au total, il est clair que l’on va observer une appréciation du rouble dès la fin du printemps 2015, le taux de change pouvant – dans l’état actuel des prévisions quant au prix du pétrole – aller de 55 roubles à 42 roubles pour un dollar. Cette appréciation aura aussi des conséquences sur les marchés d’actifs boursiers. Il est probable qu’en mars et avril 2015 on verra des achats massifs se produire sur des valeurs stables (les industries pétrolières, métallurgiques, chimiques et mécaniques) avec l’objectif de profiter de l’appréciation du rouble qui se produira à partir de mai-juillet 2015. Il reste à déterminer quelle est la part « flottante » des actions de ces sociétés, car il semble que l’Etat ait racheté des quantités relativement importantes de fin octobre à fin décembre. Si cette part flottante est relativement importante, on devrait assister à une forte hausse des cours ainsi qu’à de nouvelles pressions haussières sur le rouble.


- Source : Jacques Sapir
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Israël et les diamants du sang : un secret bien gardé
Auteur : Patrick Galey-Traduction Dominique Muselet | Editeur : Walt | Dimanche, 01 Mars 2015 - 16h04

La condamnation de l’ancien chef de guerre Charles Taylor la semaine dernière a rappelé au monde l’existence et les irrémédiables dégâts causés par le plus sinistre des produits de luxe : les diamants du sang.

L’ancien président du Liberia a été condamné par le tribunal international de La Haye à 50 ans de prison après avoir été reconnu coupable de crimes contre l’humanité, le mois dernier. Taylor a été condamné pour avoir soutenu des rebelles en Sierra Leone en échange de diamants de sang, à la fin du siècle dernier.

La défense de Taylor était articulée en grande partie sur l’idée qu’il avait seulement été le facilitateur, et non l’auteur, de la litanie d’horreurs dont les procureurs ont donné lecture à l’audience. Cette distinction juridique a finalement abouti à la condamnation de Taylor à 50 ans de prison, beaucoup moins que les 80 ans requis.

À vrai dire, les concepts d’association et de culpabilité continuent de faire obstacle aux efforts internationaux pour mettre fin au commerce mondial des diamants de sang. Il est, par conséquent, tout à fait approprié que Taylor entame la première de ses 50 années de réclusion, au Royaume-Uni, la semaine même où un système de réglementation de la circulation des diamants dans le monde connu sous le nom de Processus de Kimberley (PK) [1] tient son assemblée générale semestrielle à Washington.

Le PK a fait l’objet des critiques des groupes militants depuis sa création (en 2003, quelques mois après la fin des ravages causés par le Front révolutionnaire Uni de Sierra Leone soutenu par Taylor). Ses détracteurs disent que sa définition des diamants de sang, à savoir, « diamants bruts utilisés par les mouvements rebelles ou leurs alliés pour financer une violence visant à déstabiliser des gouvernements légitimes » est très incomplète et que, si elle convenait à la production de diamants illégaux d’il y a dix ans, elle n’a maintenant plus rien à voir avec la réalité du commerce illicite des pierres.

« Dans son ensemble, l’industrie israélienne du diamant contribue à hauteur d’environ 1 milliard de dollars par an au budget de l’industrie militaire et sécuritaire israélienne », a déclaré Hever au Tribunal. « Chaque fois que quelqu’un achète un diamant qui vient d’Israël, une partie de cet argent se retrouve dans l’armée israélienne, de sorte que le lien financier est très clair. »

Et cela sans compter les revenus privés du diamant qui vont à l’armée israélienne. Steinmetz, l’un des principaux producteurs de diamants au monde, possède une fondation de bienfaisance qui a « adopté » une unité de l’armée israélienne. Le géant du diamant finance la célèbre brigade Givati, responsable de l’une des pires atrocités commises contre la population de Gaza pendant l’Opération Plomb Durci.

Les forces israéliennes sont accusées par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies de crimes de guerre et de possibles crimes contre l’humanité. Rien que dans la dernière décennie, ils ont bombardé des civils à Gaza et au Liban, et il ne se passe quasiment pas une journée sans qu’on note l’emploi de violence ou d’autres méthodes illégales contre les Palestiniens.

Bien qu’il existe quelques petites campagnes en vue de faire classer les diamants d’Israël comme des pierres précieuses de guerre, l’apparente apathie – pour ne pas dire la complicité – d’organisation comme le Conseil Mondial des diamants (CMD) en la matière engendre une vive opposition.

Le Président du CMD, Eli Izhakoff, a déclaré lors de la réunion de mai que « le diamant ne doit, en aucun cas, être associée à la violence collective contre les communautés » - ce qui est précisément le genre de répression systémique contre les Palestiniens dont les forces israéliennes se rendent coupables.

Mais lorsque les militants du mouvement de boycott israélien, Solidarité internationale avec la Palestine, ont envoyé une lettre au Conseil de la Joaillerie Responsable, en avril dernier, le directeur général du Conseil leur a répondu qu’il « n’acceptait pas l’argument que l’industrie israélienne du diamant, du fait qu’elle payait des impôts en Israël finançait des violations des droits de l’homme et que, de ce fait, les diamants vendus par des entreprises israéliennes devraient être considérés comme des diamants du sang. »

Le Liban, aussi, est bien connu sur le marché mondial du diamant, généralement pas pour les bonnes raisons.

Exclu en 2004 du Schéma de certification du Processus de Kimberley (SCPK) dans des circonstances troubles qui auraient impliqués des diamants russes et Bahaeddine Hariri [2] pour un montant de 500 millions de dollars US, le Liban y a finalement été réintégré en 2007.

Il n’existe aucun mécanisme infaillible pour empêcher les diamants israéliens, qui servent à financer les crimes perpétrés par l’armée israélienne, d’entrer dans quelque pays que ce soit, y compris le Liban. Mais une infraction potentiellement plus importante dans le commerce des diamants du Liban est passée inaperçue des courtiers et des officiels. Entre 40 et 45 % de tous les diamants israéliens taillés finissent chaque année sur le marché étasunien, représentant près de la moitié de tous les diamants vendus aux États-Unis. L’Inde, la Suisse, Hong Kong et le Royaume-Uni sont d‘autres marchés importants des diamants taillés en Israël.

Ces gemmes sont, en raison du degré de leur taille, tout à fait intraçables et ils se mêlent sans problème, dans les centres d’échange, aux diamants provenant d’autres grands exportateurs de diamants taillés comme la Belgique et les Émirats Arabes Unis, à qui les pays importateurs de diamants achètent leurs bijoux.

Compte tenu de la difficulté à tracer les diamants une fois qu’ils sont taillés, il n’existe aucun mécanisme infaillible pour empêcher les diamants israéliens, qui servent à financer les crimes perpétrés par l’armée israélienne, d’entrer dans n’importe quel pays, y compris le Liban.

« Une fois que le diamant a été taillé, c’est la fin de la piste des papiers », a déclaré Davis.

La complicité du Liban à l’insu de son plein gré

Contrairement aux affirmations du Syndicat libanais des commerçants de joaillerie, le Liban n’a pas respecté le Processus de Kimberley (PK) après sa réintégration, car les diamants taillés en Israël ne sont pas couverts par le protocole du PK. Le chef du Syndicat, Atef Nsouli, a refusé de répondre aux nombreuses questions d’Al-Akhbar.

Puisque le PK, au moins dans sa forme actuelle, ne peut tracer que les mouvements et l’origine des diamants bruts, les pays spécialisés dans les pierres taillées peuvent brasser pour des milliards de dollars de diamants chaque année, à l’abri des questions de propriété parfois gênantes que pourrait soulever le PK.

Grâce en partie à cette faille béante du PK, Israël a pu devenir le plus grand exportateur de diamants au monde et les revenus des pierres précieuses représentent plus d’un tiers du total de ses exportations annuelles. En 2008, Israël a généré 9,4 milliards de dollars grâce à l’exportation des diamants, un montant qui augmente chaque année.

Puisque le processus de taille des diamants supprime toute possibilité de les tracer, les diamants taillés en provenance d’Israël sont presque impossibles à repérer, au milieu des diamants provenant d’Afrique du Sud, d’Australie ou d’Amérique du Nord, et ils finissent dans les grands centres commerciaux tels que New York ou Hong Kong, où ils sont achetés en gros par les marchands de diamants du monde entier.

Le mois dernier, les membres du Conseil mondial du diamant (CMD) se sont réunis en Italie pour leur assemblée annuelle et ont convenu que la définition actuelle du PK des diamants de sang devait être élargie pour inclure « la violence liée au diamant dans la production de diamants bruts et les zones commerciales. » Mais il n’a pas recommandé que les diamants taillés soient inclus dans la définition.

Global Witness, une ONG basée à Londres, a quitté le PK l’année dernière après que des membres du Processus aient approuvé l’exportation de diamants extraits dans les champs de Marange au Zimbabwe, un endroit depuis longtemps soupçonné de violations des droits de l’homme.

Mike Davies, un militant de Global Witness qui lutte contre les ressources de guerre, a accusé les membres du PK de fermer les yeux sur de semblables violations des droits dans les États producteurs de diamants.

« Le PK est un club de gouvernements qui ne veulent pas se demander des comptes les uns les autres », a-t-il déclaré à Al-Akhbar. « Il ne suffit pas de montrer un morceau de papier en disant : "Voilà notre définition et si les tueurs et les violeurs en question portent un uniforme de l’armée au lieu d’appartenir à un groupe rebelle ce n’est pas notre problème". »

Davies milite pour que le PK englobe les diamants taillés dans sa définition des pierres précieuses de guerre, mais admet que ce sera « une bataille encore beaucoup plus difficile. »

Classer les diamants taillés parmi les diamants de guerre potentiels est une question controversée, au même titre que l’exportation massive des pierres précieuses par Israël.

Plusieurs ONG qui ont étudié les diamants du sang ont refusé de répondre aux questions d’Al-Akhbar sur le sujet des diamants d’Israël qui pourrait bientôt devenir un important extracteur de pierres, et non plus un simple exportateur.

Sur la piste des diamants israéliens

Le seul prospecteur de diamants d’Israël, Sehfa Yamin, a récemment obtenu des licences pour effectuer des tests géologiques sur 70 hectares près de la ville portuaire de Haïfa au nord d’Israël.

Si on y découvre des gisements de kimberlite diamantifère exploitables, Israël pourrait, dans les prochaines décennies, devenir un important producteur de diamants bruts comme de diamants taillés, ce qui placerait certains de ses produits sous la juridiction du PK.

Cela s’ajouterait aux nombreux intérêts miniers israéliens dans des pays, dont le Libéria, qui sont connus pour être un terreau fertile pour les diamants de sang. Israël offre une expertise technique ainsi que des accords commerciaux liés à l’extraction de diamants, à plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.

En un mot comme en cent, l’économie israélienne est fortement tributaire des revenus générés par les diamants ; qu’ils soient taillés et absorbés par le marché international ou extraits à la source en Afrique, les pierres sont le pilier des finances d’Israël.

L’économiste israélien, Shir Hever, lorsqu’il a témoigné au Tribunal Russell sur la Palestine en 2010, a déclaré que ce sont les Forces de Défense Israéliennes, entre autres organisations, qui profitent le plus du commerce lucrative des diamants d’Israël.

Compte-tenu de l’hégémonie israélienne sur le marché international du diamant taillé, et compte-tenu de l’importance annuelle de l’importation libanaise des diamants taillés de différentes variétés, il est fort probable - bien que ce soit impossible à prouver - que les consommateurs libanais financent, sans le savoir, l’armée israélienne en achetant des diamants dans les boutiques de Beyrouth. Comme un expert du commerce des diamants l’a dit à Al-Akhbar, les diamants israéliens « sont sans aucun doute écoulés au Liban, » à l’insu des bijoutiers.

Plusieurs groupes libanais contactés par Al-Akhbar ont dit qu’ils n’avaient pas conscience que des diamants israéliens pouvaient entrer au Liban. Un porte-parole du Département du Boycott au Ministère de l’Economie et du Commerce a dit qu’ils n’avaient jamais envisagé cette éventualité.

Même si les diamants israéliens sont intraçables, le gouvernement libanais pourrait chercher à attirer l’attention sur le commerce de facto des diamants du sang par Israël. Cela a été fait auparavant par plusieurs mouvements de la société civile et par des groupes de boycott d’Israël, mais pas au Liban.

Si les diamants taillés israéliens étaient classés comme des diamants du sang, leur commerce international en serait sérieusement entravé. Naturellement, ce ne sera pas facile, étant donné que le CDM et le PK comptent plusieurs organisations israéliennes dans leurs membres.

Cela ne veut pas dire qu’on ne peut rien faire. Asad Ghsoub, un membre d’un groupe de Boycott, Désinvestissement et Sanctions de Beyrouth, a déclaré que faire campagne contre les diamants israéliens était une des options du Liban.

« S’il doit y avoir une campagne elle devrait cibler les diamants de sang intraçables dans leur ensemble », a déclaré Ghsoub à Al-Akhbar. « Le fait qu’Israël peut très bien tirer profit de ces diamants doit être un argument en faveur d’une telle campagne. »

Le groupe a dit qu’il allait étudier la question de l’éventuelle entrée des diamants israéliens au Liban, dans le but de pousser le gouvernement à l’action.

« Je ne vois pas d’autre façon de s’assurer qu’Israël ne tire pas profit du commerce des diamants intraçables », a ajouté Ghsoub.

Notes

[1] L’origine du processus de Kimberley remonte à mai 2000, date à laquelle les pays producteurs de diamants d’Afrique australe se sont réunis à Kimberley, en Afrique du Sud, pour débattre des moyens à employer pour mettre un terme au commerce des « diamants de la guerre » et pour veiller à ce que le commerce des diamants ne finance pas les activités de mouvements rebelles violents et de leurs alliés visant à déstabiliser des gouvernements légitimes.

[2] Le Liban est exclu du processus de Kimberley.


- Source : Patrick Galey-Traduction Dominique Muselet
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Un stylo 3D révolutionnaire mis au point en Sibérie

 
 
Auteur : Daria Kezina | Editeur : Walt | Jeudi, 26 Févr. 2015 - 14h23
 

Le nouveau stylo Creopop est « chargé » d’une encre révolutionnaire photopolymère qui durcit sous l’effet des rayons ultraviolets. L’appareil fonctionne grâce à une batterie rechargeable, n’est pas toxique et ne présente aucun des inconvénients inhérents aux autres stylos 3D. L’invention qui sera commercialisée dès le mois d’avril a suscité un vif intérêt dans 35 pays du monde.

Un collectif de chercheurs de Tomsk – le plus ancien centre scientifique d’innovation de Sibérie – a créé un stylo 3D qui écrit au moyen d’une encre photopolymère qui durcit sous l’effet d’une diode émettrice lumineuse, source de rayons ultraviolets, intégrée dans le stylo. L’encre, développée à partir de résine photosensible liquide, permet au stylo d’éviter le principal inconvénient propre à ses équivalents – la chauffe – ce qui le rend sans danger pour les enfants.

Le stylo permet de dessiner tout type d’objets en trois dimensions et des figures magnétiques, aromatisées ou phosphorescentes. Il peut être utilisé pour le design dans les conceptions volumétriques, et même dans la métallurgie.

Les concepteurs ont créé plus de 50 types d’encre : colorées, luminescentes, magnétiques, élastiques, conductrices, thermocontrastées, encres en caoutchouc et encres qui changent de couleur selon la température. Une cartouche suffit à imprimer une bande de 14m x 3mm de diamètre.

Histoire de la conception

« Les stylos disponibles sur le marché utilisent déjà le plastique, mais ils chauffent et fondent. Nous avons décidé de trouver une technologie qui permet au stylo de ne pas chauffer. Au final, nos chimistes ont trouvé cette solution élégante », nous a raconté le directeur de la compagnie conceptrice Igor Kovalev.

« La création a suscité un intérêt immédiat chez les amateurs de modélisation 3D et les professionnels du monde entier. Les clients qui ont passé des précommandes sont principalement américains et européens. Les clients russes représentent moins de 1 % », explique Kovalev. Pour lancer la production et rôder la technologie, les concepteurs ont demandé fin 2013 l’aide financière au Centre régional d’ingénierie de Tomsk.

« Les experts ont confirmé que le projet présentait un intérêt tant du point de vue commercial que pour le développement de la région et qu’il fallait le financer. Nous avons financé le projet à hauteur de 3,1 millions de roubles (43 500 euros) grâce à des subventions. […] Au final, la nouvelle encre a pu voir le jour. L’étape suivante était la création d’un stylo 3D qui fonctionne selon des principes physiques révolutionnaires », nous a expliqué le dirigeant du Centre régional d’ingénierie de Tomsk Mikhaïl Golovatov.

Intérêt international

Les concepteurs ont investi 250 000 dollars et ont levé 892 000 dollars auprès d’un pool d’investisseurs dirigé par 500 startups et un incubateur d’entreprises de la Silicon Valley.

La production du stylo nouvelle génération a été lancée dans la ville chinoise de Shenzhen où se trouve une usine spécialisée dans les stylos alternatifs. La production d’encre devrait rester localisée à Tomsk. Les stylos seront commercialisés à partir du mois d’avril, le prix d’un stylo devrait s’élever à environ 119 dollars.

« Le marché des gadgets est actuellement en pleine expansion. Fait significatif – les concepteurs de Tomsk ont utilisé le système kickstart et ont reçu environ 200 demandes au cours du premier mois, puis quelque 2 000 demandes au cours des trois mois suivants avant que le produit ne soit fabriqué en série. Cela témoigne du fort potentiel de commercialisation de ce stylo », explique Mikhaïl Golovatov.

Il estime que « pour le moment, les fabricants russes sous-estiment considérablement le marché des gadgets : ils suivent la tradition qui veut que les choses sérieuses chez nous doivent être grandes – nous fabriquons des missiles, des chars, des bateaux et des machines-outils. Pourtant, les petits appareils destinés au grand public sont largement commercialisés dans le monde ».


- Source : Daria Kezina
 
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La ville de Portland dans l'Oregon va produire de l'électricité via ses propres conduites d'eau
Auteur : Info Hightech | Editeur : Walt | Lundi, 23 Févr. 2015 - 09h32
 

Il y a beaucoup d’eau constamment en mouvement dans les tuyaux municipaux de la plupart des grandes villes. Alors que l’eau elle-même est déjà destinée à différents usages, pourquoi ne pas exploiter son flux pour produire l’énergie hydroélectrique? C’est exactement ce que fait le réseau d’électricité LucidPipe de Lucid Energy, et Portland dans l’Oregon (Nord-Ouest des Etats-Unis) vient de devenir la dernière ville à l’adopter.

LucidPipe remplace simplement un tronçon de canalisation gravitaire conventionnel existant, qui est utilisé pour le transport de l’eau potable. A mesure que l’eau s’écoule à travers ces tuyaux, elle fait tourner 4 turbines de 107 cm de diamètre, dont chacune est reliée à un générateur à l’extérieur de la conduite. La présence des turbines ne ralentit pas la vitesse d’écoulement de l’eau de façon significative, et donc il n’y a pratiquement aucun impact sur l’efficacité du tuyau.

Le système de 200 kW à Portland a été financé en privé par Harbourton Alternative Energy, et son installation a été achevée fin Décembre 2014. Il fait actuellement l’objet d’essais de fiabilité et d’efficacité, ce qui comprend la vérification que ses capteurs et son système de commande intelligente fonctionnent correctement. Il est prévu de commencer la production d’électricité à pleine capacité en Mars.

Une fois opérationnel, le système devrait générer une moyenne de 1 100 mégawatts-heures d’énergie par année, ce qui est suffisant pour alimenter environ 150 foyers. Au cours des 20 prochaines années, il devrait également générer environ 2 millions de dollars des ventes d’énergie à Portland General Electric, que Harbourton prévoit de partager avec la ville de Portland et le Bureau de l’eau de Portland afin de compenser les coûts d’exploitation. À la fin de cette période, le Bureau de l’eau de Portland aura le droit d’acheter le système purement et simplement, avec toute l’énergie qu’il produit.

Pour l’instant, le nouveau système d’alimentation LucidPipe est le seul à Portland. S’il est couronné de succès, cependant, d’autres pourraient suivre. Un système installé précédemment fournit du courant à Riverside, en Californie depuis 2012.

Si vous aimez l’idée de base derrière la technologie, il existe de petits systèmes similaires pouvant être installés au sein de votre propre maison. Le Pluvia génère de l’électricité à partir de l’écoulement de l’eau de pluie venant des toits, tandis que le H2O Power Radio fonctionne à l’électricité générée par la circulation de l’eau de la douche.

PRODUIRE DE L’ÉLECTRICITÉ VIA SES PROPRES CONDUITES D’EAU


- Source : Info Hightech
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Publié le 20 février 2015 à 10h23 | Mis à jour le 20 février 2015 à 10h23

Dans la poche des touristes québécois



André Nollet, directeur général de Tourisme Mauricie en compagnie du président de l'organisme, Benoît Gauthier.

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Le Nouvelliste

Pour faire suite à l'article paru le 14 février «Gestion de la taxe spécifique sur l'hébergement»

La pensée profonde du ministère du Tourisme a de quoi couper le souffle de son industrie et de ses intervenants. On laisse entendre une augmentation de la taxe sur l'hébergement à 3,5 % qui, de plus, sera universelle et ne relèvera plus de l'accord des établissements d'hébergement pour sa mise en application.

Par cette manoeuvre, on réduira l'autonomie des régions et on les privera d'un important outil de développement.

Au total, le Ministère espère prélever de la sorte 25 millions $ de plus par année dans les poches des touristes. Et ce sont les régions du Québec qui écoperont puisqu'à Montréal, la taxe sur l'hébergement est déjà à 3,5 %.

Comme si ce n'était pas assez, ce sont les touristes québécois, qui représentent près de 90 % de la clientèle dans plusieurs régions, qui feront les frais de la hausse de cette taxe.

Tout ce changement dans le but avoué de doter le ministère du Tourisme de 25 millions $ de plus pour la promotion, alors qu'il a déjà un budget du même ordre de grandeur et que ses façons de faire du marketing et les coûts qu'il encoure sont bien discutables. Et on ne parlera pas des résultats.

Tout le monde de l'industrie reconnaît que c'est d'une tristesse inouïe. Et que le marketing de la destination serait bien mieux servi par une agence composée de spécialistes du marketing touristique, alors que cela est impossible à atteindre dans un Ministère qui doit se plier à un nombre de règles incalculables pour l'engagement de permanents, mais dont l'expertise n'est pas toujours démontrée.

De plus, on nous apprend que le programme d'entente de partenariat régionale en tourisme ne sera pas renouvelé et sera centralisé au Ministère.

C'est quelque 3 millions $ par année que le Ministère soustrait du développement des régions. Administré par des comités régionaux sur la base des priorités régionales, ce soutien profitait d'investissements additionnels des CRÉ, des CLD et d'autres ministères de 3 à 6 millions $, et dont l'effet de levier atteignait un ratio de 10 $ pour chaque dollar investi.

Les Associations touristiques régionales (ATR) ont présenté plusieurs solutions pour accroître les recettes du Ministère et de l'industrie. Mais elles ont toutes été rejetées sans explication valable autre que: trop compliqué, pas dans la philosophie du gouvernement, etc.

Sans entrer dans le détail de la centralisation de la taxe sur l'hébergement par le Ministère, car au-delà d'engraisser les caisses de l'État et d'exercer plus de contrôle sur le tourisme régional, on doit sérieusement questionner la pertinence et l'efficacité de la mesure.

Dorénavant dépourvue d'autonomie et de pouvoir de décision, chacune des régions devra présenter les projets à être approuvés par le Ministère pour recevoir son dû en provenance de la taxe sur l'hébergement, collectée dans leur région. On veut faire du mur à mur pour l'ensemble du Québec, alors que les particularités régionales sont pourtant bien connues.

En clair, on veut faire de l'ingérence, alors que dans l'industrie touristique, les résultats des actions du Ministère sont discutables.

Pour conclure, le navire du Ministère navigue à vue dans le brouillard et sans boussole. La grande majorité des ATR a un plan marketing et de promotion annuel. Alors, avant que la flottille des ATR se décide à appuyer et embarquer dans la même direction que son Ministère, un plan complet devra être présenté et approuvé, tout en reconnaissant à chaque partie ce qui lui incombe comme responsabilité et comme moyens.

Est-ce que les régions doivent à nouveau souffrir par une ponction additionnelle de 25 millions $ et par une réduction de leur autonomie?

Benoit Gauthier,

Président du conseil d'administration

Tourisme Mauricie

André Nollet

Directeur général

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CIA et manipulation du climat – Inquiétude de scientifiques
Auteur : Pierre-Alain Depauw | Editeur : Walt | Vendredi, 20 Févr. 2015 - 02h43
 
 

Le climatologue américain Alan Robock est intervenu lors de la conférence annuelle de la American Association for the Advancement of Science (AAAS) pour alerter la communauté scientifique à propos de la présence de la CIA et d’autres agences de renseignements des Etats-Unis parmi les sources de financement de rapports climatiques.

Selon Alan Robock, si des services de renseignement investissent de l’argent dans des études scientifiques sur le climat, c’est parce qu’ils sont intéressés avant tout par  les nouvelles technologies climatiques capables d’influencer la météo et veulent s’en servir comme de nouvelles armes de guerre. L’utilisation de la météo comme arme de guerre est officiellement interdit depuis 1978. 

Alan Robock a notamment été l’auteur de rapports pour les Panel Intergouvernementaux autour des Changements Climatiques (IPCC).

En 2003, les Etats-Unis avaient annoncé mener 66 programmes d’ensemencement des nuages. Des expériences d’ensemencement des nuages sont menées dans au moins vingt pays.

En 2009, des météorologues du « Bureau de Modification de la Météo » de Pékin ont affirmé mener des expériences depuis 1987 pour déclencher des chutes de neige. Des fusées chargées de bâtonnets d’iodure d’argent ont été tirés dans les nuages pour provoquer des chutes de neige lorsque la Chine du Nord était touchée par la sécheresse.

En 2013, des chercheurs du Groupe de physique appliquée de l’Université de Genève ont indiqué qu’ils travaillaient à mettre au point un laser capable d’influencer la foudre et les nuages.

Séismes, tsunamis et autres tempêtes peuvent-ils être provoqués ? C’est notamment l’objet du programme scientifique et militaire américain HAARP (High Frequency Active Auroral Research Program).

En 1999, la Commission des Affaires étrangères, de la sécurité et de la politique de défense du Parlement européen avait publié un rapport dans lequel il est écrit que « le système militaire américain de manipulation ionosphérique HAARP, lequel est basé en Alaska et ne représente qu’une partie du développement et de l’usage d’armes électromagnétiques à des fins de sécurité tant extérieure qu’intérieure, constitue un exemple d’une nouvelle menace militaire particulièrement grave pour l’environnement et la santé humaine au niveau planétaire« . (Rapport sur l’environnement, la sécurité et la politique étrangère, Parlement européen, 14 janvier 1999, p. 34)


- Source : Pierre-Alain Depauw
 
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Top 12 des mots qui n’existent pas, mais qu’on utilise quand même

 
 
Auteur : Gilles Vervisch | Editeur : Walt | Dimanche, 08 Févr. 2015 - 17h04
 
 

La langue française compte pas loin de 100.000 mots, et malgré tout on s'acharne à en inventer (et à en utiliser) de nouveaux. C'est bien sympa, mais le problème c'est que 1) ça n'est pas français 2) c'est moche, et 3) ça ne sert à rien puisqu'en général on invente des mots pour en remplacer d'autres qui existent déjà. Par conséquent, merci par avance de supprimer ces quelques mots de votre vocabulaire.

1- Nominer

S'ils sont très souvent utilisés, le verbe "nominer" et son participe passé "nominé" sont considérés comme des anglicismes inutiles issus de l’anglais nominee. Messieurs les présentateurs des Césars nous vous saurions donc gré de ne plus dire "nominés" mais "nommés". Merci bien.

2- Fuiter

Nous avons là affaire à un bon gros néologisme, notamment utilisé par nos copains journalistes pour parler à titre d'exemple d'écoutes ou de documents officiels. En vrai, on peut dire qu'il y a eu une fuite, mais on ne peut pas dire "mon tampon a fuité".

3- Chronophage

Créé au XXe siècle à partir des deux termes grecs chrono- et -phage, chronophage n'existe pas dans la langue française. En revanche, il est important de préciser que, contrairement à pas mal de mots inventés de toutes pièces, celui-ci est utile puisqu'il n'en existe pas d'autres pour désigner ce qu'il veut dire.

4- Candidater

Le nom candidat désigne une personne, un statut. On ne dira donc pas plus "candidater" que "avocater" ou "lauréater". Si vous voulez parler la France, vous direz plutôt "postuler, être candidat (à), briguer ou encore poser sa candidature".

5- Procrastinateur

Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi votre correcteur d'orthographe ne reconnaissait pas le mot ? Eh bah c'est parce qu'il n'existe pas, tout simplement. Désormais, vous remplacerez donc "procrastinateur" par "grosse feignasse qui préfère mater des séries dans son lit en se rongeant les ongles de pieds plutôt que d'aller à la fac".

6- Abracadabrantesque

Rendu célèbre par notre grand copain Jacques Chirac, le terme est un néologisme inventé par Arthur Rimbaud dans son poème "Le Cœur supplicié" et donc un mot qui n'a pas sa place dans le dictionnaire. En revanche, si vous voulez vous la péter dans une conversation, ça reste une valeur sûre.

7- Confusant

Encore la sale influence des rosbeefs qui nous ont retourné le cerveau avec leur "confusing". Mais jusqu'à preuve du contraire il n'y a pas de verbe "confuser" en français, donc pas d'adjectif verbal "confusant". C'est triste, mais c'est comme ça.

8- Générer

A la base issue de l'étymologie latine "genus" qui a également donné "gène" et "génération", "générer" est revenu à la mode sous l'influence de l'anglais "to generate". Pour autant, l'Académie française ne valide pas et préfère que nous utilisions "engendrer", "produire" ou "causer". Sinon c'est la trempe.

9- Dangerosité

On ne sait pas trop qui a eu l'idée de rajouter ce drôle de suffixe à la fin de "danger", mais ce qui est sûr c'est que ça n'est pas très françois et que ça sert pour ainsi dire à que dalle. Vous l'aurez compris, c'est à bannir.

10- Solutionner

Selon l'Académie française, "solutionner doit sa fortune aux irrégularités de la conjugaison du verbe Résoudre, dont il est devenu un substitut". Pour autant, ça reste un mot drôlement dégueu donc on arrête de dire "Au jour d'aujourd'hui, je vois pas comment on va solutionner le problème."

11- Gratifiant

Si le verbe gratifier existe bien, l'adjectif verbal "gratifiant" est lui une vilaine erreur de français (en plus d'être franchement pas jojo). Dans les dîners mondains, on lui préférera donc "valorisant".

12- Inatteignable

Dans la catégorie des mots qui n'existent pas, le rajout du préfixe in- devant un mot qui lui existe bien est une petite manie très courante. Là le souci c'est que "inatteignable" c'est moche, et qu'on avait déjà le mot "inaccessible" pour dire exactement la même chose.

Et si vous en voyez d'autres qui vous arrachent les oreilles, n'hésitez pas à partager cette expérience traumatisante avec nous. Nous sommes là pour vous écouter.


- Source : Gilles Vervisch
 
 
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Publié le 13 février 2015 à 23h18 | Mis à jour le 13 février 2015 à 23h18

Mosquée à Shawinigan: André Drouin applaudit la décision



L'ex-conseiller municipal d'Hérouxville, André Drouin.

Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Hérouxville) Auteur du controversé code de vie d'Hérouxville publié en 2007, l'ancien conseiller municipal André Drouin se réjouit de la résolution prise par la Ville de Shawinigan de mettre le holà à l'implantation d'un temple consacré au culte musulman dans le parc industriel Albert-Landry. À son avis, une administration municipale doit se placer à l'écoute de sa population afin de maintenir une certaine «paix sociale».

«J'applaudis la décision de la Municipalité. Dans une démocratie comme la nôtre, lorsque la population s'élève en majorité contre quelque chose ou pour quelque chose, il faut que les élus les écoutent», souligne-t-il.

«Je pense que la majorité de la population est contre des événements de cette nature-là. Donc, dans ce sens, je le répète, je félicite l'administration.»

«Par exemple, poursuit M. Drouin, [le premier ministre] Harper va aller en appel parce qu'il y a des femmes en burqa qui ne veulent pas se montrer la face lors des célébrations citoyennes. J'applaudis M. Harper. La population canadienne en général est 100 % d'accord avec lui. C'est un peu la même chose à Shawinigan. J'applaudis donc les instances municipales d'avoir écouté la population.»

M. Drouin se doute bien que sa sortie médiatique sera interprétée comme «du populisme». Qu'à cela ne tienne, il estime que la peur soulevée par certains citoyens est légitime, car elle prend appui, entre autres, sur le meurtre d'un militaire canadien à Saint-Jean-sur-Richelieu et sur la fusillade survenue au Parlement d'Ottawa en octobre dernier. «Avec tout ce qui s'est passé dans les derniers mois au Canada et dans les dernières années en Europe, je pense que les gens ont peut-être certaines raisons de craindre qu'une mosquée devienne un foyer propice au radicalisme et même au terrorisme.»

Quant au risque de ghettoïsation de la communauté musulmane à Shawinigan, M. Drouin rejette du revers de la main cette supposition qui, à ses yeux, ne tient pas la route. «On ne doit pas prendre une décision politique sur le fait qu'on risque de ghettoïser les gens. Par le passé, on n'a pas pris ce genre de décision et on voit où ça nous a mené.»

Enfin, verra-t-on le conseil municipal de Shawinigan rédiger, à l'instar d'Hérouxville, un code de vie tel que réclamé dans les derniers jours par certains Shawiniganais? Dans la positive, M. Drouin présume qu'une telle législation, même si elle n'a pas force de loi, permettrait de rassurer les citoyens les plus suspicieux, tout en se faisant l'écho de la majorité silencieuse de la population.

«En 2007, à Hérouxville, personne ne craignait quoi que ce soit. On en avait plutôt contre les accommodements raisonnables complètement stupides. À l'époque, 99 % des citoyens étaient d'accord avec nous.»

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Publié le 13 février 2015 à 23h18 | Mis à jour le 13 février 2015 à 23h18

Mosquée à Shawinigan: André Drouin applaudit la décision

L'ex-conseiller municipal d'Hérouxville, André Drouin.... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

L'ex-conseiller municipal d'Hérouxville, André Drouin.

Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Hérouxville) Auteur du controversé code de vie d'Hérouxville publié en 2007, l'ancien conseiller municipal André Drouin se réjouit de la résolution prise par la Ville de Shawinigan de mettre le holà à l'implantation d'un temple consacré au culte musulman dans le parc industriel Albert-Landry. À son avis, une administration municipale doit se placer à l'écoute de sa population afin de maintenir une certaine «paix sociale».

«J'applaudis la décision de la Municipalité. Dans une démocratie comme la nôtre, lorsque la population s'élève en majorité contre quelque chose ou pour quelque chose, il faut que les élus les écoutent», souligne-t-il.

«Je pense que la majorité de la population est contre des événements de cette nature-là. Donc, dans ce sens, je le répète, je félicite l'administration.»

«Par exemple, poursuit M. Drouin, [le premier ministre] Harper va aller en appel parce qu'il y a des femmes en burqa qui ne veulent pas se montrer la face lors des célébrations citoyennes. J'applaudis M. Harper. La population canadienne en général est 100 % d'accord avec lui. C'est un peu la même chose à Shawinigan. J'applaudis donc les instances municipales d'avoir écouté la population.»

M. Drouin se doute bien que sa sortie médiatique sera interprétée comme «du populisme». Qu'à cela ne tienne, il estime que la peur soulevée par certains citoyens est légitime, car elle prend appui, entre autres, sur le meurtre d'un militaire canadien à Saint-Jean-sur-Richelieu et sur la fusillade survenue au Parlement d'Ottawa en octobre dernier. «Avec tout ce qui s'est passé dans les derniers mois au Canada et dans les dernières années en Europe, je pense que les gens ont peut-être certaines raisons de craindre qu'une mosquée devienne un foyer propice au radicalisme et même au terrorisme.»

Quant au risque de ghettoïsation de la communauté musulmane à Shawinigan, M. Drouin rejette du revers de la main cette supposition qui, à ses yeux, ne tient pas la route. «On ne doit pas prendre une décision politique sur le fait qu'on risque de ghettoïser les gens. Par le passé, on n'a pas pris ce genre de décision et on voit où ça nous a mené.»

Enfin, verra-t-on le conseil municipal de Shawinigan rédiger, à l'instar d'Hérouxville, un code de vie tel que réclamé dans les derniers jours par certains Shawiniganais? Dans la positive, M. Drouin présume qu'une telle législation, même si elle n'a pas force de loi, permettrait de rassurer les citoyens les plus suspicieux, tout en se faisant l'écho de la majorité silencieuse de la population.

«En 2007, à Hérouxville, personne ne craignait quoi que ce soit. On en avait plutôt contre les accommodements raisonnables complètement stupides. À l'époque, 99 % des citoyens étaient d'accord avec nous.»

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Publié le 13 février 2015 à 11h51 | Mis à jour le 13 février 2015 à 23h16

Mosquée à Shawinigan: «Plusieurs citoyens sont habités par la peur»

Michel Angers a expliqué que le conseil municipal... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Michel Angers a expliqué que le conseil municipal a décidé de mettre fin au processus de modification de zonage pour permettre l'aménagement d'une mosquée dans le parc industriel Albert-Landry parce qu'il a senti la peur de la population.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le maire de Shawinigan, Michel Angers, a mis fin à une semaine particulièrement éprouvante pour l'image de sa ville en tentant d'expliquer, vendredi matin, les motivations qui avaient guidé le conseil municipal à ne pas accorder les modifications au règlement de zonage pour permettre l'aménagement d'une mosquée dans le parc industriel Albert-Landry.

Entouré de la majorité des conseillers, deux d'entre eux n'ayant pu se présenter pour des motifs d'ordre professionnel, le premier magistrat s'est livré sans tenter de dissimuler le profond malaise qui a marqué la décision controversée. Les élus ont été guidés dans leur réflexion par les commentaires émis par une partie de la population, visiblement furieuse de constater que leur conseil municipal apportait une modification au zonage pour permettre l'intégration d'une mosquée.

Même si la résolution en question a été adoptée à l'unanimité mardi soir, elle a profondément divisé le conseil. Le maire ne s'en est pas caché; il a d'ailleurs laissé entendre que cette décision le heurtait sur le plan personnel.

«Pour moi, c'était une décision extrêmement, excessivement difficile», confie-t-il. «C'est une décision qui venait bousculer mes valeurs personnelles. Mais au-delà de mes valeurs personnelles, j'ai tenu à être solidaire de la décision de mon conseil et je peux vous dire que je le suis encore.»

En fait, tout le processus de modification de zonage se déroulait sans histoire jusqu'à la fin janvier. Personne du secteur concerné ne s'est manifesté à l'étape de la demande d'approbation référendaire. À partir de ce moment, l'adoption du nouveau règlement ne devenait, en principe, qu'une formalité lors de la séance régulière du 10 février.

«Plus on approchait de l'adoption finale du règlement, plus la pression montait de façon exponentielle», relate le maire. «Des demandes arrivaient de partout, de Shawinigan, de l'extérieur, de partout à travers le Québec. Des demandes pressantes qui étaient presque toujours guidées par la peur pour qu'on n'accorde pas ce zonage pour des activités religieuses, fort probablement parce qu'il s'agissait d'une communauté musulmane.»

Ces échos ont incité les élus à se pencher sérieusement sur les conséquences de cette modification au règlement de zonage. Au bout du compte, ils ont déterminé que leur rôle consistait à demeurer à l'écoute de la population et dans le contexte actuel, mieux valait faire marche arrière.

Surtout que dès le départ, confesse le maire, le comité consultatif d'urbanisme avait recommandé au conseil municipal de ne pas accorder cette autorisation. Les élus avaient tout de même entamé le processus dans un esprit «d'ouverture».

Or, la grogne est venue hanter le conseil municipal. «À un moment donné, on s'est demandé pourquoi on en rajouterait, pourquoi on s'immiscerait dans un débat qui n'est pas le nôtre?», exprime le maire. «Pas pour se soustraire ou s'en laver les mains. On ne rajoutera pas d'huile sur le feu, dans un contexte où ce n'était pas nécessaire de le faire.»

«Plusieurs citoyens sont habités par la peur», observe M. Angers. «La peur peut être rationnelle ou irrationnelle. Quand les gens écoutent systématiquement les médias, ils ont l'impression que le terrorisme est à nos portes. C'est ce qui a installé cette peur.»

Le maire est convaincu que les Shawiniganais acceptent généralement bien la communauté musulmane qu'ils connaissent. «Mais ils ont peur de ce qui pourrait provenir d'ailleurs», nuance-t-il. «Est-ce que Shawinigan est la seule communauté qui a peur? Non, très certainement pas.»

«Ce serait trop facile de dire que quand on a peur, on est raciste ou quand on n'a pas peur, on a de l'ouverture», ajoute-t-il. «On ne peut pas condamner une population qui a peur.»

M. Angers précise que même le propriétaire de l'immeuble destiné à accueillir ce centre culturel musulman, Sammy Genest, est revenu sur sa décision devant le tollé et ne souhaitait plus louer une partie de son bâtiment à cette communauté. «À tort ou à raison, nous avons écouté notre population», résume le maire. «Et ça, personne ne peut nous l'enlever.»

Prochaine fois

Ceci dit, M. Angers précise qu'il existe actuellement une soixantaine de zones où les pratiques religieuses sont permises. Si le Centre culturel musulman de Shawinigan en identifie une qui conviendrait à ses critères pour établir une mosquée, les élus ne pourraient intervenir.

Or, la résistance populaire demeurerait entière, le cas échéant. Avec ce qu'ils ont lu et entendu au cours des derniers jours, les élus croient-ils que les Shawiniganais sont prêts à accueillir une mosquée à un endroit où les activités religieuses sont permises?

«Il va falloir favoriser le dialogue entre les communautés», convient le maire. «Notre rôle est de faire en sorte que la pression diminue.»

 
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La lente mise à mort de la liberté d'expression

Auteur : Nicolas Bourgoin | Editeur : Walt | Samedi, 14 Févr. 2015 - 19h19
 

Jamais un gouvernement n’aura fait autant reculer les libertés publiques que celui de Manuel Valls, à croire que la champ d’action du ministre de l’Intérieur se réduit à sanctionner l’expression d’opinions dissidentes.

Chaque affaire médiatique est l’occasion de nouveaux reculs : affaire Mehra, affaire Clément Méric, affaire Dieudonné, fusillade de Bruxelles, attentat de Charlie Hebdo… autant de fenêtres d’opportunité pour gagner le soutien de l’opinion et faire passer des lois liberticides.

Chaque situation de crise provoque un sentiment d’anxiété sociale appelant une reprise en main par l’État : le gouvernement et les médias dominants sont passés maîtres dans l’art de manier à dessein ce mouvement d’insécurisation/sécurisation par lequel ils soumettent l’opinion. On assiste ainsi à une véritable mutation du contrôle social : hier l’instrument du combat contre la délinquance classique, il est aujourd’hui le moyen de défendre un ordre qui se veut moral et républicain mais qui est surtout identitaire et discriminatoire. Façonner les consciences et sanctionner les récalcitrants, voilà pour l’essentiel à quoi se réduit la politique autoritaire du gouvernement socialiste. Elle est le point d’achèvement d’un processus qui débute au milieu des années 1980 et dont nous voudrions rappeler ici les grandes lignes.

A l’origine de la politique actuelle, le tournant de la rigueur

On n’a sans doute jamais mesuré totalement les conséquences du changement de cap décidé par le gouvernement Mauroy en mars 1983. Confronté à une fuite de capitaux, à un creusement du déficit budgétaire et à une série d’attaques contre le franc, François Mitterrand abandonne la politique de relance par la consommation qu’il avait suivie jusque là. Son souhait de maintenir la France dans le Système Monétaire Européen a eu raison de ses ambitions réformatrices inspirées du Programme commun d’union de la gauche.  

Suivra alors une politique sociale-libérale qui montera en puissance avec la nomination de Laurent Fabius à Matignon –  privatisations, blocage des salaires, déréglementation des marchés financiers, orthodoxie budgétaire et promotion du modèle entrepreneurial – totalement à rebours des promesses de campagne du candidat Mitterrand.

Dans leur conversion à l’économie de marché, les socialistes ont fait preuve d’un zèle remarquable : une note de l’Insee de 1990 donne même à la France la palme européenne du monétarisme et de la rigueur budgétaire, devant la Grande-Bretagne de Margaret Thatcher et l’Allemagne d’Helmut Kohl. Et deux ans plus tard, le Parti Socialiste fera logiquement le choix d’adopter le très libéral traité de Maastricht.

Hollande dans les pas de Mitterrand

Entre la justice sociale et l’intégration européenne, le gouvernement socialiste de Pierre Mauroy a choisi et n’est jamais revenu sur cet engagement lourd de conséquences.

Trois décennies plus tard, l’histoire se répète. Le cocktail est identique : intégration européenne à marche forcée, libéralisme économique et austérité budgétaire. L’équation aussi : de quelle légitimité le Parti socialiste et ses alliés peuvent se prévaloir pour mettre en oeuvre une politique qui trahit leurs engagements de campagne et ne répond en rien aux attentes des classes populaires ? La réponse est à l’avenant : éluder la question sociale en faisant diversion sur les questions de société. La recette « droite du travail/gauche des valeurs » avait bien fonctionné dans les années 1980 : lutte contre le racisme et l’antisémitisme, avec l’appui logistique de SOS Racisme lancé en 1984, en lieu et place de la défense du travail contre le capital. Le combat électoral contre le Front National devient rapidement le seul marqueur de gauche d’une politique totalement acquise aux intérêts du capital, et d’autant plus aisément que la démission économique des socialistes favorise la montée en force du vote protestataire d’extrême-droite.

Choc des civilisations contre lutte des classes

Mais pour la période actuelle, le tableau est légèrement modifié par une touche supplémentaire : le gouvernement socialiste a fait sienne la rhétorique de la « guerre contre le terrorisme », héritage des années Bush. L’alignement complet de la diplomatie française actuelle sur les intérêts du bloc américano-sioniste influence aussi sa politique intérieure. De fait, la question sociétale rejoint aujourd’hui la question identitaire : civilisation judéo-chrétienne d’un côté, Islam « barbare et conquérant » de l’autre. Les thèmes fétiches de la gauche – défense de la laïcité et combat contre l’antisémitisme, notamment – sont passés à la moulinette néoconservatrice. La politique actuelle sort ainsi les valeurs républicaines du contexte de l’immigration et des questions d’intégration qui était le leur dans les années 80 pour les inscrire dans une problématique du choc des civilisations : « Je suis Charlie » (contre la barbarie islamiste) en lieu et place de « Touche pas à mon pote ». Mais dans tous les cas, il s’agit encore de masquer la question sociale par la question identitaire : aviver les tensions communautaires entre français dits « de souche » et français issus de l’immigration pour désamorcer la lutte des classes et tourner le dos à la justice sociale. Et souvent à grands renforts de communication : l’union sacrée face au terrorisme affichée lors de la mobilisation générale du 11 janvier a relégué au second plan les antagonismes de classe, servant ainsi les intérêts des élites politiques et financières.

Catéchisme républicain et pénalisation de la dissidence

Comment obtenir l’adhésion du peuple à une politique contraire à ses intérêts ? Seule une minorité peut tirer profit du libéralisme économique et de la montée en force des tensions communautaires. L’adhésion spontanée étant donc exclue, il ne reste que le conditionnement idéologique et la pénalisation de la dissidence, deux recettes qui ont notamment fait leurs preuves dans le contexte de crise politique provoquée par la fusillade de Charlie Hebdo. L’anxiété sociale alimentée par la couverture médiatique de l’Islam radical suscite une demande de sécurité et permet au gouvernement de mener sa chasse aux sorcières avec le soutien de l’opinion. Des dizaines de procédures judiciaires pour apologie du terrorisme (qui relèvent en fait du délit d’opinion) pour un message posté sur les réseaux sociaux, pour une parole de trop ou pour un refus de la minute de silence, visant des simples citoyens parfois même des collégiens, n’ont pas suscité la moindre indignation politique à l’exception d’associations de défense des droits de l’Homme dont Amnesty International qui a pointé un risque de dérive judiciaire et d’atteintes graves à la liberté d’expression.

Politique d’ordre contre politique de sécurité

Peu actif sur le front de la délinquance classique – comme en témoignent les derniers chiffres de l’ONDRP – le gouvernement déploie en revanche une énergie remarquable pour sanctionner les idées ou les propos qu’il juge politiquement incorrects. La loi sur la presse de 1881 a été modifiée à plusieurs reprises par les socialistes, déjà en 1990 par la loi Fabius-Gayssot qui criminalise le négationnisme historique en faisant d’un délit la contestation de l’existence des crimes contre l’humanité tels que définis dans les statuts du Tribunal militaire de Nuremberg. La « mère de toutes les lois mémorielles » a valu à Vincent Reynouard une nouvelle condamnation pour une vidéo postée sur Youtube, cette dernière à deux ans de prison ferme, soit le double de la peine encourue pour ce type de délit. La jurisprudence Dieudonné, fruit de la croisade lancée par Manuel Valls contre l’humoriste, lamine la protection dont bénéficiait la création artistique vis-à-vis du pouvoir et rend possible l’interdiction préventive d’une réunion ou d’un spectacle pour des motifs politiques. Last but not least, la création récente d’un délit d’apologie du terrorisme par la loi du 13 novembre 2014 est une arme (redoutable) de plus dans l’arsenal contre la liberté d’expression. Réprimer ceux qui ont le tort d’exprimer des idées non conformes : la politique du gouvernement consiste à défendre un ordre moral au besoin par la contrainte mais plus généralement par la persuasion.

Gauche morale contre gauche de transformation sociale.

Le catéchisme républicain est tout ce qu’il reste à une gauche démissionnaire sur le front économique et social. Mais le moralisme, une fois déconnecté de toute réalité matérielle, tourne à vide. La politique actuelle pousse jusqu’à l’absurde cette contradiction : d’un côté la loi Macron qui achèvera de démanteler le code du travail et de dépouiller les salariés de leurs derniers vestiges de protection sociale, de l’autre le bourrage de crâne sur les valeurs républicaines de liberté, de tolérance et d’égalité chaque jour démenties dans les faits. Signe de la fragilité du pouvoir, la propagande laïciste a atteint des sommets dans le contexte créé par l’attentat contre Charlie Hebdo, notamment quand la ministre de l’Éducation nationale a évoqué « de trop nombreux questionnements de la part des élèves » montrant ainsi les limites de sa conception de la démocratie… L’autoritarisme politique et  la négation de l’esprit critique sont devenus la norme d’un gouvernement ayant perdu toute crédibilité économique et sociale et foulant au pied les valeurs qu’il prétend défendre. Victime collatérale, la liberté d’expression vit ses derniers moments.


- Source : Nicolas Bourgoin
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Des médecins ont avoué avoir intentionnellement diagnostiqué des cancers simplement pour faire plus de profits
Auteur : Dave Mihalovic | Editeur : Walt | Jeudi, 12 Févr. 2015 - 12h33
 

Un scandale bien étouffé est la fraude médicale quand aux déclarations de cas de cancers par certains médecins qui touchent des subventions pour chaque patient déclaré. Ubuesque? Pourtant, cela confirme les propos du Dr Delépine dans sa conférence ainsi que ses livres. L’article nous explique entre autres faits que si 90% des cancers de la prostate sont traités, seuls 3% de ces cancers sont mortels, ce qui implique que 97% de ces cancers ne s’étendent pas, les patients décédant généralement d’autre chose.

Nous pouvons également apprendre au sujet de la chimiothérapie que « la chimiothérapie stimule la croissance du cancer et les taux de mortalité à long terme. La plupart des patients traités par chimiothérapie meurent ou sont en proie à la maladie dans les 10-15 ans suivant le traitement. Elle détruit leur système immunitaire, augmente la baisse du système neuro-cognitif, perturbe le fonctionnement du système endocrinien ».

Des médecins ont avoué avoir intentionnellement diagnostiqué des cancers simplement pour faire plus de profits

Cela arrive plus souvent que vous ne pouvez l’imaginer, mais plus en plus de médecins sont finalement pris en flagrant délit de dénaturer leur serment et de diagnostiquer frauduleusement un cancer chez des patients en bonne santé pour le traiter avec des produits chimiothérapiques.

Pourquoi les médecins ne mentiraient-ils pas quand l’ensemble de l’industrie du cancer n’est plus qu’un business du début à la fin? Est-il étonnant que les sociétés spécialisées dans le cancer dans le monde ont investi beaucoup plus dans la recherche pour la chimiothérapie et la radiothérapie que dans les techniques de prévention de la maladie? Prévenir la maladie ne permet pas le profit, mais le traitement des maladies si.

Prenez le Dr Farid Fata, un médecin cancérologue de premier plan dans le Michigan, qui a admis en cours il y a un an qu’il a diagnostiqué intentionnellement et illégalement un cancer à des personnes en bonne santé. Fata a également admis leur avoir donné des médicaments chimiothérapiques dans le but de réaliser un profit.

Ses patients ont-ils été choqués? Bien sûr qu’ils l’étaient. Qui aurait jamais soupçonné un médecin de truquer un diagnostic afin de collecter de l’argent. C’est inadmissible. Pourtant, il arrive avec le cancer ainsi que presque toutes les maladies que les médecins générèrent des revenus par le biais des commissions occultes et des commissions sur la base du volume de patients traités avec des produits pharmaceutiques spécifiques. Comme quoi les gens sont utilisés pour « leur côté pratique ».

« Beaucoup de ces médecins sont comme les hommes d’affaires sans scrupules et sans conscience. La seule différence c’est qu’ils ont votre santé et votre confiance dans leurs mains – une combinaison très dangereuse lorsque l’argent est impliqué », a déclaré le Dr Sayed Mohammed, oncologue à la retraite qui admet voir la tendance depuis plus d’une décennie. « C’est mon choix », a déclaré le Dr Fata mardi surpris de devoir se défendre, en énumérant le noms des nombreux médicaments qu’il a prescrit à ses patients au fil des ans. Dans chaque aveu, il prononça ces paroles:

« Je savais que c’était médicalement inutile. »

Le Dr Fata était chargé de l’exécution d’un système de fraude avec Medicare, 35 millions de dollars qui furent facturés au gouvernement pour l’oncologie et l’hématologie avec traitements médicalement nécessaires. Le gouvernement a été abusé suivant les propos du Dr Fata, entre 2009 et aujourd’hui, à travers ses entreprises médicales, y compris Michigan Hématologie Oncologie centres, avec des bureaux à Clarkston, Bloomfield Hills, Lapeer, Sterling Heights, Troy et Oak Park.

Le Dr Fata avait une charge de patients de 1200 personnes et a reçu 62 millions de dollars d’assurance-maladie; il a facturé le tout pour plus de 150 millions de dollars.


- Source : Dave Mihalovic
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Votre Votre télévision peut vous espionner : l’aveu de Samsung
Auteur : Pierre-Alain Depauw | Editeur : Walt | Mardi, 10 Févr. 2015 - 13h35


Les télévisions sont de plus en plus « intelligentes », parait-il. Les télécommandes vous proposent de plus en plus de fonctionnalités. Mais au nom d’un prétendu confort, la télévision peut aussi devenir… un espion à domicile.

Le fabriquant sud-coréen Samsung a révélé que certaines fonctionnalités liées à la télécommande audio pourraient permettre d’enregistrer les conversations des utilisateurs !

Le mode d’emploi qui accompagne les nouvelles télévisions conseille aux utilisateurs de ne pas parler de « choses personnelles ou sensibles » devant leur écran afin d’éviter leur enregistrement. Big Brother est dans votre salon !

Le site anglais de Samsung explique que le système de reconnaissance vocale utilisé pour contrôler l’appareil peut transmettre les informations personnelles ou sensibles, de même que certaines commandes, à un service tiers afin de convertir une parole en texte.

Samsung, bien embarrassé, a précisé que les données utilisées par le service de reconnaissance vocale étaient chiffrées et que les seules informations analysées consistaient en des ordres relatifs à la télévision ou des mots clés de recherche.

Le site français de Samsung a, lui, ajouté que l’option de reconnaissance vocale ou la connexion à Internet peuvent être désactivées.

Il n’empêche que vous espionner à partir de votre télévision est bien de l’ordre du possible.

Et Samsung n’est bien sûr pas le premier constructeur à être accusé d’espionnage. LG avait été accusé en novembre 2013 d’espionner ses utilisateurs de télévisions connectées. LG avait été condamné à permettre la désactivation de la fonction de collecte de données.


- Source : Pierre-Alain Depauw

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Canada: Le séisme de 4.4 survenu à Fox Creek probablement causé par la fracturation hydraulique
Auteur : Ici Radio-Canada | Editeur : Walt | Mardi, 10 Févr. 2015 - 14h50
 

Des indices assez solides montrent qu'un tremblement de terre survenu le 22 janvier dans la région de Fox Creek, à 250 kilomètres d'Edmonton, aurait été causé par des activités liées à la fracturation hydraulique, affirme l'Agence de réglementation de l'énergie de l'Alberta (AER).

Certains résidents disent même que le séisme de magnitude 4,4 sur l'échelle de Richter a causé des dommages mineurs.

Le chef d'antenne du Téléjournal Alberta, Ludovick Bourdages, a discuté des répercussions possibles de cette technique controversée avec le chercheur Denis Lavoie de la Commission géologique du Canada.

La fracturation hydraulique est une technique qui consiste à injecter un mélange d'eau et de produits chimiques à haute pression dans le sol pour briser des couches rocheuses et permettre d'exploiter des gisements de gaz naturel ou de pétrole.


- Source : Ici Radio-Canada
 
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Un verre de vin reviendrait à faire une heure de sport
Auteur : Jean-Baptiste Le Roux | Editeur : Walt | Jeudi, 05 Févr. 2015 - 08h30
 

 

Le vin, c'est bon pour la santé ! Mais attention à en consommer avec modération ! D'après une étude d'une Université canadienne, boire une verre de vin aurait autant d'effets positifs pour l'organisme qu'une heure de sport.

Mais attention, seul le vin rouge est concerné !

Un verre de vin = une heure de sport

D'après une étude publiée par des chercheurs de l'Université d'Alberta au Canada, boire un verre de vin rouge aurait autant d'effets positifs sur l'organisme que de pratiquer une heure de sport ! Cette étude très sérieuse révèle en effet que le vin rouge contiendrait des substances bénéfiques pour l'organisme, qui seraient également générées durant une activité physique.

Des propriétés anti-vieillissement des cellules

En l'occurence, il s'agit du résvératrol, un puissant polyphénol qui serait fabriqué par l'organisme humain durant une activité sportive. Une substance qui aurait des effets bénéfiques sur le coeur, les muscles, mais également les os. Cette molécule aurait également des propriétés anti-oxydantes, qui ralentiraient le vieillissement des cellules humaines. Or ce produit serait présent dans le vin rouge ! Avis aux amateurs de bon vin, mais également à ceux peu portés sur le sport !

Filière viticole : 7,6 milliards d'euros d'exportations chaque année

Cette étude expliquerait ainsi le french paradox observé par nos amis anglo-saxons, qui ne comprennent pas pourquoi ces Français qui boivent et fument énormément, ont une meilleure santé publique qu'en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis. Le vin rouge, tel est le secret finalement ! Difficile d'avancer que les résultats d'une telle étude amélioreront les résultats économiques de la filière viticole en France, qui exporte déjà pour 7,6 milliards d'euros de bouteilles chaque année, dans le monde entier.

L'alcool ne fait pas maigrir

Attention, cependant. L'étude précise bien que seul le vin rouge est concerné. Il ne faut de plus boire qu'un seul verre par jour. Au-delà, les effets négatifs de l'alcool commencent à se faire sentir. Enfin il faut préciser à toutes fins utiles que ce n'est pas l'alcool qui vous fera gagner un tour de biceps supplémentaire, ni perdre quelques kilos !


- Source : Jean-Baptiste Le Roux
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Les banques rachètent des forêts et des espaces protégés… pour faire de l’argent
Auteur : Laurent Freeman | Editeur : Walt | Vendredi, 06 Févr. 2015 - 07h11
 

De plus en plus de sociétés financières et d’assurances attribuent un coût à la nature, voulant donner, par exemple, une valeur marchande à la forêt d’Amazonie. Des banques et des fonds d’investissements profitent de la raréfaction des ressources et de la disparition programmée de certaines espèces animales pour acheter de véritables réserves qu’ils transforment en produits boursiers potentiellement spéculatifs. Interrogeant des financiers, experts et penseurs, les réalisateurs ont enquêté sur ce système qui soulève des questions morales et pourrait mener à une nouvelle crise financière.

Nature, le nouvel eldorado de la finance

La nature n’a pas de prix… Eh bien, détrompez-vous, et ruez-vous sur le captivant documentaire « Nature, nouvel eldorado de la finance » d’Arte, disponible ici. Ce film de Sandrine Feydel et Denis Delestrac nous explique, façon thriller, comment la finance et les banques sont en train de mettre petit à petit le grappin sur les ressources naturelles et la protection de la biodiversité.

But — affiché — de la manœuvre ? « Sauver la planète » en adoptant — là où la volonté politique a échoué — une logique de marché.

Concrètement, ça donne quoi ? Des « biobanques » qui achètent des forêts primaires, ou des parcelles peuplées d’espèces menacées, et vendent aux entreprises des « actions marécages », « cactus », « chien de prairie » ou « lézard » ! En clair : nombre d’industriels achètent le droit de polluer, en se donnant bonne conscience. Exemple : la Malua Bank, détentrice d’une jungle de 34 M$ à Bornéo, vend ses « actions jungle » aux producteurs d’huile de palme. Mais en quoi faire payer ceux qui détruisent la jungle sauve-t-il les grands singes ?

Jamais manichéen

Le lien entre les deux semble quelque peu tortueux. Pablo Solon, ancien ambassadeur de Bolivie à l’ONU, démonte point par point ces « permis de polluer ». « C’est une logique perverse, car celui qui a de l’argent peut acheter des certificats et détruire la nature. » Jamais manichéen, et laissant chaque camp développer sa pensée, le film donne aussi la parole à Pavan Sukhdev, gourou planétaire de cette économie de la biodiversité. Calculer la valeur de la nature est devenu le combat de sa vie. Et l’on voit cet ancien banquier estimer — en public — le prix de la barrière de corail — 600 000 $ par km2 (étant donné qu’« elle fournit de la nourriture à un demi-milliard de personnes »). Visiblement, son discours plaît à l’ONU, puisque le représentant pour l’Environnement l’en a nommé ambassadeur. Un ex-banquier pour incarner la protection de l’environnement au nom de toutes les nations ? L’idée peut surprendre, ou inquiéter. Car, comme le dit Pablo Solon, « la croissance a une limite, qui est la capacité de régénération de notre planète Terre, et nous l’avons déjà dépassée ».

La dernière fois qu’il y a eu une crise de biodiversité aussi violente, c’était il y a 65 millions d’années lors de la disparition des dinosaures. Imaginer qu’en se triturant les méninges pour donner un prix — 240 Mds$ — à la pluie amazonienne (qui conditionne l’agriculture sud-américaine) on pourrait régler le problème… est-ce bien raisonnable ?


- Source : Laurent Freeman
 
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Lettre

Changeons de canal

6 février 2015 | Alain Petel Le 5 février 2015 |Médias Canada

On a tendance à oublier que les attaques contre Radio-Canada par le gouvernement fédéral datent de longtemps. Il y a quelque 40 ans déjà, Pierre Elliott Trudeau, alors premier ministre du Canada, avait lancé haut et fort : « On la mettra la clef dans la porte ! » faisant référence à l’esprit « séparatisse » qui régnait dans la tour du boulevard Dorchester. À cette période névralgique de l’histoire du Québec moderne, il y avait eu aussi la grève des réalisateurs de Radio-Canada durant laquelle l’animateur vedette de l’émission d’information Point de mire, René Lévesque, était allé en griller quelques-unes au cachot.

 

C’était une grande époque, celle où la mobilisation des artistes et des intellectuels fortement engagés à soutenir les grandes causes du Québec, en pleine Révolution tranquille, était de taille et où le soutien actif des grandes centrales syndicales à ces grandes causes semblait aller de soi. Oui, Radio-Canada, il y a donc longtemps qu’on s’acharne sur sa porte d’entrée pour qu’elle reste fermée à demeure.

 

Aujourd’hui, à l’heure où l’on tente de lui donner son coup de grâce, les images vont en accéléré. On s’acharne toujours autant sur sa porte d’entrée, à tel point qu’on a mis la tour à vendre pour en faire des condominiums de luxe. La belle affaire. Mon père, Pierre Petel, qui y a travaillé à partir de 1952, l’année de la fondation de la télévision, jusqu’au milieu des années 1980, me disait avec fierté que c’était au Québec que se produisait la meilleure télévision au pays. À voir les projets de penthouses qui se dessinent aux étages supérieurs, il doit bien se retourner dans sa tombe. […]