Droit de parole pour Tous
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Le complot de Baltimore - Vers un état policier et une dictature militaire ?

Auteur : Philippe Grasset | Editeur : Walt | Jeudi, 07 Mai 2015 - 08h14
 
 

• Quelques signes de manœuvres-Système policier lors des événements de Baltimore. • Hypothèse sur une dynamique de “fédéralisation” d'une dimension policière-militarisée.

Il y a eu quelques événements assez incompréhensibles de la part des autorités de Baltimore, sans doute avec l'aval des autorités fédérales, lors des premiers jours des troubles dans la ville. Les interprétations qui en sont données font état d'une poussée d'exploitation de ces troubles, sinon de leur alimentation pendant une phase de la crise, pour pouvoir mieux démontrer la nécessité d'un renforcement d'une police déjà militarisée, avec comme but général la transformation en une entité “fédéralisée” de toutes les polices des États de l'Union. Il est vrai que cela fait partie de l'exploration, au niveau fédéral, d'un projet de l'administration Obama allant dans ce sens, où la maire de Baltimore est elle-même partie prenante. On peut admettre, pour alimenter cette théorie d'un “complot” qui s'avèrerait en fait être une manœuvre de ce qu'on nommerait “politique hybride active”, qu'il y a de la logique dans cette hypothèse substantivée par quelques faits inexpliqués ; et si nous nommons cela “politique hybride active”, c'est en référence à un terme, – “hybride”, – largement employé par les analystes américanistes pour qualifier l'action supposée des Russes, conforme à la narrative du bloc BAO, en Ukraine. Il s'agit du mélange opérationnel de plusieurs dimensions d'une politique activiste d'État, où les dimensions militaire, ou militarisée pour le cas de Baltimore et des polices des États de l'Union, intervient à part égale avec l'interprétation d'une communication avec toutes ses manipulation, cette communication devenue un facteur essentiel de l'opérationnalisation de la politique en question.

On cite ici un extrait important d'un texte de l'analyste US Jay Johnson notamment publié par Sputnik.News le 30 avril 2015 sous le titre de « Connecting the pieces », qui pourrait s'interpréter plutôt que se traduire comme “mise en place des pièces du puzzle”. L'auteur décrit ce qui semble être des actions de provocation durant les évènements de Baltimore, en même temps qu'est rappelé l'extraordinaire effort de militarisation de nombre d'agences fédérales agissant à des niveaux locaux intérieurs des USA … Hypothèse du Police State, certes, comme opération menée par le “centre” pour acquérir la complète maîtrise centralisé d'un appareil policier-militarisé embrassant toutes les capacités policières des États de l'Union.

« … Entre Freddie Brown. Le jeune homme a été emmené en garde à vue puis on l'a retrouvé mort. Résultat, la ville de Baltimore s'est enflammée depuis maintenant plusieurs jours. Et les émeutes semblent se propager à d'autres villes. Mais, encore une fois, on note des bizarreries. Selon un article de foxnews.com, « une analyse des médias sociaux a révélé des similitudes frappantes avec les manifestations de Ferguson. L'analyste a trouvé entre 20 et 50 comptes de médias sociaux à Baltimore qui étaient également liés au pic de la violence à Ferguson… Cela suggère la présence de « manifestants professionnels » ou d'anarchistes, profitant de la mort de Freddie Gray pour faire monter la violence. » Comme preuve supplémentaire de ce qui vient d'être dit, l'analyste de Fox et l'ancien détective de la police de New York (NYDP) Bo Dietl ont relié l'assassinat des officiers de police du NYPD par un homme de Baltimore plus tôt dans l'année, à des « agitateurs extérieurs » qui incitent au soulèvement. Voilà exactement ce qu'il a dit : « Ce sont les suspects habituels, ceux qui viennent ici à New York. Les agitateurs étaient bien là. Et j'ai vu – c'était d'ailleurs drôle à voir – des blancs, des blancs d'1,80 m avec des bandanas* sur le visage. Ils essaient de cacher leurs visages, que font-ils là ? Une seule chose. Ils essaient d'inciter les jeunes à se soulever en leur donnant le sentiment que [c'est] bien. » Alors, qui sont ces provocateurs professionnels ?

»Le Baltimore Sun a rapporté un autre événement étrange : « On a commencé à voir le mot « purge » se répandre sur les médias sociaux – ce mot fait référence à un film dans lequel le crime est légalisé. La manifestation devait partir à 15 heures du Mondawmin Mall, puis descendre Pennsylvania Avenue vers le port. » Cependant, selon, Motherjones.com, » … La police arrêtait les cars et forçait les gens, y compris de nombreux étudiants qui voulaient rentrer chez eux, à en descendre. Les flics ont fermé la station de métro du coin. Ils ont également bloqué les routes … et parqué les jeunes dans la zone. Autrement dit, ils n'ont pas laissé les jeunes qui sortaient de l'école se disperser. » Puis il a cité un témoin oculaire : « La police anti-émeute était déjà à l'arrêt de bus de l'autre côté du centre commercial et elle renvoyait les autobus qui venaient chercher les élèves pour que les jeunes ne puissent pas y monter. Les policiers attendaient ces jeunes … c'était un traquenard, ils ont été traités comme des criminels avant que la première brique n'ait été lancée. Du fait que la police vidait les bus et que la station de métro la plus proche était fermée, les élèves ne pouvaient plus partir ».

»Zerohedge.com a publié un article dans lequel il posait la question suivante : « Pourquoi tant de véhicules de police étaient-ils commodément garés le long des rues des zones où il y a eu les plus grandes violences ? Après la destruction d'un grand nombre de véhicules de police, samedi soir, la police de Baltimore devait savoir qu'ils représentaient des cibles de choix. Alors pourquoi, lundi, y avait-il encore plus de véhicules de police là où il était presque sûr qu'ils seraient détruits par les émeutiers ? Et où étaient les flics qui auraient dû protéger ces véhicules ? La maire, Stephanie Rawlings-Blake a peut-être fourni la réponse à cette question. En effet, elle aurait dit : « … Nous avons aussi donné à ceux qui voulaient détruire, la latitude de le faire. » Pourquoi un maire excuserait-il la violence et la destruction de sa ville ?

»Pour répondre à cette question, il faut se pencher sur la maire elle-même. Selon Infowars.com, « Rawlings-Blake était l'un des trois maires qui ont largement contribué à la Force opérationnelle de la police du XXIe siècle du président Obama qui prône la fédéralisation de services de police à travers le pays. » Toujours selon Infowars.com : « Cela pourrait expliquer sa passivité au début des soulèvements : laisser la situation sortir de contrôle pourrait permettre au maire et à ses amis du Département de la Justice d'utiliser les troubles pour justifier l'expansion du pouvoir fédéral dans la police locale, ce qui permettrait également au maire de recevoir plus de financement. » Il ne faut pas oublier que la ville de Baltimore est au bord de la faillite.

»Et c'est peut-être bien cela la grande affaire secrète. La fédéralisation des forces de police locales, autrement dit l'avènement de l'État policier. Non seulement le gouvernement fédéral a distribué davantage de matériel militaire comme des mitrailleuses, des drones et même des MRAP qui sont ni plus ni moins que des chars légers, mais, au cours des dernières années, les médias ont publié de nombreux reportages sur la façon dont les diverses institutions gouvernementales ont été tout à coup militarisées. Tout le monde, depuis le ministère de l'Agriculture, le Railroad Retirement Board,** la Tennessee Valley Authority,*** l'Office of Personnel Management****, la Consumer Product Safety Commission,***** le Service poisson et vie sauvage et le Département de l'éducation a maintenant des unités d'élites SWAT. Même l'IRS, l'administration de la sécurité sociale, et la National Oceanic and Atmospheric Administration, qui supervise le Service de la météorologie nationale, font partie des organismes fédéraux qui se sont mis à acheter des armes et des munitions en grosses quantités. En fait, selon forbes.com, depuis 2008, « 73 agences fédérales … [emploient] à temps plein environ 120 000 officiers armés habilités à procéder à des arrestations. » Les quatre cinquièmes de ces officiers sont sous le commandement du Département de la sécurité intérieure (DHS) ou du ministère de la Justice … »

Jay Johnson poursuit en faisant une référence qui nous intéresse particulièrement puisqu'elle concerne un document du US War College dont nous avions justement parlé six ans auparavant …

« Il y a sept ans, l'US Army War College a publié un rapport appelant l'armée à se préparer à réprimer, en cas de besoin, les troubles civils dans le pays. Le journaliste d'investigation, Chris Hedges, a résumé ainsi le rapport : « L'armée doit se préparer, selon le document, à une »violente dislocation stratégique à l'intérieur même des États-Unis », qui pourrait être provoquée par »un effondrement économique imprévu », »une résistance intérieure délibérée », »une catastrophe sanitaire » ou »un vide de pouvoir juridique et légal ». La »violence civile généralisée », dit le document, »forcerait les responsables de la défense à réorienter in extremis les priorités pour défendre l'ordre intérieur et la sécurité des individus. » Est-ce la raison pour laquelle l'opération Jade Helm doit commencer dans seulement quelques semaines ? »

»Comme le Washington Post l'a récemment fait remarquer, l'économie américaine continue de se contracter et les gens commencent à réaliser que ceux qui tirent les ficelles dans l'ombre ne savent plus quoi faire. La désobéissance civile a dégénéré en émeutes et les appels pour que l'État règle la situation sont de plus en plus pressants. Bien qu'il ne semble pas y avoir de crise sanitaire, la situation pourrait évoluer rapidement. Avec d'une part l'accroissement du pouvoir des multinationales et d'autre part le rétrécissement du marché du travail, ce n'est pas un avenir radieux qui attend dans l'immédiat les Américains moyens. »

Un texte publié sur ce site le 24 décembre 2008 avait évoqué en détails ce rapport du 15 décembre 2008, du Strategic Studies Institute (SSI), un département dépendant de l'US Army War College. Il s'agit du rapport « Known Unknowns : Unconventional “Strategic Shocks” in Defense Strategy Development”, de Nathan Freier, un lieutenant-colonel qui avait récemment quitté l'U.S. Army et était alors professeur au même War College. Nous remarquions combien ce rapport s'intéressait à une évolution vers des tensions extrêmes de la situation intérieure US et une situation générale décrite comme une “dislocation stratégique”, et les mesures à éventuellement considérer du point de vue des autorités centrales pour contrôler ou empêcher cette évolution. Que Baltimore et les évènements qui y conduisent et l'accompagnent représentent ou pas cette situation de “tensions extrêmes”, cela reste une question ouverte ; que les autorités du Système (la précision importe plus que jamais) considèrent les choses de cette façon, cela semble une hypothèse tout à fait acceptable … Ci-après, des extraits de notre texte de décembre 2008.

« Ce rapport est présenté dans le contexte de l'élection du nouveau président, comme une contribution à la réflexion que doit entreprendre la nouvelle équipe de sécurité nationale qui arrive au pouvoir (selon la présentation du SSI : « The author provides the defense policy team a clear warning against excessive adherence to past defense and national security convention »). WSWS.org le commente dans le sens voulu par son analyse, qui est l'hypothèse de l'établissement d'une dictature militaire aux USA. Ce qui nous apparaît important dans ce rapport est certainement l'hypothèse de “dislocation stratégique” appliquée aux USA, notamment mais d'une façon appuyée, à partir de troubles nés de la situation de crise économique (« “violent, strategic dislocation inside the United States,” which could be provoked by “unforeseen economic collapse” or “loss of functioning political and legal order” »). L'hypothèse est évidemment particulièrement éclairée, sinon étayée par la situation de crise présente, et son importance, sa mise en évidence sont évidemment suscitées par cette situation. La réaction rapide de la réflexion de l'équipe stratégique derrière le rapport à la crise financière et économique mesure la préoccupation à propos de ce sujet.

» Il s'agit d'un exemple convaincant de l'évolution de la réflexion stratégique. La forme de la “surprise stratégique” pour la période considérée a ses racines dans l'attaque du 11 septembre 2001, mais les hypothèses concernaient essentiellement des causes d'une telle surprise qui viendraient de l'extérieur. L'ouragan Katrina et ses conséquences ont commencé à modifier cette perception. La crise actuelle achève cette modification, au point qu'on peut parler de transformation de la perception stratégique. L'hypothèse de troubles intérieurs US restaient jusqu'alors, justement, du domaine de l'hypothétique liée à une pensée spéculative sinon exaltée ; désormais, elle est directement liée à des événements en cours.

» On observera que l'hypothèse concerne des événements auxquels les pays européens sont habitués, comme, aujourd'hui, les événements en Grèce. Cette sorte d'événements est complètement inhabituel pour les USA, qui se présentent comme une société de grande cohésion civique, – en réalité un ordre maintenu autant par le conformisme des conceptions que par l'absence d'unité sociale éventuellement contestatrice et une forte présence de la loi. Ce caractère rigide de l'ordre public dans les domaines social et politique est d'autant plus important que le pays est fragile et vulnérable du point de vue de sa structure et de sa cohésion. On voit que certaines réactions à la situation économique impliquent déjà des références à la guerre de Sécession. Le document du SSI nous indique que, plus que l'idée précise d'une dictature militaire, c'est à notre sens la crainte de la vulnérabilité structurelle des USA qui s'empare des esprits des stratèges (US mais aussi occidentaux dans un sens plus large). La notion de “surprise stratégique”, qui est la marque du temps, se détache de l'agression extérieure, du mythe du terrorisme, pour parvenir au stade ultime qui est la cohésion structurelle des USA. La crise est passée par là et elle ne va plus cesser de renforcer cette hypothèse, d'entretenir cette crainte. Il s'agit sans aucun doute de la crainte ultime de la pensée stratégique occidentale depuis la Deuxième Guerre mondiale. Si la cohésion du “centre” est mise en cause, c'est l'intégrité fondamentale du système qui est mise en cause. Le cas central de la puissance de notre système se trouve concentré effectivement dans la question de la “cohésion stratégique” des USA, menacée par le risque de “dislocation stratégique”. La crise financière et économique a ouvert la boîte de Pandore. »

Notes :

* Un bandana est une pièce de tissu triangulaire ou quadrangulaire nouée sur la tête ou autour du cou. Le mot vient de l'hindi bandhana, qui signifie attacher, nouer (Wikipedia)

** Le Railroad Retirement Board (RRB) est un organisme fédéral indépendant qui supervise les programmes de retraite et les prestations de chômage pour les travailleurs de chemin de fer et de leurs familles.

*** La Tennessee Valley Authority (TVA) est une entreprise américaine chargée de la navigation, du contrôle des crues, de la production d'électricité et du développement économique de la vallée du Tennessee.

**** L'Office des États-Unis de la gestion du personnel (OPM) est un organisme indépendant du gouvernement des États-Unis qui gère la fonction publique du gouvernement fédéral.

***** Le United States Consumer Product Safety Commission (CPSC) est une agence indépendante du gouvernement des États-Unis créée en 1972 par le Consumer Product Safety Act dans le but de protéger les personnes contre les « risques déraisonnables de lésions dues à des produits de large distribution »


- Source : Philippe Grasset
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9 mai 1945 Par Jacques Sapir

Auteur : Jacques Sapir | Editeur : Walt | Mercredi, 06 Mai 2015 - 07h36
 
 

Les commémorations du 70ème anniversaire de la fin de la Seconde Guerre Mondiale les 8 et 9 mai prochain ont une très forte charge symbolique. Elles nous invitent à regarder notre propre histoire, mais aussi ce que nous en faisons. La Première Guerre Mondiale, dont les commémorations du centenaire vont se poursuivre jusqu'en 2018 a marqué la fin du XIXème siècle. Elle contenait, ainsi que les autres guerres du début du siècle calendaire, des éléments que l'on va retrouver dans le second conflit mondial. Ainsi, les « camps de reconcentration », imaginés par Kitchener lors du second conflit Anglo-Boer ou encore le génocide des arméniens, commis par les autorités ottomanes en 1915. Ceci est aussi vrai pour les formes de la guerre ; la « guerre des tranchées » a été imaginée lors du siège de Port-Arthur lors du conflit Russo-Japonais de 1904-1905. On doit donc reconnaître que le premier conflit mondial a signifié le basculement de l'Europe, et au-delà du monde, dans un nouvel univers fait de violence industrialisée, avec un effacement progressif de la distinction entre civils et militaires. Mais, le second conflit mondial a construit largement nos imaginaires et nos références politiques. Il n'est pas, il n'est plus, le « continuation de la politique par d'autres moyens » pour reprendre la formule de Clausewitz. La Seconde Guerre Mondiale est le premier conflit où l'idéologie à progressivement pris le dessus sur le calcul rationnel.

Causalités

Il n'est plus de bon ton, dans l'enseignement, d'évoquer la question des causes des conflits. On préfère se complaire dans une victimisation générale. Non que le point de vue du « soldat de base » ou du simple civil ne soit pas important. Mais, il ne doit pas obscurcir la question des responsabilités du conflit. Et pour comprendre cette question des responsabilités, il faut nécessairement enseigner les causes mais aussi le déroulement du conflit. A cet égard, les nouveaux programmes d'histoire en Collège et en Lycée sont largement fautifs.

On ne peut traiter de la Seconde Guerre Mondiale sans aborder la question des accords de Munich, et en particulier le fait que les franco-britanniques se séparèrent des russes pour traiter avec Hitler. On peut discuter longuement si la France et la Grande-Bretagne avaient réellement besoin de ces accords. On sait aujourd'hui toute la dimension du bluff d'Hitler dont l'aviation n'est nullement prête, même si elle aligne des matériels plus modernes que ceux des britanniques et des français. Les manœuvres de début septembre 1938 se solderont d'ailleurs par un taux incroyable d'accidents. Il ne faut pas non plus sous-estimer l'aide que l'Union soviétique était prête à apporter, en particulier par la livraison d'avions modernes (I-16) à la France. Enfin, l'armée tchécoslovaque était loin d'être négligeable. Il faut ici signaler que les chars tchèques équipaient deux divisions blindées allemande en mai 1940. Mais, l'importance de ces accords est qu'ils ont convaincu Staline, dont la paranoïa suspicieuse était déjà naturellement en éveil, que les français et les britanniques ne voulaient pas la guerre contre Hitler. En Grande-Bretagne, seul Winston Churchill eut des mots forts et prémonitoires sur la guerre à venir.

Il fut conforté dans cette pensée par l'accord entre l'Allemagne et la Pologne (qui profita de l'accord de Munich pour s'approprier un morceau de territoire tchécoslovaque) qui aboutit au dépeçage de la Tchécoslovaquie restante en mars 1939. Il faut ici souligner la stupidité du gouvernement polonais (et son aveuglement). Il s'allie avec l'Allemagne alors qu'il est le prochain sur la liste des victimes.

Cela éclaire le pacte Germano-Soviétique d'août 1939. De ce pacte, une partie est pleinement justifiée. Comprenant que les britanniques et les français ne sont pas fiables, Staline cherche à mettre l'URSS hors de danger. Une autre partie éclaire cependant les tendances impérialistes de Staline, celle où il négocie en secret avec Hitler l'annexion des Pays Baltes et d'une partie de la Pologne. En déduire cependant à une « alliance » entre Hitler et Staline est allé vite en besogne. Les troupes soviétiques qui entrent en Pologne le 17 septembre 1939 ont ordre, si les troupes allemandes ne respectent pas leur « zone d'occupation » de les « balayer ».

Staline face à Hitler

En fait, Staline sait qu'une guerre avec l'Allemagne nazie est inévitable. Il espère simplement en retarder le déclenchement le plus longtemps possible. L'interruption du programme naval du 3ème plan quinquennal en septembre 1940, et le transfert de l'acier vers la construction de chars supplémentaires, est bien la preuve que Staline sait un affrontement inévitable. Mais, il commet l'erreur de prendre Hitler pour une personne rationnelle. Persuadé que l'Allemagne n'attaquera pas l'URSS tant que se poursuit la guerre contre la Grande-Bretagne, Staline, et avec lui la direction soviétique, se laisse surprendre par la décision d'Hitler de l'attaquer en juin 1941.

En janvier 1941 se tinrent deux « jeux de guerre » (Kriegspiel) au Kremlin, le premier du 2 au 6 janvier et le second du 7 au 14 janvier. Le premier fut un jeu défensif dans lequel les forces soviétiques furent confiées au maréchal Pavlov et les forces allemandes (ou « bleues » dans la terminologie soviétique) au général G.K. Zhukov. Ce dernier encercla les forces soviétiques et déboucha vers l'Est rapidement. Les cartes de ce premier « jeu » sont intéressantes car elles se révèlent très proches de la manœuvre faite dans la réalité par les forces allemandes. Notons déjà que, si Staline avait réellement cru en la parole d'Hitler, on ne voit pas la nécessité de ce « jeu », tenu sur son ordre, et sous sa présence, au Kremlin. Le second « jeu » avait pour but de tester une contre-offensive et vit les adversaires de hier échanger leurs camps respectifs. Zhukov, à la tête désormais des forces soviétiques non seulement stoppa l'avancée allemande mais mena une contre-offensive qui devait le mener aux portes de la Roumanie et de la Hongrie.

Un troisième « jeux », qui nous est encore plus mal connu, se tint toujours au Kremlin au début de février 1941. Ce nouveau « jeu » testa une offensive allemande qui serait lancée depuis la région de Bobrouïsk vers Smolensk et l'important « pont de terre » entre la Dvina et le Dniepr qui commande l'accès à Moscou. Il implique donc que Staline s'était résolu à l'idée d'une pénétration en profondeur des armées allemandes sur le territoire de l'URSS. Dans ce « jeu », Zhukov appliqua une défense échelonnée pour épuiser d'abord le potentiel des divisions blindées allemandes, puis passa à une contre-offensive à partir des deux ailes. Ceci correspond au scénario qui sera appliqué à Koursk en juillet 1943. Ce « jeu » démontra la supériorité d'une bataille d'arrêt, suivie d'une contre-offensive, sur une offensive préemptive. Il démontre qu'à cette date on ne peut plus douter du sérieux avec lequel la possibilité d'une attaque allemande était envisagée.

Mais Staline reste persuadé que cette guerre n'éclatera pas avant 1942 ou 1943. Ce en quoi il se trompe. Et, dans l'atmosphère de terreur et de suspicion qui règne au Kremlin, cela suffit à discréditer les informations qui remontent dès mars-avril 1941 sur les préparatifs allemands. Ajoutons que l'Armée Rouge était au milieu de ce que l'historien militaire américain David Glantz a appelé une « crise institutionnelle », à laquelle s'ajoute la perte des transmissions avec les échelons avancés. Ce fut, en effet, l'une des principales raisons de la confusion qui régna dans les premiers jours de l'attaque à Moscou.

Ajoutons que Staline acquiesça aux demandes de Zhukov du mois d'avril et de mai 1941[6], à l'exception de la mise en alerte des districts frontaliers, qui fut jugée comme pouvant apparaître comme une « provocation » par les Allemands. La phrase par laquelle Vassilevski réveilla Zhukov au matin du 22 juin, « cela a commencé », montre bien que les chefs de l'Armée savaient à quoi s'en tenir.

Les trois guerres d'Hitler.

Il faut aussi rappeler que dans ce conflit, et si l'on met de côté les affrontements de Chine et du Pacifique, trois guerres se sont superposées. Cette superposition donne aussi à ce conflit sa nature profonde.

La première des guerres est une guerre pour la domination européenne. Quand Hitler attaque la Pologne, puis se tourne contre la Grande-Bretagne et la France, il ne fait que reprendre à son compte les rêves de Guillaume II et de l'Allemagne impériale. Mais, en gestation dans cette guerre, contenu dans les atrocités encore limitées certes que l'armée allemande commet en Pologne, mais aussi dans le nord de la France ou des soldats britanniques et de l'infanterie coloniale française sont sommairement exécutés, se trouve la seconde guerre des nazis. Il faut donc ici rappeler que les violences et les crimes de l'armée allemande ne furent pas que le fait des troupes nazies, et qu'ils commencèrent très tôt dans le conflit.

Cette seconde guerre se déploie totalement lors de l'attaque contre l'Union Soviétique en 1941. C'est une guerre d'asservissement des populations slaves, et en particulier – mais non exclusivement – de la population russe. La France commémore avec horreur et tristesse la mémoire du massacre commis en juin 1944 par la Das Reich à Oradour-sur-Glane ; mais c'est par centaines que se comptent les villages martyrisés par l'armée allemande, et pas nécessairement les unités de la SS, en Biélorussie, en Russie et en Ukraine orientale. La sauvagerie de la soldatesque allemande envers la population, mais aussi de la population allemande envers les travailleurs, hommes et femmes, raflés et traités en esclave sur le territoire du Reich n'a pas connue de bornes. La violence de cette guerre arme le ressort d'une haine inexpiable qui s'abattra sur le peuple allemand en 1945.

La troisième guerre commence au même moment, mais va prendre une signification particulière au moment où les perspectives de victoire de l'Allemagne s'effondrent, c'est la guerre d'extermination contre les populations juives. La question de ce qui est connu sous le non de « Shoah par balles » montre que toute l'armée allemande collabore, à des rares exceptions, à ces massacres. Mais, la « Shoah par balles » met aussi en lumière la participation des supplétifs, essentiellement ukrainiens, dans ces massacres où périrent entre 1,3 millions de personnes. Cependant, c'est à la suite de la défaite subie devant Moscou que cette troisième guerre se radicalise avec la volonté avérée du régime nazi d'exterminer tous les juifs des territoires qu'il contrôle. Cette guerre va prendre un tournant obsessionnel comme en témoigne l'allocation de moyens de transport dont l'armée allemande avait pourtant désespérément besoin au programme d'extermination. A l'été 1944, alors que l'armée allemande bat en retraite sous le coups des offensives des l'armée rouge, que ce soit Bagration ou l'opération Iassy-Kichinev, le pouvoir nazi réquisitionne des centaines de trains, dépense des centaines de tonnes de carburant, pour conduire à la mort plus de 400 000 juifs hongrois. En cela, la guerre d'extermination et son symbole, les chambres à gaz, est tout sauf un détail.

Une guerre idéologique

De fait, cette troisième guerre devient la « vrai » guerre pour Hitler et ses séides, la seule qu'ils espèrent gagner. Elle sert aussi au régime nazi à souder autour de lui la population allemande, et les alliés de circonstances qu'il a pu trouver, en raison de l'horreur des crimes commis. Si la guerre d'asservissement menée contre les populations slaves rendait peu probable une paix de compromis à l'Est, la guerre d'extermination, dont le principe fut connu des soviétiques dès le début de 1942 et des britanniques et des américains dès la mi-1942, eut pour effet de durcir jusqu'à l'inimaginable le conflit à l'Ouest. Du fait de ces deux guerres, l'Allemagne nazie ne pouvait que vaincre ou périr et, dès le début de 1943, Hitler lui même est convaincu qu'il ne peut plus triompher militairement.

Il ne lui reste plus qu'à organiser, sous des prétextes divers, le gigantesque bucher funéraire que fut la Bataille de Berlin. Aucune des actions militaires entreprises après Koursk ne fait sens militairement. On peut même s'interroger sur la réalité de la croyance des nazis dans les « armes secrètes » qui constituent certes un fort noyau de la propagande, mais dont l'efficacité militaire se révèle en réalité très faible. La réalité est que, ayant commis l'irréparable, le régime nazi a coupé les ponts avec le monde du calcul rationnel, de la logique clausewitzienne de la guerre. Cette dernière n'a plus de sens hors le sens idéologique du darwinisme social qui est consubstantiel à l'idéologie nazie.

La guerre d'asservissement et surtout la guerre d'extermination transforment la nature du second conflit mondial. Ce dernier n'est pas la répétition, en plus violente, de la guerre impérialiste de 1914. Quand les troupes soviétiques libèreront Maïdanek à la fin du mois de juillet 1944, le monde – horrifié – aura les preuves du projet meurtrier de l'Allemagne nazi. On doit signaler qu'il faudra attendre plusieurs mois pour que la presse britannique et américaine reprenne de manière large ces informations. En fait, il faudra attendre que les troupes britanniques et américaines libèrent à leur tour des camps de concentration. Mais, la totalité des camps d'extermination fut libérée par les troupes soviétiques.

Le tribunal de Nuremberg prit acte de la spécificité du second conflit mondial. En créant la notion de « crimes contre l'humanité » et en déclarant leur nature imprescriptible, il a voulu signifier la différence fondamentale entre le premier et le second conflit mondial. Mais, la guerre froide empêcha cette logique d'être pleinement reconnue.

Commémoration et politique

La commémoration de la victoire sur le nazisme n'est donc pas celle d'une victoire d'un pays (ou d'un groupe de pays) sur un autre, parce que la Seconde Guerre mondiale n'est pas une guerre comme une autre. La dimension de la victoire est ici bien différente. Les guerres d'asservissement et d'extermination ont donné à cette victoire une portée universelle, celle d'une libération. C'est ce que cherche à nier le pouvoir de Kiev avec le projet de loi 2538-1 mettant sur un pied d'égalité les bourreaux et les victimes. Cela a suscité des protestations d'historiens du monde entier. Cette victoire, compte tenu de sa signification, ne peut pas, et ne doit pas, être instrumentalisée à des fins politiciennes.

L'Union soviétique porta le fardeau le plus lourd, et eut à faire face, jusqu'en novembre 1943 à près de 70% des troupes hitlériennes. Il serait normal, il serait juste, que, au-delà des conflits qui peuvent opposer les dirigeants français et russes, le Président français, ou à tout le moins son Premier-ministre, se rende à Moscou pour le 9 mai. Il y va de l'honneur de l'honneur et de la crédibilité de la République.


- Source : Jacques Sapir
 
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La Russie et la Chine défient les USA en Méditerranée.

Auteur : RT | Editeur : Walt | Samedi, 02 Mai 2015 - 11h02
 
 

Le ministre de la Défense chinois tient à préciser que « ces exercices n’ont rien à voir avec la situation régionale ». Pourtant, de tels exercices en Méditerranée sont une première et montrent clairement que les principaux ennemis des USA n’ont plus froid aux yeux ou considèrent – à mon avis à juste titre – l’hyper puissance US pour des prunes.

La Chine et la Russie vont tenir un exercice naval conjoint en méditerranée, une première.

Les marines russes et chinoises vont tenir un exercice conjoint dans la mer Méditerranée à la mi-mai, une première dans cette partie du monde. Un total de neuf navires de guerre des deux pays doivent y participer, a dit Pékin.

« L’objectif est d’approfondir notre coopération amicale et pratique, et augmenter la capacité des forces navales de nos deux pays à traiter conjointement des menaces de sécurité maritime», a déclaré le porte-parole du ministère chinois de la Défense Geng Yansheng jeudi dans un briefing mensuel.

« Ce qu’il faut dire, c’est que ces exercices ne visent pas une tierce partie et n’ont rien à voir avec la situation régionale» , a-t-il ajouté, en disant que la marine chinoise contribuait actuellement à une mission anti-piraterie dans le golfe d’Aden .

Le Russie et la Chine ont déjà tenu des exercices navals conjoints dans les eaux du Pacifique auxquelles les deux ont un accès direct. L’opération « Coopération-2015 » en mer Méditerranée se concentrera sur la sécurité de la navigation, au ravitaillement en mer, à des missions d’escorte et des exercices de tir réel, a dit Geng.

Moscou et Pékin intensifient la coopération de défense tandis que les USA critiquent leurs politiques militaires. La Chine est accusée de déploiements agressifs dans la mer de Chine du Sud où elle conteste des territoires avec plusieurs nations de la région. La marine de l’APL et la force aérienne se sont de plus en plus confrontées avec le Japon et la Corée du Sud, les principaux alliés américains.

La Russie a été soumise à des sanctions économiques à cause de sa position en Ukraine qui, selon Washington, menace ses alliés de l’OTAN en Europe orientale.


- Source : RT
 
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Les manifestations contre le racisme policier, après Baltimore, se répandent dans d'autres villes

Auteur : RT | Editeur : Walt | Vendredi, 01 Mai 2015 - 10h52
 

Plusieurs villes aux Etats-Unis, y compris New York, Boston, Denver et Seattle, ont connu des manifestations contre la mort de Freddie Gray en garde-à-vue, des affrontements avec la police ont éclaté à Philadelphie.

La police a procédé à plus de 143 arrestations quand des centaines d’habitants sont descendus dans les rues de New York, Boston, Denver et Seattle en signe de solidarité avec Freddie Gray. Les manifestants ont chanté des slogans contre le racisme policier sans pour autant se livrer à des débordements.

La situation était inverse à Philadelphie : des centaines de personnes se sont rassemblées près de l’hôtel de ville à 08h00 (heure locale) pour se diriger ensuite vers Rittenhouse Square. A mesure que la manifestation «Philly est Baltimore» se poursuivait, la police locale s'efforçait d'empêcher les militants d’aller plus loin dans leur parcours.

La police a recouru aux matraques, quelques personnes ont été blessées. Peu après les affrontements, les policiers ont échangé quelques cris et laissé passer les manifestants. Les réseaux sociaux font part de plusieurs arrestations.

Après avoir forcé leur passage à travers le cordon de police, les militants se sont dirigés vers la prison fédérale de Philadelphie en criant «vous n’êtes pas seuls!», quelques échauffourées auraient eu lieu ensuite devant le commissariat.

Les rues de Baltimore étaient plutôt calmes après que l'état d'urgence a été mis en œuvre pour la troisième nuit à la suite de plusieurs heures de manifestations. La police a formé un cordon et s’est engagée dans une bref tête-à-tête non violent avec un groupe de manifestants.

Puis les rues de la ville se sont vidées, seuls les journalistes et les policiers sont restés sur les lieux.

Les manifestations à Baltimore durent depuis le 26 avril. Freddie Gray était un noir américain de 25 ans, il est décédé des suites d'une blessure à la moelle épinière reçue au cours d’une garde-à-vue.

Des enquêtes sont en cours au niveau local et fédéral, ce qui n’empêche pas les manifestants de continuer à sortir dans les rues de Baltimore pour exiger que justice soit faite. La majorité des manifestants sont pacifiques, mais les émeutes survenues lundi ont poussé le maire de la ville à imposer un couvre-feu de 22 heures à cinq heures du matin et le gouverneur du Maryland à déclarer l’état d’urgence.


- Source : RT
 
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Du nouveau sur la monnaie

Auteur : André Bellon | Editeur : Walt | Mercredi, 29 Avr. 2015 - 11h30
 
 
 
 

A voir l’importance des contestations d’un ordre mondial jusqu’alors sans entraves, il est permis de reposer des questions considérées comme définitivement tranchées tout au long des dernières décennies. Le fameux « Tina » de Margaret Thatcher ou « la seule voie possible » reprise avec plus ou moins d’enthousiasme par tous les dirigeants français depuis 1983 sont-ils encore la bible en dehors de Bruxelles ou des Etats-Unis ? On ne remet pas encore en cause le dogme, mais on cherche des petits ajustements pour n’y toucher qu’à la marge.

Pourquoi ? Parce que le système économique qu’on appelle monétariste est avant tout fondé sur l’acceptation, sur l’absence de contestation sérieuse, bref, comme on dit en matière monétaire, sur la confiance. Or, la question monétaire qui était présentée comme définitivement tranchée revient à l’ordre du jour sous la pression des réalités.

La monnaie à toujours bénéficié d’un statut à part dans les débats économiques. Pendant longtemps, elle fut considérée comme neutre, simple instrument facilitant les échanges de biens et de services. Dans le cadre de ces théories, elle influait simplement, de par sa masse, sur le niveau général des prix. Les théories ont évolué et nombre d’économistes, tel Keynes, ont déclaré que la monnaie pouvait être un instrument à la disposition de la puissance publique pour mener, par exemple, des politiques de relance. On voit bien, dans ce dernier cas, l’importance de l’action de l’Etat et son rôle en matière économique et sociale.

Ces quelques remarques plus que sommaires doivent être conjuguées avec une analyse des questions monétaires internationales. Aucune monnaie n’est innocente. Certaines donnent des avantages à l’Etat qui les émet. C’est tout particulièrement le cas du dollar qui cumule les rôles de monnaie nationale des Etats-Unis et de monnaie de réserve internationale. Capable de s’affranchir des règles qui pèsent sur les autres monnaies, le dollar bénéficie de la force de l’Etat américain qui l’impose, par exemple, pour les transactions sur le pétrole.

Si l’on rajoute à cela le poids des Etats-Unis dans les institutions internationales telles que le FMI ou la banque mondiale, on peut penser que la domination est totale. D’autant plus totale que la monnaie n’étant plus seulement un instrument d’échange, mais aussi –voire surtout- de spéculation, les opérations monétaires s’affranchissent des frontières dans un cadre dit mondialisé.

Mais les meilleures dominations trouvent leur moment de remise en cause et il n’est pas interdit de penser que nous sommes arrivés à un point d’inflexion. Trop d’éléments se conjuguent aujourd’hui qui contrarient un équilibre qui paraissait éternel il y a encore peu. Tout d’abord l’émergence de nouveaux pays importants sur la scène internationale, leur recherche de nouvelles alliances (BRICS, Pacte de Shanghai,…) devraient naturellement conduire à des réformes fondamentales dans les statuts d’organismes tels que le FMI ou la Banque mondiale. Réformes nécessaires certes, mais jusqu’alors refusées par le Congrès américain. Plusieurs pays se sont ainsi déterminés à aller de l’avant sans les Américains (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Comme disait le ministre brésilien des finances, parlant des blocages des réformes du FMI, en avril 2014 : « Pour moi, la fin de l’année, c’est la dernière limite. Quatre années d’attente, c’est tout simplement trop. » Dans ce contexte, l’idée de constituer d’autres organismes plus ou moins concurrents des précédents a fait son chemin. C’est ainsi que la Chine a noué en octobre 2014, en partenariat avec d’autres pays asiatiques, la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (Asian Infrastructure Investment Bank, ou AIIB) qui a attiré de nombreux autres états parmi lesquels plusieurs membres de l’Union européenne.

Doit-on ne voir là qu’un phénomène marginal de concurrence ? Doit-on au contraire y voir un symptôme d’un tournant historique global ? Cette émergence de la multipolarité n’est pas que la confrontation de deux puissances (Etats-Unis et Chine). Elle entraine naturellement la remise en cause de toute une philosophie économique et politique issue des années 1970 et qu’on a appelé le néolibéralisme. Dans le même temps où la domination du dollar semble être fragilisée, une contestation d’un rôle de la monnaie limité à la lutte contre l’inflation se développe. L’un allait-il sans l’autre ?

Parallélement et non moins logiquement, l’obsession politique de ne pas heurter les « marchés financiers » est, de ci de là, remise en cause. Et ce n’est pas seulement la Grèce, cauchemar des bien-pensants, qui contraint à cette crise de la pensée économique. L’exemple de l’Islande et de ses dirigeants, pourtant politiquement bien paisibles, est plus qu’un épiphénomène. Lorsque Olafur Ragnar Grimson, Président islandais, déclare en mars 2013, au journal Rue 89, « La partie la plus importante dans nos sociétés – et je le dis aussi à mes amis européens –, ce ne sont pas les marchés financiers. C’est la démocratie, les droits de l’homme, l’État de droit », il participe à une rupture des principes (Voir http://www.pouruneconstituante.fr/s... ). Il n’est alors pas étonnant de voir aujourd’hui l’Islande renoncer à sa demande d’adhésion à l’Union européenne. C’est ainsi que le ministère des Affaires étrangères islandais déclare, en avril 2015 sur son site internet, que « Les intérêts de l’Islande sont mieux servis en dehors de l’Union européenne ».

Dans la recherche des nouveaux équilibres mondiaux, la géopolitique rencontre le retour à des autonomies monétaires, à l’utilisation des politiques monétaires par les Etats. Conséquence logique de sa situation, le gouvernement islandais entend redonner le monopole de la création de monnaie à sa banque centrale. Même dans les pays les plus portés au libéralisme économique se manifeste une remise en cause plus ou moins marquée de l’orthodoxie économique qui dominait depuis plusieurs décennies. Ainsi la Cour fédérale canadienne tendrait à remettre en cause la décision du gouvernement de donner aux banques privées tout pouvoir sur la création monétaire. Toute ambiguë que soit la décision, l’inflexion doctrinale est présente même en territoire nord-américain.

Certes, nous sommes loin de l’effondrement du système, d’autant que personne ne peut dire aujourd’hui dans quelle conditions plus ou moins dramatiques pourrait émerger la reconstruction. Il reste que la question est posée contrairement à ce que souhaiteraient croire quelques néolibéraux monétaristes, qui ont inventé la théorie commode du voile monétaire qui justifie l’indépendance des banques centrales. Il est clair surtout que la contestation de « la seule voie possible » se conjugue aujourd’hui avec une crise géopolitique majeure.

L’Union européenne et l’euro, essentiellement construits sur ces bases idéologiques, peuvent-ils survivre à cette remise en cause ? La question ne pourra être évitée. En fait, ce qui émerge, aussi bien lorsqu’on reparle de politique monétaire que lorsqu’on repose la question des traités, est toujours la même : comment mener une politique économique et sociale efficace, comment conduire une diplomatie de développement et de paix, sans le soutien des peuples concernés ? Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes revient au cœur des débats sur l’avenir.


- Source : André Bellon
 
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Zu San Li : Le point le plus important pour l’entretien de la santé…

Auteur : Healthy food house | Editeur : Walt | Dimanche, 26 Avr. 2015 - 07h50
 
 

Dans la médecine traditionnelle chinoise, le corps est considéré comme un système de vitalité,  le massage peut donc influencer le flux de vitalité et le bon fonctionnement des organes. Le point Zu San Li est connu comme  « le point de la longévité » en Chine , et « le point des centaines de maladies » au Japon.

Où se trouve ce point magique?

Le point de la longévité se trouve sous la rotule. Pour le trouver, vous devez couvrir votre genou avec la paume de la main. Le point se trouve entre les extrémités du petit doigt et de l’annulaire, c’est comme une petite égratignure entre les os. Vous pouvez également le trouver en vous asseyant sur le sol, et en appuyant vos pieds sur le sol en les ramenant vers vous, sans lever les talons. Sous le genou il y a une zone plus élevée. Détecter le point le plus haut, mettre le doigt dessus, et levez vous. Le point sur lequel votre doigt est pressé est le point Zu San Li.

Quel est le rôle de ce point pourquoi les Japonais l’appellent –ils le point d’une centaine de maladies?

Le point Zu San Li permet:

- Le bon fonctionnement des organes de la partie inférieure du corps.

- Le bon fonctionnement de la moelle épinière dans les parties qui sont en charge du tractus gastro-intestinal, du traitement des voies, des organes génitaux, des reins et des organes surrénaux.

- Il libère de l’adrénaline, de l’hydrocortisone et d’autres hormones essentielles pour le sang.

- La stabilisation de la pression artérielle

- La stabilisation du taux de glucose et de l’insuline

- Régler le système immunitaire

- Eliminer les inflammations de l’organisme

- Améliorer la digestion

- Traiter les impacts d’un accident cérébral

- Guérir les maladies de l’appareil digestif

Le frottement de ce point vous aidera à avoir confiance en vous, vous débarrasser de l’anxiété et de la pression et de retrouver une harmonie intérieure.

En frottant ce point, vous pouvez guérir de nombreux maux, y compris le hoquet, la constipation, la gastrite, l’incontinence.

Comment procéder?

Il est idéal pour frotter le point Zu San Li tous les matins, avant de déjeuner, 9 fois dans un mouvement circulaire dans le sens des aiguilles d’une montre sur chaque jambe. Vous devriez le faire pendant 10 minutes.

Avant de commencer à frotter, vous devez prendre une position assise relâchée. Calmez votre respiration et de concentrez-vous sur vos émotions.  Vous pouvez frotter le point avec vos doigts ou avec un grain (sarrasin, avoine, riz, etc …).

En outre, vous pouvez placer une demi-gousse d’ail et la laisser pendant 1 à 2 heures (jusqu’à ce que la peau devienne rouge). Le frottement du point Zu San Li de nuit est idéal pour réduire le poids de 400 à 500 grammes par semaine. Ne pas frotter juste avant d’aller dormir car cela peut troubler le sommeil.

Vous pouvez frotter le point Zu San Li constamment, mais cela aura un meilleur impact pendant la nouvelle lune.

1- Huit jours après le début de la nouvelle lune, frottez ce point dans la matinée sur chaque jambe dans le sens de l’aiguille d’une montre. C’est le meilleur moment pour frotter le point, gardant à l’esprit l’objectif final de fortifier le système immunitaire, améliorer le travail de tous les organes et de faciliter le processus de vieillissement.

2- Avant le déjeuner, frottez le point sur chaque jambe dans le sens des aiguilles d’une montre, de manière à améliorer la mémoire, le travail du système cardio-vasculaire et le système digestif.

3- Après le déjeuner, frottez le point en même temps sur les deux jambes, pour prévenir  l’anxiété, la nervosité et l’irritabilité, les migraines et les troubles du sommeil.

4- La nuit, frottez dans le sens contraire aux aiguilles d’une montre, gardant à l’esprit l’objectif final  d’améliorer la digestion et de perdre du poids.


- Source : Healthy food house
 
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Europe : Les multinationales peuvent désormais breveter le vivant

Auteur : Pascal Hérard | Editeur : Walt | Dimanche, 26 Avr. 2015 - 13h47
 
 

On croyait le brevetage des plantes non modifiées génétiquement impossible en Europe. Pourtant, l’Office européen des brevets (OEB) vient d’octroyer plusieurs brevets pour des légumes au profit de firmes internationales. Comment cette décision a-t-elle été possible et avec quelles conséquences ?

C’est une décision de la Grande Chambre de Recours de l’Office Européen des Brevets datée du 25 mars 2015 qui a permis de faire avancer « la cause » des multinationales sur le brevetage du vivant.

A la question « si l’on découvre un lien entre une séquence génétique existant naturellement dans une plante cultivée et un caractère particulier de cette plante, peut-on devenir propriétaire de toutes les plantes qui expriment ce caractère » , la Grande Chambre de Recours de l’Office Européen des Brevets a répondu … «oui ».

Un changement très important du droit

La décision de l’Office européen des brevets (OEB) d’accorder un brevet pour une  tomate et un autre pour un brocoli, fait donc réagir de nombreux acteurs de l’écologie, comme du secteur semencier et agro-alimentaire.

Certaines entreprises peuvent désormais attaquer en justice — pour contrefaçon — les agriculteurs qui cultivent des plantes sous brevets sans autorisation et paiement d’une redevance.

Cette décision d’accorder des brevets pour des plantes non modifiées génétiquement était crainte et attendue : près de mille demandes de brevets de la part des industriels du secteur ont été effectuées en quelques années. Toutes ces demandes le sont pour des plantes dites « classiques ».

Christine Noiville, présidente du Haut Conseil des biotechnologies, docteur en droit et directrice de recherche au CNRS confirme la propriété temporaire qu’obtient l’entreprise sur la plante :  » Par cette décision, la Grande Chambre de Recours de l’Office Européen des Brevets confirme que l’entreprise peut bien obtenir un monopole temporaire sur le brocoli dit « anti cancer » et, au-delà, sur le caractère « anti cancer » lui même, tel qu’il pourrait être intégré dans n’importe quel autre type de plante. Donc les sélectionneurs, voire les agriculteurs, qui produiraient des plantes possédant ce caractère breveté seraient astreints à payer une redevance à l’entreprise détentrice du brevet. « 

Jusqu’alors, en Europe, seul le Certificat d’obtention végétal (COV), lui-même déjà contesté par une partie des agriculteurs, pouvait être utilisé pour protéger la « propriété intellectuelle » de certaines semences issues des sélections naturelles.

L’inscription obligatoire au catalogue officiel [des semences] n’est pas toujours appréciée des agriculteurs, comme les redevances qu’ils doivent payer, mais dans l’absolu, l’échange de semences est toléré. Le COV semble un « moindre mal » comparé aux brevets, pour les agriculteurs. Pour la présidente du HCB, le basculement du COV vers les brevets est très important  : « Le principe qui consiste à accepter que des plantes issues de procédés essentiellement biologiques, donc les produits de sélections essentiellement conventionnelles, soient protégées par des brevets, est une étape supplémentaire très importante dans l’évolution qu’ont connue les droits de propriété intellectuelle dans la sélection végétale ces 20 dernières années.«

Près de mille demandes de brevets de la part des industriels du secteur ont été effectuées en quelques années

Ce principe de brevetage du vivant — importé des États-Unis où il est actif depuis des décennies — est un cran au dessus du COV, et amène un changement majeur pour le monde agricole, et par ricochet, pour la souveraineté alimentaire et l’autonomie semencière du continent européen. Par le biais de ce système, les plantes qui nourrissent la population peuvent devenir la propriété d’entreprises — le plus souvent spécialisées dans la génétique. Ces entreprises peuvent attaquer en justice — pour contrefaçon — les agriculteurs qui cultivent des plantes sous brevets sans autorisation et paiement d’une redevance. Comme dans le cas des plants d’OGM brevetés, majoritairement interdits à la culture en Europe.

Breveter le bien commun naturel ?

Est-il acceptable de breveter — et donc de privatiser — le patrimoine naturel que sont les plantes ? C’est cette question qui est posée aujourd’hui, avec la possibilité en Europe, pour une entreprise, de breveter le « caractère » d’une plante. C’est sur cette nuance très fine que s’est basé l’accord de l’OEB validé par la Grande Chambre de Recours de l’Office Européen des Brevets. Corinne Lepage, avocate, ancienne députée européenne écologiste-centriste, estime, pour sa part, que « cette décision de l’OEB est extrêmement contestable, et apparaît contraire au droit communautaire de refus de brevetabilité du vivant et qui confond allègrement la découverte et l’invention».

Les brevets sur les plantes arrivent en Europe. Tout le problème est donc désormais de savoir quelles volontés politiques s’exerceront à leur égard.

Le principe de la brevetabilité est effectif — selon l’OEB — dans le cas de « l’obtention d’une plante avec un caractère précis qui ne relève pas d’une variété à proprement parler» . Plant Bioscience, la firme qui a croisé un brocoli sauvage avec un brocoli cultivé, est donc devenue propriétaire de ce « nouveau caractère » de brocoli (par croisement naturel), et ce, pour 20 ans.

Quiconque utilisera les semences de ce brocoli devra donc avoir l’accord de Plant Bioscience et payer une redevance à Plant Bioscience, et tous ceux qui ne le feront pas, seront sous le coup des lois contre la contrefaçon. Une graine de brocoli de la firme Plant Bisocience tombe d’un camion dans un champ d’agriculteur et pousse sans que l’agriculteur ne soit au courant ? Plant Bioscience pourra attaquer en justice l’agriculteur, comme ce fut le cas avec Percy Schmeiser dont l’un de ses champs a été contaminé par un camion de graines de Colza OGM Monsanto, et qui a fait faillite après que la firme l’a traîné en justice. Le Réseau semences paysannes, en pointe dans la dénonciation de ces pratiques, résume sur son site de façon très claire les problèmes engendrés par cette nouvelle « possibilité commerciale  » :

Les sociétés multinationales disposant des moyens technologiques de décoder les séquences génétiques des plantes cultivées et des animaux d’élevage vont ainsi pouvoir s’approprier tout ce que nous mangeons. Les paysans ne pourront plus semer ou faire naître des animaux sans d’abord obtenir l’autorisation de la part du détenteur du brevet contre monnaie sonnante et trébuchante. « C’est un bond en arrière de trois siècles qui rétablit la dîme versée par les paysans aux seigneurs du moyen-âge et la porte ouverte à une biopiraterie généralisée » dénonce Michel Metz, administrateur du Réseau Semences Paysannes.

Recherche libre limitée et loi trop floue

Les brevets vont plus loin que la seule protection financière de leurs détenteurs et le paiement de redevances. Le brevet sur un légume, qui utiliserait un caractère [génétique] issu d’une banque, même libre et gratuite, permet d’attaquer quiconque utilisera ce caractère.

Les conséquences sont simples : une utilisation libre, dans le cadre de recherches par exemple, sur des types de matériels génétiques n’est plus possible, si un matériel génétique est contenu dans le brevet d’une plante ! A moins d’une autorisation de l’entreprise détentrice du brevet, avec ou sans paiement de redevance, au choix de celle-ci.

L’article 3.2 de la directive européenne 98/44 sur la brevetabilité stipule qu’ »une matière biologique isolée de son environnement naturel ou produite à l’aide d’un procédé technique peut être l’objet d’une invention, même lorsqu’elle préexistait à l’état naturel« .

C’est grâce à cet article de loi très vague que  les multinationales ont pu obtenir le droit à breveter les caractères des plantes.

Corinne Lepage, interrogée sur cet état de fait, ne pense pas que les choses peuvent en rester là : « tout ça doit aller à la Cour de justice de l’Union européenne. Je pense que la Commission peut le faire, ou une majorité du Parlement européen, ou encore quelqu’un qui cultive des tomates sans payer le brevet et qui peut estimer qu’il y a une distorsion de concurrence et pourrait saisir un juge en déclarant que le brevet n’est pas légal».

Pour Ch. Noiville qui s’appuie sur les travaux du HCB, il y a certainement matière à réfléchir et mieux légiférer : « La ligne de partage entre les deux droits, le COV [européen, ndlr] et le brevet, devient progressivement assez floue. Petit à petit, le brevet grignote ce qu’on croyait être le champ du COV. C’est un constat dont il faut évaluer les conséquences avant que les politiques ne décident de s’emparer du sujet pour éventuellement clarifier le droit, aujourd’hui suffisamment flou pour que des décisions comme celle de l’OEB puissent être adoptées. On peut même se demander si la Grande Chambre de Recours de l’Office européen des brevets n’appelle pas elle-même à ouvrir le débat, obligeant en quelque sorte la sphère politique, notamment la Commission, à s’emparer du sujet ».

Les brevets sur les plantes arrivent en Europe. Tout le problème est désormais de savoir quelles volontés politiques s’exerceront à leur égard. Ce que Corinne Lepage résume en une phrase : « De toutes les façons, ça ne peut pas en rester là, ce n’est pas l’Office des brevets qui fait la loi dans l’Union européenne ! »


- Source : Pascal Hérard

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Un superordinateur chinois accusé de menacer la sécurité des Etats-Unis

Auteur : Sputnik news | Editeur : Walt | Vendredi, 10 Avr. 2015 - 01h28
 
 

Selon le journal Wall Street Journal, quatre centres scientifiques chinois gérant le superordinateur Tianhe-2 figurent sur la liste US des entreprises présentant une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis ou portant préjudice aux intérêts nationaux américains.

Les autorités américaines ont bloqué le transfert de technologies d'Intel et d'autres sociétés américaines à quatre centres scientifiques chinois qui gèrent le supercalculateur Tianhe-2 (Voie lactée-2), a annoncé le quotidien Wall Street Journal.

Les quatre centres figurent sur la liste gouvernementale des entreprises présentant une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis ou portant préjudice aux intérêts nationaux américains. 

Washington soupçonne la Chine d’utiliser Tianhe-2 pour simuler des explosions nucléaires. Selon un rapport du ministère américain du Commerce publié le 18 février dernier, Tienhe-2, tout comme son prédécesseur Tianhe-1A, "serait utilisé pour créer des armes nucléaires".

Les créateurs de l'ordinateur affirment pour leur part que Tianhe-2 est conçu à des fins scientifiques, notamment pour décrypter un génome humain.

Reconnu à plusieurs reprises comme l'ordinateur le plus puissant du monde, Tianhe-2 utilise deux modèles différents de microprocesseurs d'Intel. Il atteint une puissance de calcul de 33,89 pétaflops, soit 33,86 millions de milliards d'opérations à virgule flottante par seconde. La décision du gouvernement américain empêche les Chinois d'utiliser les technologies américaines pour le moderniser. Selon le porte-parole d'Intel Chuck Mulloy, Intel respecterait les lois américaines.

Les supercalculateurs servent souvent à créer des armes, mais les gouvernements interdisent rarement les exportations de technologies appropriées, ajouté le Wall Street Journal. Ces ordinateurs utilisent des composantes électroniques qu'on peut facilement acheter partout dans le monde et dont on ne peut pas bloquer la propagation.


- Source : Sputnik news

 

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L'UNI, l'association étudiante qui incite à la guerre civile en France

Auteur : ZE Journal | Editeur : Stanislas | Samedi, 25 Avr. 2015 - 10h27
 
 

Une pétition extravagante circule auprès des abonnés à la newsletter de l'UNI (Union nationale inter-universitaire) ainsi que sur le site internet de l'association. Cette pétition invite les français à demander au gouvernement à aller au delà de toutes les mesures liberticides déja prévues...pour décréter dès maintenant l'Etat d'Urgence en France. Les abonnés à la newsletter de l'UNI ont reçu un email d'incitation à la haine et à la discorde entre français, reproduit ci-dessous, email envoyé par un certain Sebastien Bordmann, sebastien.bordmann@uni.asso.fr, chef de projet à l'UNI et membre de ce groupuscule depuis 1996. Pas à une incohérence près, l'individu se présente sur son profil Agoravox comme un "Militant de la Liberté et de la Libre Responsabilité".

Ou comment l'UNI, une association "de droite" demande à un président "socialiste" de livrer la France à un Etat Policier. Un bel exemple de l'idéologie des néo-conservateurs américains appliquée à la France

Voici la teneur du courrier électronique envoyé aux abonnés à la newsletter de l'UNI:

Pétition : exigeons de François Hollande qu’il décrète l’état d’urgence le temps de perquisitionner chez les candidats au djihad pour les désarmer

La France devait être à nouveau frappée dimanche dernier par un attentat islamiste. Selon les informations communiquées par le Procureur de la République de Paris, un individu s’apprêtait à ouvrir le feu dans une ou deux églises catholiques de Villejuif, en région parisienne. C’est uniquement parce que cet individu a été blessé dans des circonstances troubles qu’il n’est pas passé à l’acte, semblant néanmoins être impliqué dans le meurtre d’une jeune mère de famille ce dimanche dans cette ville.

La justice a révélé que cet individu était connu de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure et fiché comme potentiel terroriste islamiste. Néanmoins, il semblerait que les éléments relevés à son encontre ces derniers mois n’aient pas permis d’ouvrir une procédure judiciaire.

Les Français ne comprennent pourtant pas qu’à chaque fois les terroristes soient connus des services de sécurité de l’Etat mais qu’ils n’aient pas ou plus fait l’objet d’une surveillance stricte.

Face à cette menace d’un nouveau genre, il est impossible de vouloir placer sous surveillance physique les centaines d’islamistes répertoriés comme potentiellement dangereux par nos services de renseignement. Mais la République doit reprendre l’initiative et ne plus subir les événements (ou prier pour que la chance permette d’interpeller les terroristes avant leur passage à l’acte).

François Hollande doit décréter l’état d’urgence : la priorité doit être de rechercher les armes des terroristes islamistes potentiels sur notre territoire

Décréter l’état d’urgence permettrait à la police nationale et à la gendarmerie nationale de procéder aux perquisitions inopinées à toute heure du jour et de la nuit aux domiciles et dans les lieux fréquentés par les individus répertoriés comme dangereux par nos services de renseignement pour rechercher les armes qu’ils s’apprêtent à utiliser ou qu’ils stockent.

L’état d’urgence apparaît aujourd’hui comme le seul moyen efficace et respectueux de notre Etat de Droit pour procéder aux recherches nécessaires urgentes afin de désarmer le plus rapidement possible les terroristes islamistes « dormants » qui nous menacent sur notre sol et que nos services de renseignement ont pour la plupart identifiés.

Les centaines de perquisitions nécessaires pourraient être menées très rapidement et permettre de porter la menace directement chez les adversaires de la République, au lieu d’attendre qu’ils mettent leurs sombres desseins à exécution.

C’est une question de courage et de volonté politiques qui dépendent entièrement du Président de la République et du Premier ministre. Les Français ne comprendraient pas que devant la gravité de la menace islamiste sur notre sol, tout ne soit pas fait pour désarmer les terroristes.


- Source : ZE Journal
 
 
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Lettre

Hommages aux pionnières en politique

24 avril 2015 | Solange Chalvin Montréal, le 22 avril 2015 | Québec

À l’occasion du 75e anniversaire de l’obtention du droit de vote des femmes au Québec, le 25 avril prochain, rendons hommage à la première femme élue à l’Assemblée nationale en décembre 1961, il y a 53 ans, Marie-Claire Kirkland-Casgrain, et à la première femme devenue première ministre du Québec (2012-2014), Pauline Marois, 72 ans après l’adoption de la loi.

 

Que de chemin parcouru en 75 ans, mais il y a encore loin d’une représentativité féminine à l’Assemblée nationale, déplorait ces jours-ci la présidente du Conseil du statut de la femme, Julie Miville-Dechêne.

 

Mais en ce jour de fête, réjouissons-nous de certains succès et sachons rendre hommage aux pionnières. C’est dans cet esprit qu’un groupe de personnes provenant de divers horizons met à la disposition de la population, via Internet, un cahier de signatures visant à remercier Pauline Marois pour son implication politique. Ce cahier-hommage lui sera remis en septembre prochain : www.mercipaulinemarois.com.

 

C’est dans ce contexte qu’elle a été invitée à l‘émission Tout le monde en parle, sur les ondes de Radio-Canada, le dimanche 19 avril dernier.

 

Pauline Marois n’est pas seulement la « mère » des garderies à 7 $, elle a dirigé neuf ministères, dont ceux de la Santé, de l’Éducation et des Finances. Elle a consacré 30 ans de sa vie à la mise en place de politiques familiales, sociales et économiques. Elle a été la première femme à lire le discours sur le budget du Québec, en 2001.

 

Elle a réussi à abolir les commissions scolaires confessionnelles et à créer des commissions scolaires linguistiques, francophones et anglophones.

 

Pauline Marois, une femme exceptionnelle, une femme déterminée pour qui le féminisme est une manière d’agir et se pratique au jour le jour. Elle a écrit une page importante de l’histoire du Québec et elle mérite toute notre admiration.

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Nos états d'âme modifient notre ADN

Auteur : Marine Corniou | Editeur : Walt | Dimanche, 19 Avr. 2015 - 14h46
 

A contre-pied du déterminisme implacable du « tout génétique », de nombreux chercheurs constatent aujourd’hui que nos expériences, nos émotions, nos actions façonnent l’expression de nos gènes en permanence.

Influence des stress

Si l’on sait depuis longtemps que le stress et les traumatismes psychiques influent à la fois sur les comportements et sur la santé, les récents travaux montrent qu’ils attaquent directement l’ADN.

Violences, mauvais traitements, abus sexuels, abandon et autres traumatismes psychologiques laissent une trace indélébile à l’âge adulte, comme l’avait déjà observé Sigmund Freud il y a plus d’un siècle. Depuis, une multitude d’études cliniques l’ont confirmé : ceux qui ont subi de grands traumatismes dans l’enfance sont globalement plus sujets à la dépression, à la toxicomanie, aux comportements asociaux, mais aussi à l’obésité, au diabète et aux maladies cardiovasculaires. Pis, ce mal-être s’ancre parfois en nous… avant la naissance ! Car d’autres études montrent que les enfants dont la mère a subi un stress psychologique prolongé ou un traumatisme psychique intense pendant la grossesse ont plus de risques que les autres d’être anxieux, dépressifs, voire schizophrènes.

C’est un fait que la psychologie a établi et qui fait consensus : il existe un lien entre traumatismes psychiques et comportements. Quel lien ? Comment des expériences négatives peuvent-elles s’inscrire dans l’organisme, au point d’affecter durablement le comportement ou la santé ?

L'effet de l'esprit sur le corps

Le secret de cette empreinte biologique serait niché au cœur de nos cellules, là où les effets du stress perturbent l’organisme en s’attaquant à l’ADN. Ce pouvoir étrange de l’esprit sur le corps, la biologiste australo-américaine Elizabeth Blackburn, prix Nobel de médecine 2009, et Elissa Epel, psychiatre à l’université de Californie, l’ont montré en 2004 en comparant l’ADN de mères d’enfants en bonne santé à celui de mères d’enfants atteints d’une maladie grave et chronique, comme l’autisme ou un handicap moteur et cérébral. Eh bien, chez ces dernières, soumises au stress psychologique chronique, l’ADN présente des signes de vieillissement précoce… Comme s’il était « rongé » par l’angoisse.

Plus précisément, c’est l’extrémité des chromosomes qui est atteinte. En effet, au cœur des cellules, l’ADN est condensé sous forme de chromosomes, à l’extrémité desquels se trouvent des « capuchons » appelés télomères qui les protègent de l’érosion au fil des divisions cellulaires. Cependant, ils raccourcissent progressivement au fur et à mesure que la cellule vieillit. Or, chez ces mères angoissées, les télomères sont anormalement courts, reflétant un vieillissement accéléré de 9 à 17 ans ! « Nous observons ainsi un lien direct entre les émotions et ce qui se passe dans la cellule, précise Elissa Epel. Et nous avons aussi constaté que lorsque le niveau de stress diminue la longueur des télomères augmente ! » Comment le stress pourrait-il raccourcir les télomères ? « On ne comprend pas encore le mécanisme, reconnaît Elizabeth Blackburn. Nous cherchons du côté des interactions entre le cortisol, l’hormone du stress, dont le taux élevé est associé à une réduction de l’activité de la télomérase, la molécule chargée de l’entretien des télomères. »

Fixés aux extrémités de chaque chromosome, les télomères raccourcissent progressivement au fil de l’âge. Mais un stress chronique peut les réduire de manière anormale, jusqu’à accélérer le vieillissement cellulaire de plusieurs années.

Un résultat fascinant

Les changements de méthylation temporaires sont visibles sur l’hippocampe d’un rat soumis à un stress important. A dr., les groupements méthyles, en noir, sur les gènes des neurones, ont disparu.
Mais ce n’est pas tout. Car non content de s’attaquer aux télomères, l’état de stress inscrit sa marque directement sur nos gènes, modifiant de façon ciblée et durable certains de nos comportements. Cette action relève d’un phénomène biologique dont l’importance se dévoile de plus en plus aujourd’hui : l’épigénétique, terme désignant les modifications chimiques qui affectent l’ADN, autres que les mutations qui touchent la structure même de la molécule. Ces modifications épigénétiques sont comme de petites « étiquettes » – des groupements méthyles – qui indiquent à la machinerie cellulaire quels gènes elle doit utiliser ou, au contraire, ignorer. A la clé ? La méthylation empêche physiquement l’expression des gènes en se plaçant sur l’ADN (voir infographie).

Or, les biologistes constatent que stress et traumatismes psychiques entraînent des erreurs d’étiquetage épigénétique dans la zone cérébrale qui gère les émotions, l’hippocampe… Une équipe menée par Michael Meaney, à l’université McGill (Canada), l’a montré en 2004 en comparant le cerveau de bébés rats cajolés par leur mère à ceux de ratons délaissés. Le délaissement induit des modifications épigénétiques qui bloquent le gène utilisé pour produire le récepteur aux corticoïdes dans l’hippocampe. Or, ce récepteur contrôle la réponse au stress en réduisant le taux sanguin de cortisol, l’hormone libérée en cas de stress. En clair, les rats délaissés possèdent moins de récepteurs au cortisol, et sont alors moins armés pour faire face au stress. Perpétuellement angoissés, ils souffrent de troubles de la mémoire et d’un comportement dépressif. Même à l’âge adulte, le moindre dérangement prend chez eux des proportions alarmantes…


Ces deux souris Agouti sont dotées d’un gène de la couleur du pelage identique. Selon le degré de méthylation de ce gène, lié au stress, l’une est jaune, avec même une susceptibilité à l’obésité, et l’autre brune et sans problème de santé.

Ce fascinant résultat peut-il être extrapolé à l’homme ? Oui, répondent les mêmes chercheurs qui, en mars 2009, ont publié les résultats de l’analyse du cerveau de personnes décédées par suicide, certaines ayant été victimes de sévices sexuels dans l’enfance, d’autres non. Chez celles ayant subi des abus, le gène du récepteur aux corticoïdes est bloqué par une méthylation de l’ADN des neurones… de l’hippocampe, tout comme chez les rats abandonnés. « Ces personnes ont donc naturellement un taux de cortisol élevé, ce qui est souvent associé à un état dépressif majeur », explique Moshe Szyf, l’un des auteurs de l’étude. Ainsi, en affectant les gènes qui permettent de lutter contre les tensions, les traumatismes précoces altèrent durablement la capacité à surmonter les difficultés, favorisant le risque suicidaire.


Depuis deux ans, les études qui confirment le rôle de l’environnement et du vécu dans l’apparition des troubles mentaux se multiplient. En 2008, des chercheurs canadiens du Centre de l’addiction et de la santé mentale, à Toronto, ont comparé le cerveau de personnes atteintes de schizophrénie ou de troubles bipolaires à celui de témoins. Chez les premières, 40 gènes présentaient une méthylation anormale. Or, ces gènes s’avèrent pour la plupart impliqués dans le développement cérébral ou la transmission des messages entre les neurones.

Certes, les scientifiques sont encore loin de pouvoir faire la part du biologique dans les maladies psychiatriques. Mais certaines données sont troublantes : c’est parfois en remontant très loin dans l’histoire d’un individu, avant sa naissance, que l’on trouve la « source » de la maladie. Ainsi, en 2008 également, une étude danoise menée sur 1,38 million de femmes a montré que le fait d’être confronté à la maladie ou au décès d’un proche juste avant ou pendant la grossesse augmente de 67 % le risque de schizophrénie chez l’enfant à naître. En outre, lorsqu’une femme est dépressive ou anxieuse pendant sa grossesse, le bébé a tendance à présenter un marquage épigénétique anormal sur le gène du récepteur aux corticoïdes. Avec pour conséquence un nourrisson au taux de cortisol élevé, très sensible au stress. La preuve que nos gènes gardent la cicatrice des événements vécus avant même la naissance !

« Je pense que la plupart des maladies chroniques comme l’asthme, le cancer, le diabète, l’obésité et des maladies neurologiques (autisme, troubles bipolaires, schizophrénie) résultent en partie d’une mauvaise régulation épigénétique lors des premiers stades de développement », estime Randy Jirtle, directeur du laboratoire d’épigénétique à la Duke University, aux Etats-Unis. Alors que le génome d’un individu reste très stable au cours de sa vie, l’ensemble des marques épigénétique qui régulent l’expression des gènes – son « épigénome » – varie constamment, en réaction aux variations extérieures… Et c’est justement son rôle : « L’épigénome est une interface entre nos gènes, qui sont statiques, et notre environnement, variable », explique Randy Jirtle. Ainsi, la « partition »génétique reste la même, mais son interprétation peut varier au cours de la vie, en fonction de son marquage épigénétique.

Des empreintes positives

Mais alors, si le marquage épigénétique est dynamique, serait-il réversible ? L’expérience de chercheurs de l’université Rockefeller, à New York, le laisse penser. Ils ont réussi en novembre 2009 à « annuler » les effets épigénétiques causés par le stress dans le cerveau de souriceaux, en leur donnant… du Prozac, un anti-dépresseur. Mieux, la trichostatine A, un médicament proche du valproate, utilisé pour réguler les troubles de l’humeur dans certaines psychoses, a permis de supprimer le marquage épigénétique anormal et de corriger le comportement de rats adultes ayant été négligés par leur mère à la naissance.

En outre, les émotions positives peuvent heureusement, elles aussi, laisser leur empreinte. En 2008, des travaux menés au Massachusetts General Hospital ont montré que huit semaines de relaxation suffisaient à modifier l’expression de plusieurs centaines de gènes, selon un profil totalement opposé à celui induit par le stress. Par ailleurs, une nouvelle étude menée à l’université de Saarland, à Hambourg, vient de montrer que l’activité physique ralentit le raccourcissement des télomères dans les globules blancs. De son côté, Elissa Epel lance une étude pour étudier les effets de la méditation sur la longueur des télomères.

« En fait, le message de l’épigénétique est optimiste. Ses empreintes peuvent être inversées, et nous cherchons maintenant à utiliser des médicaments agissant sur ce marquage pour soigner les maladies mentales », explique Moshe Szyf. Il y a aussi des chances pour que le soutien social et psychologique suffise à corriger le marquage épigénétique chez les personnes à risque ». Ainsi, contrairement à ce qu’affirmaient les scientifiques dans les années 1990, nous ne sommes pas uniquement le produit de nos gènes. Nos expériences, nos émotions, nos actions façonnent l’expression de ces gènes en permanence. Avec la certitude que rien n’est irrémédiable.


- Source : Marine Corniou
 
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RUSSIE-USA: Le masque tombe, le voile se lève

Auteur : Le Saker Francophone | Editeur : Walt | Samedi, 18 Avr. 2015 - 18h20
 
 

1) GUERRE – le masque tombe

Discours de Georges Friedman géopoliticien américain pour Stratfor devant le Chicago Council, le 4 février 2015 – Vidéo vocalisée en français

Le discours Stratfor : George Friedman fait des révélations incroyables

1 – L’Europe n’existe pas
2 – Seule une union Allemagne-Russie pourrait nous menacer, ça n’arrivera jamais
3 – L’armée ukrainienne est une armée US, nous donnons nos médailles à leurs soldats méritants
4 – Nous livrons des armes dans tous les pays de l’est européen, même en Ukraine
5 – Notre but est d’installer un cordon sanitaire autour de la Russie
6 – Nous intervenons militairement dans le monde entier, nous dominons les océans et toute la terre
7 – Nous faisons battre nos ennemis entre eux, c’est cynique mais ça marche
8 – Les attaques préventives déstabilisent les ennemis, nous faisons ça dans toutes les guerres
9 – Nous installons des régimes favorables à nos intérêts
10 – Nous sommes un empire, nous ne pouvons pas nous relâcher
11 – L’Otan doit occuper tout l’espace terrestre entre la mer Baltique et la mer Noire
12 – Nous ne savons pas ce que va faire l’Allemagne, elle est dans une situation très difficile
13 – Nous ne voulons pas d’une coopération entre le capital financier et technologique allemand et les ressources de matières premières russes, les USA essaient d’empêcher ça depuis un siècle. Le destin de l’Europe dépendra de la décision des Allemands, où vont-ils diriger leurs exportations?

2)PAIX – le voile de l’espoir se lève

Conférence de presse de Poutine à Moscou, le 6 avril 2015 – Vidéo vocalisée en français

Poutine réfute les accusations de l’Occident conférence de presse, Moscou

1 – La Russie n’attaque pas l’Occident, elle n’agresse personne, elle défend ses intérêts
2 – En 1990, la Russie a arrêté les vols de ses bombardiers stratégiques, mais les avions US continuaient à voler avec des armes nucléaires à bord. Pourquoi? Contre qui? Nous avons recommencé depuis trois ans, alors qui provoque?
3 – Nous avons deux base militaires hors de Russie, à la frontière afghane, c’est même l’intérêt des USA. Eux ont plus de mille bases partout dans le monde, et nous sommes des agresseurs? Où est le bon sens? Que font les armes nucléaires américaines en Europe?
4 – Le budget militaire du Pentagone est dix fois plus élevé que le nôtre et nous menons une politique agressive? Il faut garder son bon sens. Avons-nous des bases aux frontières des USA?
5 – Pourquoi veut-on nous interdire de nous défendre? Qui a résilié le traité sur les missiles? Qui installe ses missiles aux frontières de l’autre? Et nous sommes agressifs?
6 – Nous voulons des relations d’égalité avec l’Occident, en accord avec nos intérêts nationaux
7 – Nous avons attendu 20 ans avant d’être acceptés à l’OMC, avec beaucoup de concessions, les règles solides sont violées, celles de l’OMC, de l’ONU, du droit international avec les sanctions contre nous
8 – Nous voulons collaborer sur les problèmes de l’humanité, sécurité, désarmement, terrorisme, santé, drogue, crime organisé
9 – Après la chute du mur de Berlin, on nous avait promis un gel de l’Otan, et aujourd’hui elle est partout à nos frontières, c’est un nouveau mur. Les Occidentaux ont décidé qu’ils étaient vainqueurs.
10 – Il faut arrêter de construire de nouveaux murs et faire un monde commun humain, prospère et en sécurité.
11 – Les sanctions économiques ne sont pas le prix que nous payons pour la Crimée, mais pour notre volonté d’exister en tant que nation et civilisation libre
12 – Quoi que nous fassions pour la détente, nous rencontrons toujours des refus et des résistances de l’Occident. Les derniers jeux Olympiques d’hiver de Sotchi ont été calomniés et discrédités avant, pendant et après, pourquoi ?
13 – L’Occident veut enchaîner l’ours russe, même s’il reste dans sa tanière, il veut arracher les dents et les griffes de l’ours, ses armes nucléaires. Ensuite il empaillera l’ours et s’appropriera sa taïga, son territoire. Les USA trouvent injuste que la Russie soit si grande, elle en veut un morceau, comme elle avait volé le Texas au Mexique en 1848 [plus la moitié de ses terres, du Texas à la Californie, NdT]
14 – Nous utilisons les sanctions économiques comme tremplin pour améliorer notre économie, nous serons plus indépendants
15 – Nous ne voulons pas que la peau de l’ours soit accrochée au mur, cela n’a rien à voir avec la Crimée.

A vous de vous faire une idée.

 
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( Criminel: haute finance sans moral, mauvais père de famille via leur cie  tue leur propres enfants...)
 
Aux yeux des générations futures

Passerons-nous pour une bande d’imbéciles?

18 avril 2015 | David Funk - Chargé de projets, Salaberry-de-Valleyfield | Actualité sur l'environnement 
 
 
Photo: Munir Uz Zaman Agence France-Presse «Alors, deviendrons-nous une bande d’imbéciles aux yeux de nos enfants et petits-enfants ou susciterons-nous plutôt leur admiration pour avoir osé faire les changements qui s’imposent ?» 
Consulter tous les textes de notre édition Planète verte

Je suis un jeune dans la trentaine qui a tout pour être heureux. Je suis épanoui tant du point de vue personnel que du point de vue professionnel et je vis dans le confort et l’abondance de biens matériels et immatériels. Néanmoins, j’ai une immense crainte. Celle qu’un jour les petits-enfants que j’espère avoir me lancent : grand-papa, vous avez vraiment été une bande d’imbéciles !

 

J’éprouve cette crainte car, si les choses ne changent pas, je n’aurai aucun argument le moindrement solide pour réfuter cette affirmation ou pour justifier ce que nous sommes en train de faire. En effet, si les choses ne changent pas, les générations qui nous suivent auront tout à fait raison de nous faire des reproches et de nous traiter d’imbéciles.

 

D’abord, comment pourrons-nous justifier d’avoir continué à dégrader l’environnement à un tel point que l’espérance de vie pourrait plafonner et même diminuer au lieu d’augmenter ? Comment expliquer que, oui, nous savions pertinemment que des milliards (pas des millions, mais bien des milliards) de personnes vivaient dans une pauvreté parfois extrême, mais que nous préférions fermer les yeux et continuer à acheter des vêtements et des appareils électroniques, entre autres, à des prix si bas qu’il fallait vraiment faire de l’aveuglement volontaire pour ne pas nous poser de questions ?

 

Comment pourrons-nous justifier que nous accordions une telle importance au produit intérieur brut, qui n’est qu’un indicateur de développement parmi tant d’autres, alors qu’il ne tient absolument pas compte des externalités environnementales et sociales ? Pourquoi imagine-t-on encore qu’il faut absolument extraire des ressources naturelles pour s’enrichir ? Quand avons-nous oublié que, pour créer de la richesse, il faut d’abord partager celle que nous avons, et non l’inverse ? Et que dire de l’endettement record des ménages encouragé par des publicités qui vantent la consommation à outrance ? Comment expliquer que nous n’avons pas appris des erreurs du passé et que nous recommençons à faire la guerre au nom des religions ? Le Moyen Âge n’a-t-il pas pris fin il y a 500 ans ?

 

Tout cela sans parler des problèmes criants en éducation et en santé. Nous sommes en plein coeur de réformes majeures de plusieurs de nos institutions publiques et les mots « réussite », « épanouissement », « services de proximité et à l’échelle humaine », « prévention », « qualité de vie », notamment, ne sont pas prononcés ou sont galvaudés. À croire qu’il s’agit de réformes essentiellement comptables et, à ce qu’il semble, idéologiques. Au fait, quand l’argent est-il devenu plus important que tout le reste ? Comment en sommes-nous venus à oublier ce qui constitue réellement le bonheur ?

 

Espoirs…

 

Il y a quand même de bonnes raisons de se réjouir. Plusieurs acteurs du changement sont en marche et se font entendre de plus en plus fort, de telle sorte qu’ils ne peuvent plus être ignorés. De plus en plus de citoyens réclament des réformes, proposent des solutions, demandent des comptes, jouent le rôle de chien de garde et exigent des dirigeants politiques qu’ils gouvernent dans l’intérêt de la population. Après tout, n’ont-ils pas été élus par le peuple, pour le peuple ? Le mouvement est en branle. Nous devons être ambitieux, imaginatifs, critiques et actifs. Nous devons agir de manière rationnelle, cohérente et audacieuse. Nous devons penser globalement, tout en agissant localement. Nous devons nous concerter, imaginer des solutions qui visent le consensus en laissant de côté la partisanerie et les affirmations démagogiques. Et nous devons faire tout cela rapidement pour bâtir une société digne du XXIe siècle. Depuis 15 ans que nous y sommes.

 

Nous avons plusieurs bonnes raisons d’admirer nos parents et nos grands-parents pour leurs héritages (Révolution tranquille, amélioration de la qualité de vie, libération des femmes, grands projets de société, vision d’avenir, etc.). Et, sans vouloir les idolâtrer, il faut admettre qu’il est difficile de les tenir pour responsables des effets négatifs de leurs gestes et de leurs décisions puisqu’ils n’étaient pas (ou peu) en mesure d’imaginer les conséquences à long terme (accordons-leur le bénéfice du doute, même s’ils ne le méritent pas totalement). Nous n’aurons pas le luxe de formuler la même excuse puisque nous savons pertinemment quelles sont les conséquences des décisions que nous prenons. Il faut cesser de nous mettre la tête dans le sable ou de pelleter le problème en avant.

 

Alors, deviendrons-nous une bande d’imbéciles aux yeux de nos enfants et petits-enfants ou susciterons-nous plutôt leur admiration pour avoir osé faire les changements qui s’imposent ? Il est plus que temps d’agir.

 
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S’il fallait encore une preuve que pour la Grèce, ce n’est qu’un gros braquage financier…

Auteur : Cadtm | Editeur : Walt | Samedi, 18 Avr. 2015 - 11h11
 

La Grèce est le laboratoire de l’Europe dans lequel nombre de techniques ont été testées pour mieux appauvrir la population, et tout cela sans qu’aucune révolution n’ait lieue! Bien sûr, la population a râlé, mais le monde continue de tourner, et si cela a fonctionné là-bas, alors cela fonctionnera dans d’autres pays, ce n’est qu’une question de temps. Plusieurs articles sont à mettre en évidence ici, celui présentant 7 graphiques montrant à quel point le « tsunami de l’austérité » est catastrophique pour la Grèce, une catastrophe à grande échelle volontairement entretenue par la finance, et ce second article parlant d’un moyen pour la Grèce de redresser un peu la barre: le projet de gazoduc Russie-Turquie. Le souci, c’est que si un tel projet serait intéressant pour l’économie grecque, il ne le serait pas pour les braqueurs qui se fond un maximum d’argent sur le cadavre, et du coup, les Etats-Unis font ce qu’ils font le mieux: ils menacent.

Jubilee Debt Campaign montre que le FMI a déjà fait 2,5 milliards € de profits sur ses prêts à la Grèce depuis 2010, et ceci avant le paiement de 462 millions € du jeudi 9 avril. Si la Grèce rembourse le FMI en totalité ce chiffre s’élèvera à 4,3 milliards € d’ici 2024.

Le FMI applique un taux d’intérêt effectif de 3,6 % sur ses prêts à la Grèce. Ceci est beaucoup plus que le taux de 0,9 % dont l’institution a actuellement besoin pour couvrir ses frais. À ce taux d’intérêt, la Grèce aurait payé 2,5 milliards € de moins au FMI.

Sur l’ensemble de ses prêts à tous les pays en crise de la dette entre 2010 et 2014, le FMI a réalisé un bénéfice total de 8,4 milliards €, dont plus d’un quart vient de la Grèce. Tout cet argent a été ajouté aux réserves du Fonds, qui totalisent maintenant 19 milliards €. Ces réserves sont destinées à couvrir les coûts des défauts de paiements. La dette totale de la Grèce envers le FMI est actuellement de 24 milliards €.

Tim Jones, économiste à Jubilee Debt Campaign, a déclaré :

« Les prêts du FMI à la Grèce n’ont pas seulement renfloué les banques qui ont prêté imprudemment, ils ont en fait ponctionné encore plus d’argent au pays. Cet intérêt usuraire ajoute à la dette injuste imposée à la population grecque ».


- Source : Cadtm
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Le pétrolier français Total utilise des fonds chinois pour financer ses opérations russes

Auteur : Athiyan Silva | Editeur : Walt | Mardi, 14 Avr. 2015 - 12h53
 

Contournant les sanctions imposées contre la Russie par les Etats-Unis et l’Union europénne, Total développe un projet de $27 milliards pour construire un terminal méthanier à Yamal, en Sibérie. Les sanctions bloquent l’accès de Total aux banques américaines ou européennes pour financer ce projet, et Total compte donc faire appel à des banques chinoises pour un montant de $15 milliards.

Le PDG de Total, Patrick Pouyanné, a dit au Wall Street Journal que Total financerait le projet en euros et en yuan, la devise chinoise. Il a dit qu’il y avait « un grand volontarisme de développer le financement du projet [chez les institutions financières chinoises] et, soyons clairs, ce n’est pas facile. Nous aurions préféré le faire en dollars ».

« Le business du pétrole et du gaz se fait en dollars, donc quand on utilise d’autres devises, il y a des risques monétaires », a-t-il dit, soulignant le risque de mouvements soudains des taux de change entre le dollar, l’euro, le yuan et le rouble, la devise russe. « On peut couvrir le risque en euro facilement. C’est plus compliqué pour le yuan et pour le rouble ».

Le projet lancé par Total à Yamal serait le plus grand partenariat privé international entrepris par des banques chinoises, selon le WSJ, dépassant un prêt de $12 accordé à Daimler en 2013 par un consortium de banques dont deux étaient chinoises. Total, le principal pétrolier français avec un chiffre d’affaires de $235.9 milliards en 2014, mise beaucoup sur le développement de sa production en Russie. Total prévoit de produire l’équivalent de 400,000 barils de pétrole par jour en Russie en 2020, environ un cinquième de sa production mondiale.

Le projet Yamal est éminemment politique et stratégique, et le président russe Vladimir Poutine se serait impliqué personnellement dans les négociations liées au projet. Total escompte une production annuelle de 16,5 millions de tonnes de gaz naturel liquiéfié (GNL), destinées aux marchés européens et asiatiques, notamment chinois. Le pétrolier partage 20 pour cent du projet avec l’entreprise russe Novatek et avec la China National Petroleum Corporation.

Ce projet souligne les tensions inter-impérialistes croissantes provoquées par la course à la guerre de l’OTAN contre la Russie à propos de l’Ukraine, et la fragilité du rôle du dollar en tant que devise mondiale.

La nouvelle que les banques chinoises aideraient à financer le projet Yamal s’est répandue peu après l’annonce qu’une large coalition de pays – dont la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la France, l’Italie, la Corée du Sud, et l’Australie – rejoindrait la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB) financée par la Chine.

Le leadership financier et militaire des affaires collectives de l’impérialisme mondial par Washington en Eurasie est de plus en plus contesté. La crise provoquée en Ukraine par le putsch de février 2014 à Kiev, soutenu par Washington et par Berlin, menace le monde d’une catastrophe nucléaire. François Hollande a déjà souligné le risque d’une guerre « totale » entre la Russie et l’OTAN.

Alors que les multinationales américaines et européennes cherchent à diviser entre elles les marchés russes et asiatiques, le conflit économique sur la division des profits monte.

L’année dernière, Washington avait contraint Paris à abandonner la livraison de quatre navires Mistral à la Russie, prévue par un accord conclu en 2011.

En février 2014, les autorités américaines avaient bloqué une délégation française à Téhéran et menacé de punir sévèrement toute infraction aux sanctions contre l’Iran par une société française.

En juin dernier, les autorités financières américaines avaient infligé une amende de $9 milliards à la plus grande banque française, BNP Paribas, parce qu’elle avait contourné des sanctions américaines affectant le Soudan, l’Iran, et Cuba. Poutine a dit que l’amende était en fait dirigée contre le manque d’enthousiasme des dirigeants français pour les opérations américaines contre la Russie en Ukraine.

A présent, les sanctions américaines contre la Russie et le « pivot vers l’Asie » de Washington, destiné à isoler la Chine, menacent de couper les multinationales européennes d’investissement lucratifs sur des marchés chinois en expansion.

Alors que la Chine se tourne vers la Russie pour son approvisionnement énergétique afin d’éviter de transporter son énergie par des voies maritimes menacées par la marine américaine, la Russie se tourne vers la Chine pour vendre du pétrole et du gaz menacés de sanctions à l’Ouest.

En mai dernier, Poutine avait signé à Shanghai un accord de $400 milliards avec les dirigeants chinois, et trois mois plus tard, les travaux commençaient sur des pipelines reliant la Sibérie à la Chine.

Les capitalistes français et européens s’inquiètent de plus en plus de ce que les sanctions américaines leur enlèvent des parts de marché et des profits juteux. Le 25 mars, des hommes d’affaires français et russes se sont rencontrés à Paris pour renforcer leurs liens économiques et exprimer leurs inquiétudes quant aux sanctions contre la Russie.

Trente-sept des sociétés du CAC-40 sont implantées en Russie, ainsi que 1.200 PME françaises. Total, Renault, Danone, Sanofi, Auchan, et Decathlon y emploient tous plus de 50.000 travailleurs.

Michèle Assouline du Medef a dit à cette rencontre que les décisions politiques s’étaient transformées en arme économique et que les sanctions qui semblaient cibler la Russie étaient en fait dirigées contre les sociétés françaises.

Claude Goasguen, le maire de droite du très bourgeois 16e arrondissement de Paris, a carrément déclaré qu’en fait, l’Europe n’était pas d’accord avec la façon dont les sanctions étaient appliquées.


- Source : Athiyan Silva
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Nouvelles révolutions de couleur : vers plus de violence ?

Auteur : Alexandre Latsa | Editeur : Walt | Mardi, 14 Avr. 2015 - 14h02
 

Au cours de la décennie qui a suivi l’effondrement de l’Union Soviétique, les stratèges américains ont élaboré des méthodes de renversement d’un pouvoir politique ne nécessitant pas d’intervention militaire et limitant au maximum le nombre de victimes collatérales.

Longtemps restées secrètes et cachées au grand public, c’est après les opérations de manipulation réussies en Serbie que des blogueurs et analystes ont commencé à dévoiler les rouages de ces phénomènes pour le moins surprenants qui ne ciblaient qu’un type similaire d’Etats.

Manipulation et non-violence

Les révolutions de couleur sont basées sur des stratagèmes extrêmement subtils, modernes et subversifs, fondés sur la non-violence et conçus par un politologue américain du nom de Gene Sharp.

Au cours des 20 dernières années, ces méthodes de résistance non violentes ont été structurées puis appliquées via des ONG soit disant neutres et axées sur la société civile, qui étaient en réalité financées plus ou moins directement par diverses ONG ou Fonds en lien direct avec le département d’État américain. La CIA va même dispenser des formations aux leaders de ces « pôles de résistance », manifestant l’implication directe du département d’Etat dans ces mouvements soi-disant spontanés. Ceux qui auraient des doutes sur la véracité d’un tel fait peuvent se référer à l’interview donnée par un des principaux activistes non-violents en Serbie, membre d’Otpor, à la revue Politique internationale.

Non-violence 2.0

Ces techniques pratiques visant à réaliser des révolutions non violentes vont être adaptées au monde moderne et fusionnées avec les nouvelles technologies, trouvant dans les réseaux sociaux un formidable vecteur de propagation. Dans la foulée, les initiateurs et militants d’Otpor et du coup d’Etat en Serbie ont créé à Belgrade le centre CANVAS, qui promeut les stratégies des révolutions non violentes partout dans le monde et se targue d’être « intervenu » dans plus d’une quarantaine de pays. La liste des partenaires et sponsors annoncés sur le site témoigne de la mainmise du département d’Etat sur cette « usine à révolutions », implication du reste confirmée par Wikileaks.

Le virus des révolutions de couleur s’est propagé au cours de la première décennie du siècle au monde eurasiatique, et au cours de la seconde au sein du monde musulman, 24 révolutions de couleurs ayant eu lieu ces 25 dernières années. CANVAS est en effet intervenu dès le début du printemps arabe en Egypte mais aussi dans la grande majorité des pays arabes concernés par le soi-disant « printemps révolutionnaire ».

Guerre de l’information et échec des processus «colorés»

La réalité va cependant rapidement reprendre ses droits, et les régimes issus des quelques révolutions de couleur s’effondrer aussi rapidement qu’ils avaient éclos. En Serbie, ce sont les ex-partenaires de Milosevic qui sont au pouvoir, l’opposition a repris le pouvoir en Géorgie et en Ukraine, les dernières élections présidentielles et législatives organisées dans un cadre légal (impliquant tous les partis, et pas en temps de guerre) ont vu la victoire systématique de Viktor Ianoukovitch et du Parti des régions.

Ce point est fondamental: il implique que si le mode opératoire (la révolution en elle-même) est rôdé, la gouvernance n’est pas au point, mettant les nouvelles élites « colorées » face au risque du suffrage universel qu’il n’est pas (encore?) possible de supprimer.

Le point crucial de la guerre de l’information prend à cet instant présent toute son importance, puisque la révolution s’est systématiquement accompagnée d’une campagne de désinformation massive axée sur l’émotionnel visant à intensifier la manipulation des masses, transformées en agents inconscients, tandis que la minorité active (les agents conscients) peut continuer son travail avec une majorité acquise à sa cause.

Dans l’ex-espace soviétique, la manipulation des foules a cessé dès qu’elle n’est plus parvenue à masquer les réalités économiques et politiques, et la mauvaise gestion des nouvelles élites « colorées ». Dans le même temps, en Russie, la communication anti-orange, connaissait de lourds succès.

La violence, nouveau mode opératoire?

A la lumière de ces considérations, le scenario ukrainien est extrêmement intéressant. Le Maïdan n’est pas une révolution de couleur de plus, mais un nouveau modèle de révolution de couleur qui a cessé d’être non-violent. L’échec du projet de couleur de 2004 a donné naissance au projet 2015 qui inclut désormais la violence dans son mode opératoire (coup d’Etat de Pravy Sektor, assassinat de représentants des forces de l’ordre, snipers qui tirent sur la foule…). Autre macabre innovation: l’élimination totale de l’élite politique à renverser, pour éviter que celle-ci ne puisse revenir au pouvoir par volonté populaire via des élections libres.

Alors que la bataille de la communication semble en passe d’être perdue par la puissance instigatrice de ces coups d’Etats déguisés, il est plausible que l’humanité connaisse un nouveau cycle de révolutions de couleurs.

Après la révolution de couleur 1.0 (non violente), la révolution de couleur 2.0 (non-violente et via l’aide d’internet), nous assistons actuellement à l’éclosion de la version 3.0: des révolutions de couleurs ultraviolentes, réalisées à l’aide des nouvelles technologies.


- Source : Alexandre Latsa
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La Banque mondiale prête à travailler avec la banque de financement multilatéral créée par la Chine

Auteur : Agence Ecofin | Editeur : Walt | Dimanche, 12 Avr. 2015 - 13h35
 
 

Le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a annoncé le 7 avril que son institution prévoit de travailler main dans la main avec la  Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB) créée par Pékin, afin de lutter contre la pauvreté et de financer les  projets d’infrastructure.

L’AIIB et la banque de développement créée par les pays émergents des BRICS? (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) sont souvent présentées comme des alternatives à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international (FMI) et des tentatives de Pékin et ses alliés de briser la domination occidentale sur la gouvernance des différents bailleurs de fonds multilatéraux déjà existants.

Les Etats-Unis ont appelé récemment les pays souhaitant rejoindre l’AIIB à patienter jusqu’à ce que cette institution fasse preuve d’un respect des normes de gouvernance et des standards environnementaux et sociaux. Mais plus de 50 pays, dont des alliés européens des Etats-Unis tels que la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, se sont empressés de rejoindre la nouvelle institution qui sera basée à Pékin et dotée d’un capital initial de 50 milliards de dollars.

«Avec l’adoption de bonnes normes dans les domaines de l’environnement, du travail et d’approvisionnement, l’AIIB et la nouvelle banque de développement créée par les BRICS ont le potentiel de devenir de grands nouveaux acteurs dans le développement économique des pays pauvres et des marchés émergents», a déclaré Jim Yong Kim dans un discours prononcé au centre des études stratégiques et internationales basé à Washington.

«Si le groupe de la Banque mondiale, ces nouvelles institutions et d’autres banques multilatérales travaillent ensemble et soutiennent le développement, le monde entier en tirera profit, et en particulier les pays les plus pauvres et les plus vulnérables», a-t-il ajouté.

M. Kim, qui doit sa nomination à la tête de la Banque mondiale à l’appui qui lui a été apporté par les Etats-Unis, a par ailleurs révélé qu’il envisage de rencontrer des responsables chinois lors des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale prévues la semaine prochaine pour discuter de cette collaboration.


- Source : Agence Ecofin
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La dé-dollarisation et le Nouvel Ordre Mondial (Vidéo)

Auteur : Peter Moore | Editeur : Walt | Vendredi, 10 Avr. 2015 - 03h34
 
 
Les tenants et aboutissants du système non-économique mondial. Des images qui parlent d'elle-mêmes.

- Source : Peter Moore
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Les camps de concentration des aborigènes
Auteur : Australia-australie | Editeur : Walt | Samedi, 28 Mars 2015 - 08h15
 

Il y a des génocides qui sont volontairement oubliés, ce sont généralement « ceux qui n’arrangent pas les affaires » de certains, c’est le cas avec le génocide des indiens d’Amérique qui a fait entre 80 et 100 millions de victimes, et c’est le cas également des aborigènes. Et étrangement, à chaque fois, l’histoire semble les oublier, le nombre de documents sur le sujet peu nombreux. Mais tout cela, c’est également pour ne pas oublier que sur l’ensemble de l’histoire de l’humanité, un seul génocide compte et représente un sujet d’étude dans les systèmes éducatifs, celui qui permet la « Shoah business » comme l’explique si bien Tova Reich, fille de rabbin et auteure d’un livre ayant fait polémique.

Voici un court extrait de l’excellent et terrifiant documentaire Utopia de John Pilger sur les aborigènes d’Australie : Utopia - John Pilger (2013) [Trailer VOSTFR]

Ce documentaire n’étant pas encore disponible sous nos contrées dans la langue de Molière, voici quelques explications supplémentaires sur l’histoire des aborigènes:

40 000 ans avant notre ère : les Aborigènes découvrent l’Australie. 1770 : les Britanniques entament l’une des plus sanglantes colonisations de l’histoire. Les Aborigènes, attachés à leurs terres comme à leur propre vie, n’abdiqueront jamais. Les conséquences seront terribles : chute démographique et sociale, perte d’identité et déchirements familiaux. Etape par étape, les Aborigènes tentent aujourd’hui de faire appliquer leurs droits et de retrouver un semblant de dignité humaine. L’espoir existe mais les cicatrices sont profondes.

De l’origine des espèces, la montée des eaux et une Terra nullius

Terra nullius. Un terme latin, à la sonorité presque chantante. En 1770, quand l’explorateur britannique James Cook prend possession de l’Australie au nom de la couronne d’Angleterre, Londres proclame alors la loi de Terra nullius : une terre vacante avant l’arrivée des Européens. Sans propriété, sans liens, sans hommes. Contre les ordres du roi George III, Cook ne conclura aucuns traités avec les Indigènes. Des hommes primitifs, à la peau aussi noire que l’ébène, qui vivent de la chasse, de la pêche et de la cueillette. Dans son journal de bord, James Cook écrira : « En réalité, ils sont bien plus heureux que nous les Européens… Ils vivent dans la tranquillité qui n’est pas troublée par l’inégalité de la condition. La terre et la mer leur fournissent toutes les choses nécessaires pour vivre… Ils vivent dans un climat agréable et ont un air très sain… ils n’ont aucune abondance ». Pendant plus de trois cent ans, jusqu’en 1992, les Aborigènes (subdivisés en deux groupes : les Aborigènes d’Australie et les Indigènes du détroit de Torrès), qui vivent depuis plus de 40 000 ans en Australie, seront privés de leurs terres. Privés de leur essence et de leur rapport au monde.

Quand les Britanniques posent le pied en Australie à la fin du XVIIIe siècle, la population aborigène est estimée entre 300 000 et 750 000… En 1900, il ne reste plus qu’entre 60 000 et 100 000 Aborigènes en Australie..

Aborigènes. En latin, les origines. Par définition, les peuples premiers, les habitants originels. La majorité des historiens pensent que les Aborigènes auraient atteint l’Australie dans une période comprise entre 40 000 et 50 000 ans, en provenance d’Asie du sud-est. Certaines recherches prônent une ancienneté de plus de 100 000 ans. L’homme de Mungo, découvert en Nouvelle-Galles du Sud, reste le plus vieux fossile humain découvert à ce jour en Australie, et serait daté d’environ 40 000 ans. Les théories sur les origines des premiers habitants sont multiples. Les Indigènes ont pu arriver par voie terrestre, à travers le passage qui reliait la Nouvelle-Guinée à l’Australie, et qui a été coupé par la montée des eaux il y a 9 000 ans. Ou par embarcations, en petits groupes, en provenance d’Indonésie via la mer du Timor. Voire simplement par plusieurs vagues de migrations vers différentes côtes du continent. Il y aurait de plus des ressemblances à la fois génétiques et linguistiques entre les Polynésiens et les Aborigènes. Enfin, les dingos seraient originaires de Thaïlande. Ces chiens sauvages auraient débarqués sur le continent australien il y a 3 500 ans, ce qui renforce les origines asiatiques des Aborigènes, et prouve que les contacts entre l’Australie et l’Asie se seraient prolongés.

Les premiers hommes s’installeront en Terre d’Arnhem dans le Territoire du nord. Puis rallieront toute l’Australie, dont la Tasmanie, alors reliée au continent. Une culture, un art et une religion se développeront progressivement. Des traditions liées à l’environnement, à la terre, aux animaux et aux plantes. Quand les Britanniques posent le pied en Australie à la fin du XVIIIe siècle, la population aborigène est estimée entre 300 000 et 750 000. Pour quelques historiens, elle dépasserait même le million à travers 250 langues, subdivisées en différents clans. En 1900, il ne reste plus qu’entre 60 000 et 100 000 Aborigènes en Australie. Bien que le terme soit contesté et débattu, en droit de la guerre, il n’y a qu’un mot : génocide.

Les générations volées, la résistance et les traqueurs

Les Européens emportent sur leurs bateaux les maladies et la répression. Contrairement aux Maoris de Nouvelle-Zélande qui signèrent le traité de Waitangi, jamais les Aborigènes ne se soumettront et reconnaîtront la colonisation. En 1831, alors que la Tasmanie est livrée à des actes de violences extrêmes qui a pour conséquence la proclamation de la loi martiale, un colon de Launceston, écrit au journal local : « Nous sommes en guerre contre eux ; ils nous considèrent comme des ennemis – des envahisseurs ; ils considèrent que nous les opprimons et que nous les persécutons ; ils résistent à notre invasion. Ils n’ont jamais été vaincus, et donc ils ne sont pas des sujets en rébellion, mais une nation injuriée, et ils défendent, à leur manière, les possessions qui sont les leurs de droit et qui leur ont été arrachées par la force. » Quand le célèbre Charles Darwin visite Hobart en 1836, il déclare être le témoin de vols et de meurtres commis par les Aborigènes, mais que ces violences trouvent leurs origines dans la « conduite infâme » de quelques britanniques.

Entre 1901 et 1969, une loi oblige les enfants métis à être élevés parmi des institutions blanches. Les enfants vont être arrachés de force à leur famille, placés dans des orphelinats ou des centres sociaux, pour être éduqués à l’européenne.

Au cours du XIXe siècle, les conflits entre colons et Indigènes vont s’accentuer. Les Aborigènes vont commettre de nombreux meurtres sur des Blancs. Dans les campagnes, les massacres de moutons ou de vaches, cumulés à des incendies, vont provoquer la faillite de plusieurs fermes. Jamais l’Australie ne sera en paix. Les Blancs vont répliquer par des tueries, parmi elles des femmes et des enfants, comme àPinjarra (60 à 70 morts)et Myall Creek (la première fois où des Blancs seront exécutés pour leurs actes). Les bushrangers, bagnards qui sévissent dans les terres isolées, seront pistés par des traqueurs aborigènes, engagés par les Blancs. Pemulwuy sera connu comme l’un des premiers résistants à l’empire britannique. Membre du clan Bidjigal, vivant dans la région de Sydney à la fin du XVIIIe siècle, il répliquera par chaque acte de violence blanche par des attaques contre les colons. Tué en 1802, on lui trancha la tête, qu’on en envoya à Londres. Symbole d’une résistance aborigène, Pemulwuy aura même le respect de des ennemis : « En dépit d’une terrible peste pour la colonie, il possédait un caractère courageux et indépendant, un chef actif et audacieux », déclarait le gouverneur Philip Gidley King.

Le XXe siècle sera le théâtre d’un des épisodes les plus sombres de l’histoire australienne : les générations volées. Entre 1901 et 1969, une loi oblige les enfants métis à être élevés parmi des institutions blanches. Les enfants vont être arrachés de force à leur famille, placés dans des orphelinats ou des centres sociaux, pour être éduqués à l’européenne. La justification est le sang « blanc » des enfants, et la politique, décidément bien dans son époque, celle de la montée des totalitarismes, est celle de la White Australia, de « l’Australie aux Blancs ». Il y a de la xénophobie, du fascisme et des relents abjects de tout parti d’extrême-droite européen de l’époque qui évoquent la pureté d’une race, d’un sang ou d’une éducation. Il faudra attendre 2008 pour que le gouvernement australien, celui de Kevin Rudd, demande pardon à toutes les familles concernées par les générations volées. Le nombre d’enfants séparés de leurs familles n’a pas été établi clairement. Mais en 1997, le rapport « Bringing them home » (« Les ramener chez eux »), évoque le chiffre terrifiant de 100 000 enfants.

Source et fin de l’article sur: Australia-australie.com


- Source : Australia-australie
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Le top 10 des journaux subventionnés par Google
Auteur : Vincent Glad | Editeur : Walt | Mercredi, 25 Mars 2015 - 03h00
 

Le Figaro devrait toucher plus de 4 millions du fonds Google. Le géant de la Silicon Valley arrose surtout les journaux les plus installés.

En 2013, suite à un conflit entre la presse française et Google, le géant américain acceptait de lâcher 60 millions d’euros pour financer le journalisme en ligne.

Le Fonds pour l’innovation numérique de la presse (FINP) vient de publier le détail de sa deuxième levée de fonds, 16,1 millions distribués à des projets numériques en 2014. Chaque projet est co-financé à 60% par Google et à 40% par les éditeurs.

En cumulant les sommes allouées en 2014 à celles allouées en 2013, on peut établir un premier classement des journaux qui profitent le plus de cette manne financière. Je vous laisse apprécier la pertinence des différents projets.

1. Le Figaro : 4,052 millions d’euros

- Figaro.tv : «plus de 100 vidéos par jour pour faire entrer le groupe dans l’ère de l’image» (1.820.000€)

- Data 2014 : «récolter, stocker, traiter et activer les données utilisateurs» (1.735.000€)

- Si Xiang Bal : «une offre de contenu lifestyle en Mandarin» (497.000€)

2. Les Echos : 3,046 millions d’euros

- Solutions : «une plateforme nationale de service pour les entreprises permettant de consulter ou déposer des annonces légales, d’accéder aux informations sur les cessions ou reprises d’entreprises et aux offres de marchés publics» (2.000.000€)

- Grid : «l’application mobile multi-flux dédiée aux entreprises et à la veille économique» (588.000€)

- Start : «la plateforme dédiée aux étudiants et jeunes diplômés» (458.000€)

3. Le Monde : 2,242 millions d’euros

- 2014 Mobilité first : «une offre exclusive et expérimentale dédiée aux usages mobiles» (1.840.000€)

- Le Monde Afrique : «un produit 100% numérique pour s’adresser aux audiences africaines» (402.000€)

4. Le Nouvel Observateur : 1,990 million d’euros

- QuotidienObs : «premier quotidien digital pour un News magazine» (1.990.000€)

5. Express-Roularta : 1,970 million d’euros

- «Une plateforme big data pour passer d’une approche de marque («brand centric») à une vision «user centric»» (1.970.000€)

6. Le Parisien : 1,742 million d’euros

- Mon quartier numérique : «une offre payante dédiée à Paris et sa région» (1.042.000€)

- La «Digital TV» du Parisien.fr (556.000€)

- Devenir le média d’information leader sur le data journalisme (144.000€)

7. Ouest France : 1,384 million d’euros

- Ednum : «deux éditions en ligne par jour pour se «différencier du marché numérique français» (1.384.000€)

8. Le Point : 1.369 million d’euros

- Digital newsmag 360 : «un hebdomadaire augmenté très haut de gamme pour défricher des nouveaux formats» (1.369.000€)

9. Contexte : 1,207 million d’euros

- Le hub politique : «un nouvel usage de l’information politique» (766.000€)

- «Un modèle payant «multiface» adapté à une presse de niche» (441.000€)

10. 20 Minutes : 1,120 million d’euros

- «Individualiser l’offre éditoriale et l’expérience utilisateur» (853.000€)

- «Création d’une gamme d’offres publicitaires «Natives» avec un Back office dédié pour l’annonceur» (267.000€)

Le Figaro, qui arrive largement en tête de ce classement, est décidément le roi des subventions. C’est aussi le journal qui touche le plus d'aides de l’Etat avec 16,179 millions d’euros en 2014.

Le fonds Google est co-administré par l’Association de la Presse d’Information Politique et Générale (AIPG), qui regroupe les grands médias de la presse généraliste, qui — surprise — se retrouvent en tête de ce classement. Un seul «intrus» dans cette liste : Contexte, un pure-player consacré aux politiques françaises et européennes.

Libération arrive plus loin dans le classement avec 649.000 euros prévus pour un projet en 2013, projet en partie avorté. À noter que le fonds Google est piloté par Ludovic Blecher, ancien directeur des éditions numériques de Liberation.fr.

Edit : Le calcul est effectué sur les allocations de fonds annoncées publiquement par Google et ne prend pas en compte les éventuels ajustements ultérieurs sur ces sommes. Le fonds Google refuse de publier les sommes effectivement versées.


- Source : Vincent Glad
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Antiterrorisme : un prétexte pour le flicage généralisé ?
Auteur : Boulevard Voltaire | Editeur : Stanislas | Dimanche, 22 Mars 2015 - 13h12
 
 

Sous prétexte de lutter contre les attentats islamistes, Internet va désormais être scruté au microscope grâce à un arsenal technologique qu’Orwell n’aurait osé imaginer dans ses pires cauchemars.

La droite sarkozyste en rêvait, la gauche flanbyste l’a fait : sous prétexte de lutter contre les attentats islamistes, Internet va désormais être scruté au microscope grâce à un arsenal technologique qu’Orwell n’aurait osé imaginer dans ses pires cauchemars : équipement de traitement des données pouvant détecter des comportements suspects sur le réseau des opérateurs ; écoutes téléphoniques et interception de courriels en temps réel sur simple autorisation administrative ; possibilité de poser micros, caméras espions, balises de localisation. Jamais aucun gouvernement ne s’était révélé aussi attentatoire aux libertés individuelles. La Quadrature du Net y voit « une incroyable dérive […] en matière de surveillance des citoyens ». Souriez, vous êtes fliqué !

Mais ce n’est pas tout. Michel Sapin a décidé de revoir à la baisse le plafonnement des paiements autorisés en argent liquide, ramenés de 3.000 à 1.000 euros pour les Français, et de 15.000 à 10.000 euros pour les non-résidents. Le ministre espère ainsi empoisonner la vie des terroristes, qui règlent leurs achats en espèces. « Un sac Vuitton, ça va, une kalachnikov, ça ne vas pas », lâche-t-il, ignorant visiblement qu’un AK-47 se négocie autour de 300 euros dans les cités, là où une pochette siglée LV vaut au moins le double.

Cette disposition suscite l’inquiétude du Comité Colbert, regroupant les principales enseignes du luxe, dont les riches clients étrangers paient régulièrement en liquide. Selon Didier Bévillon, président de la Fédération de l’horlogerie, elle va « engendrer des complications » – le comble pour un vendeur de montres. À compter du 1er janvier 2016 (la sécurité nationale attendra), tout dépôt ou retrait d’espèces supérieur à 10.000 euros devra être signalé par les banques à Tracfin, la cellule de renseignement financier de Bercy. Une pièce d’identité sera demandée pour les échanges de devises supérieurs à 1.000 euros, comme si les terroristes n’étaient pas capables de se procurer de faux papiers.

Une mesure beaucoup plus efficace, suggérée par des parlementaires mais rejetée par l’Europe, consisterait à supprimer le billet de 500 euros. Comme le rappelle le journaliste Thierry Lévêque, coauteur du livre Cache Cash (Flammarion), il a été démontré que celui-ci est utilisé à 80 % à des fins frauduleuses ou criminelles, car il permet de transporter de grosses sommes en un minimum de place : le volume d’un demi-million d’euros équivaut à une brique de lait. Et il représente un tiers des mille milliards d’euros en circulation ! Aux États-Unis, les coupures de 500 dollars ont été abandonnées en 1946.

L’argent liquide serait-il voué à disparaître ? C’est, en tout cas, l’avis des banques, qui trouveraient là un moyen de faire des économies – la gestion de la masse de billets et pièces, rien qu’en eurozone, leur coûte 60 milliards par an – et d’inciter les consommateurs à dépenser davantage, grâce à des transactions simplifiées et dématérialisées. La Norvège prévoit même, pour 2020, la fin des espèces. Il en résulterait une traçabilité parfaite de nos dépenses, une connaissance millimétrée de nos goûts, de notre vie. Nous deviendrions tributaires des desiderata des banques, puisque nous ne pourrions plus retirer nos deniers. « L’État aura un contrôle absolu sur l’argent de ses citoyens et des investisseurs », prédit le macroéconomiste Michel Santi. On en frémit d’avance…


- Source : Boulevard Voltaire
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Antiterrorisme : un prétexte pour le flicage généralisé ?
Auteur : Boulevard Voltaire | Editeur : Stanislas | Dimanche, 22 Mars 2015 - 13h12
 
 

Sous prétexte de lutter contre les attentats islamistes, Internet va désormais être scruté au microscope grâce à un arsenal technologique qu’Orwell n’aurait osé imaginer dans ses pires cauchemars.

La droite sarkozyste en rêvait, la gauche flanbyste l’a fait : sous prétexte de lutter contre les attentats islamistes, Internet va désormais être scruté au microscope grâce à un arsenal technologique qu’Orwell n’aurait osé imaginer dans ses pires cauchemars : équipement de traitement des données pouvant détecter des comportements suspects sur le réseau des opérateurs ; écoutes téléphoniques et interception de courriels en temps réel sur simple autorisation administrative ; possibilité de poser micros, caméras espions, balises de localisation. Jamais aucun gouvernement ne s’était révélé aussi attentatoire aux libertés individuelles. La Quadrature du Net y voit « une incroyable dérive […] en matière de surveillance des citoyens ». Souriez, vous êtes fliqué !

Mais ce n’est pas tout. Michel Sapin a décidé de revoir à la baisse le plafonnement des paiements autorisés en argent liquide, ramenés de 3.000 à 1.000 euros pour les Français, et de 15.000 à 10.000 euros pour les non-résidents. Le ministre espère ainsi empoisonner la vie des terroristes, qui règlent leurs achats en espèces. « Un sac Vuitton, ça va, une kalachnikov, ça ne vas pas », lâche-t-il, ignorant visiblement qu’un AK-47 se négocie autour de 300 euros dans les cités, là où une pochette siglée LV vaut au moins le double.

Cette disposition suscite l’inquiétude du Comité Colbert, regroupant les principales enseignes du luxe, dont les riches clients étrangers paient régulièrement en liquide. Selon Didier Bévillon, président de la Fédération de l’horlogerie, elle va « engendrer des complications » – le comble pour un vendeur de montres. À compter du 1er janvier 2016 (la sécurité nationale attendra), tout dépôt ou retrait d’espèces supérieur à 10.000 euros devra être signalé par les banques à Tracfin, la cellule de renseignement financier de Bercy. Une pièce d’identité sera demandée pour les échanges de devises supérieurs à 1.000 euros, comme si les terroristes n’étaient pas capables de se procurer de faux papiers.

Une mesure beaucoup plus efficace, suggérée par des parlementaires mais rejetée par l’Europe, consisterait à supprimer le billet de 500 euros. Comme le rappelle le journaliste Thierry Lévêque, coauteur du livre Cache Cash (Flammarion), il a été démontré que celui-ci est utilisé à 80 % à des fins frauduleuses ou criminelles, car il permet de transporter de grosses sommes en un minimum de place : le volume d’un demi-million d’euros équivaut à une brique de lait. Et il représente un tiers des mille milliards d’euros en circulation ! Aux États-Unis, les coupures de 500 dollars ont été abandonnées en 1946.

L’argent liquide serait-il voué à disparaître ? C’est, en tout cas, l’avis des banques, qui trouveraient là un moyen de faire des économies – la gestion de la masse de billets et pièces, rien qu’en eurozone, leur coûte 60 milliards par an – et d’inciter les consommateurs à dépenser davantage, grâce à des transactions simplifiées et dématérialisées. La Norvège prévoit même, pour 2020, la fin des espèces. Il en résulterait une traçabilité parfaite de nos dépenses, une connaissance millimétrée de nos goûts, de notre vie. Nous deviendrions tributaires des desiderata des banques, puisque nous ne pourrions plus retirer nos deniers. « L’État aura un contrôle absolu sur l’argent de ses citoyens et des investisseurs », prédit le macroéconomiste Michel Santi. On en frémit d’avance…


- Source : Boulevard Voltaire
 
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Publié le 20 mars 2015 à 10h27 | Mis à jour à 10h27

Nos églises ont besoin de nous

 
Le Nouvelliste

C'est désolant de voir nos églises se vider et disparaître de notre paysage pendant que des temples d'autres religions ou sectes se multiplient, bien souvent grâce à des fonds venant de l'extérieur. C'est tout aussi désolant de constater l'indifférence des gens et des gouvernements face à ce phénomène.

C'est vrai que la communauté est vieillissante; celle qui supportait nos églises n'a pas de relève. Pour accommoder, nous avons sorti la religion de nos écoles pour la remplacer par des cours de culture populaire. On en voit aujourd'hui les résultats. Les jeunes ne pratiquent plus et ne croient même plus à rien. Il ne faut donc pas se surprendre de la montée de l'intégrisme et de la radicalisation de nos jeunes qui n'ont plus de points de repère.

Nous avons perdu ces valeurs que l'Église chrétienne nous a enseignées et qui avaient forgé notre identité; la foi, l'espérance, l'amour du prochain, la tolérance et le pardon. On ne se dirige plus vers la prêtrise non plus et les pasteurs prennent de l'âge. À Grand-Mère, nous avons un curé pour trois paroisses: Sainte-Flore, Saint-Jean-Baptiste et Saint-Paul.

L'église de Sainte-Flore est la plus ancienne et compte sur la plus petite population. Comme la plupart des autres églises, elle n'est pas seulement un lieu de culte; elle met à la disposition d'organismes communautaires et bénévoles des locaux adjacents ou son sous-sol pour y tenir des réunions ou des activités. Le Choeur du Rocher y est hébergé depuis 28 ans et désire faire sa part pour aider son église. Dans ce but, il fera de son traditionnel concert de Pâques une activité bénéfice au profit de l'église de Sainte-Flore. Ce concert sera présenté dans l'église même, reconnue pour son acoustique exceptionnelle, le dimanche 29 mars à 14 h au coût de 10 $.

La fête de Pâques, qui célèbre la résurrection du Christ, est la plus grande fête de la chrétienté et le fondement même de notre religion. Quelle belle occasion de venir se ressourcer en écoutant des oeuvres de célèbres compositeurs tels Verdi, Haendel et Ernest Gold. L'invitation est lancée à tous ceux qui croient encore qu'on peut faire quelque chose pour aider nos églises.

Gaston Bouffard

secteur Grand-Mère  Québec Canada

président du Choeur du Rocher

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 La rédaction de Charlie Hebdo se divise sur l'argent du journal
Auteur : OLJ | Editeur : Walt | Vendredi, 20 Mars 2015 - 03h57
 

Onze salariés de Charlie Hebdo réclament à leur direction un statut d'"actionnaires salariés à parts égales", a-t-on appris jeudi auprès de collaborateurs du journal satirique français, qui a recueilli près de 30 millions d'euros depuis l'attentat meurtrier l'ayant frappé début janvier.

"Laurent Léger (journaliste de Charlie Hebdo, ndlr) a annoncé mercredi en conférence de rédaction avoir créé un collectif pour ouvrir des négociations sur une répartition égalitaire du capital", a indiqué à l'AFP un des avocats du journal, représentant de la direction, qui n'a pas souhaité être nommé.

Dans un e-mail dont l'AFP a obtenu une copie, Laurent Léger précise que ce collectif réunit onze collaborateurs, dont lui-même, le médecin urgentiste Patrick Pelloux et le dessinateur Luz. Ce collectif a engagé deux avocats.
Charlie Hebdo est détenu actuellement à 40% par les parents de son ex-directeur de la rédaction Charb, ayants droit de leur fils tué dans l'attaque du 7 janvier, 40% par le dessinateur Riss, nouveau directeur de la publication, blessé à l'épaule lors de l'attaque, et 20% par Eric Portheault, directeur général.

"La direction l'a appris mercredi. Nous prenons acte des souhaits des salariés d'être associés à la vie du journal. Mais nous sommes très loin de la réflexion sur l'actionnariat", a commenté l'avocat du journal, expliquant que les dirigeants étaient "navrés" de cette initiative. "Riss est encore à l'hôpital, les parts de Charb sont gelées par (sa) succession. Tout cet argent fait plus de mal que de bien. Cela fait penser à ces enterrements où on se bat déjà en revenant du cimetière pour les bijoux de la grand-mère", a-t-il regretté.

"Pour le moment, on n'est pas associé aux choix. Il n'y a rien contre la direction actuelle, aucun conflit avec qui que ce soit, mais par rapport à ce qui s'est passé les salariés veulent être davantage acteurs de l'entreprise", a déclaré pour sa part Patrick Pelloux, joint par l'AFP. "A partir du moment où une entreprise est décimée, vous vous sentez complètement liés à elle. Il ne s'agit pas de se partager le gâteau. L'argent ne nous intéresse pas", assure-t-il.

Juste avant l'attentat jihadiste qui a tué douze personnes de son équipe, le journal, au bord de la faillite, ne se vendait qu'à 30 000 exemplaires. Il a depuis vu affluer les dons, les abonnements et vendu à plus de 7 millions d'exemplaires son "numéro des survivants", sorti le 14 janvier. En tout, Charlie Hebdo pourrait recueillir jusqu'à 30 millions d'euros.


- Source : OLJ
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La domination du dollar touche à sa fin: Les «alliés» Européens, désertent Obama, et rejoignent en masse la banque AIIB, pilotée par Pékin !
Auteur : Réseau authentique | Editeur : Walt | Mercredi, 18 Mars 2015 - 12h53
 

ENORME ! C’est donc bien Jim Willie qui avait raison, depuis des années ! Quel changement de paradigme quant à la Dé-dollarisation qui prend une autre ampleur, imaginez un peu l’impact géopolitique, et ce que ça signifie !

La France, l’Allemagne et l’Italie ont décidé de suivre l’exemple de la Grande-Bretagne et de rejoindre la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB) gérée par la Chine.

La décision des quatre pays de devenir membres de l’AIIB a porté un nouveau coup aux efforts américains visant à maintenir les pays occidentaux à l’écart de cette nouvelle institution, a écrit le Financial Times se référant à des officiels européens.

La Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures a été lancée à Pékin en 2014. Elle vise à stimuler l’investissement en Asie dans le domaine des transports, de l’énergie, des télécommunications et d’autres infrastructures. Considérée comme une rivale de la Banque mondiale, dominée par l’Occident, et de la Banque asiatique de développement.

La Chine avait déclaré un peu plus tôt cette année qu’au total, 26 pays étaient membres fondateurs, venant pour la plupart d’Asie et du Moyen-Orient.

Le Japon, l’Australie (principal allié des Etats-Unis dans la région Asie-Pacifique) et la Corée du Sud, poids lourds de la région, sont absents, bien que le premier ministre australien Tony Abbott ait annoncé ce week-end qu’il prendrait sous peu une décision finale quant à l’adhésion à l’AIIB.

Séoul a indiqué être toujours en discussions avec la Chine et d’autres pays au sujet de sa possible participation.

Selon Zero Hedge , cela fait suite à l’Australie et au Royaume-Uni ...

L’Australie, un allié clé des États-Unis dans la région Asie-Pacifique, qui en était venue sous la pression de Washington à rester en dehors de la nouvelle banque, a également dit qu’elle allait  maintenant repenser cette position.

Lorsque la Grande-Bretagne a annoncé sa décision de rejoindre l’AIIB la semaine dernière, l’administration Obama a déclaré au Financial Times que cela faisait partie d’une tendance plus large par Londres envers la Chine. Les responsables britanniques ont été relativement muets dans leur critique de la Chine sur sa gestion des manifestations pro-démocratie à Hong Kong l’année dernière.

La Grande-Bretagne a tenté de gagner « l’avantage du premier »  en s’inscrivant la semaine dernière à la banque chinoise naissante avant d’autres membres du G7.

La Grande-Bretagne espère s’imposer comme la destination numéro un pour les investissements chinois et les fonctionnaires britanniques étaient impénitents.

Ce qui, comme Forbes explique , laisse Obama avec trois options …

1) Continuer à presser sur ses alliés pour qu’ils ne rejoignent pas le AIIB tant que les procédures de gouvernance de la banque sont assurés;

2) Rejoindre  le AIIB lui-même; ou

3) Laisser tomber la question.

ZeroHedge conclut :

La Dé-dollarisation continue … Comme Simon Black l’a récemment conclu, nous pouvons maintenant voir que les mots se transforment en actions …

[Les Alliés] sont peut-être trop polis pour dire aux États-Unis droit dans les yeux « Regardez, vous avez $ 18,1 trillions de dette officielle, vous avez $ 42000000000000 de passif non capitalisé, et vous êtes une sorte de poids pour nous. On se débarrasse de vous .” Ainsi, à la place, ils y vont avec l’approche « ce n’est pas vous, c’ est moi » .

Mais à tous ceux qui y accordent une attention, c’est assez évident où va cette tendance .

Ce ne sera pas long avant que d’autres pays occidentaux sautent dans le train anti-dollar dans l’action et pas seulement dans les mots.


- Source : Réseau authentique
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Lettre

Loto-Québec: une mauvaise décision

19 mars 2015 | Alain Tremblay Montréal, le 16 mars 2015 |Québec

Après avoir fermé sa pertinente et enrichissante vitrine culturelle en 2013, Espace création, Loto-Québec a décidé qu’elle n’achètera plus d’art pour un an. Tout cela malgré des profits de 257 millions au troisième trimestre. En dépit de ses 35 ans d’existence et de son rayonnement culturel, la société d’État a décidé de sabrer son aide aux artistes et à la culture afin de contrer un 5 % en moins dans ses revenus. Cela est scandaleux et honteux.

 

Pourtant, Loto-Québec possède une collection diversifiée de près de 5000 oeuvres, de plus de 1200 artistes, dont David Adjmed, Valérie Blass, Sophie Jodoin, Marc Séguin et Jean-Paul Riopelle. La très grande majorité de nos artistes, en arts visuels, vivent très modestement, voire pauvrement. Pour bon nombre, ça prend au moins dix ans de travail acharné avant de toucher le même montant que la dernière indemnité de départ de l’ex-ministre Bolduc !

 

Pourquoi priver et appauvrir encore davantage les artistes et notre culture ? Et dire que le p.-d.g. de Loto-Québec, Gérard Bibeau, gagne plus de 357 130 $ (l’an dernier).

 

En tant que collectionneur et passionné d’art visuel, je suis outré par cette décision austère, mal éclairée et synonyme d’inculture. En d’autres mots, le fait que plusieurs de nos grands dirigeants manquent de culture explique la pauvreté et la tristesse d’une décision comme celle-ci.

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L’euthanasie légalisée en France
Auteur : french.xinhuanet | Editeur : Walt | Mercredi, 18 Mars 2015 - 13h04
 
 

Après des années de polémiques autour du sujet, les députés viennent enfin de voter. Et maintenant, que deviennent les médecins ou infirmières qui ont été condamnés pour homicide après avoir pratiqué ce qui est maintenant légal ?

L’Assemblée nationale a adopté mardi après-midi, par scrutin public, la proposition de loi créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie.

A l’issue d’un débat pendant deux jours la semaine dernière, la proposition de loi portée par les députés Alain Claeys du Parti socialiste et Jean Leonetti de l’UMP a été votée par 436 voix, à une très large majorité. 34 députés ont voté « contre », alors que 83 autres se sont abstenus.

Ce texte prévoit le recours, dans certains cas, à une « sédation profonde et continue jusqu’au décès » de malades en phase terminale, à condition qu’il soit demandé par un malade conscient, pour lequel les traitements sont inefficaces. Il rend également contraignantes les « directives anticipées » qui prévoient que toute personne peut exprimer par écrit son refus de l’acharnement thérapeutique.

Selon le quotidien Le Monde, « Dormir avant de mourir pour ne pas souffrir », a résumé la proposition de loi Jean Leonetti, déjà auteur de la loi de 2005 contre l’acharnement thérapeutique.

La proposition de loi devrait être examinée au Sénat en mai ou juin prochain.


- Source : french.xinhuanet
 
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François Hollande reçoit le PDG du géant chinois de l'Internet Alibaba à l'Elysée

Publié le 2015-03-19 à 07:18 - french.xinhuanet.com  
 
 

PARIS, 18 mars (Xinhua) -- Le chef de l'Etat français François Hollande a reçu ce mercredi à l'Elysée le PDG d'Alibaba, Jack Ma afin d'évoquer de possibles investissements du géant chinois de l'Internet en France.

A l'issue de cette rencontre, l'Elysée a fait savoir qu'un accord entre Alibaba et le service de diffusion de La Poste était en cours de négociation et qu'une succursale du groupe chinois, "Alibaba Embassy", serait installée en octobre prochain à Paris pour permettre notamment aux entreprises françaises de négocier en direct avec les représentants de la plate-forme de vente en ligne chinoise.

D'après le bilan annuel publié lundi dernier par Business France, opérateur national chargé de développer l'attractivité économique, les investissements étrangers en France ont augmenté de 8% en 2014 après trois années de recul, ce qui permet de maintenir ou créer 25 000 emplois dans l'hexagone. Or, les grands pays émergents restent peu investis en France, la Chine étant huitième au rang des investisseurs étrangers en 2014.

Cette rencontre entre le chef de l'Etat français et l'entrepreneur chinois s'inscrit clairement dans la stratégie de conquête des investisseurs étrangers développée par le gouvernement français.

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POUTINE : pourquoi tant de haine ?
Auteur : 2ccr | Editeur : Walt | Mardi, 17 Mars 2015 - 13h04
 
 

A lire, écouter tous ces médias et politiciens, Poutine serait un monstre. Ne respectant aucune des libertés publiques élémentaires, pratiquant l’assassinat politique, méprisant les règles d’or d’une économie libérale qui est censée servir de trame aux relations internationales, etc. Bref, c’est tout juste si Poutine n’a pas remplacé Staline dans la représentation des stéréotypes véhiculé par les médias occidentaux. Mélodie, de la complicité politique et médiatique, dans cette relation fusionnelle de la manipulation de l’information, au service des intérêts économiques de leurs commanditaires.

En fait, la fureur de cette campagne de désinformation est fondée sur la frustration occidentale à l’encontre de la volonté d’un homme, s’appuyant sur une nouvelle génération de responsables russes, décidé à sortir la Russie de la profonde crise de la fin du XX° siècle. La conséquence immédiate est que les immenses projets de prédation, planifiés par le Big Business occidental à la suite de l’effondrement du régime communiste se sont, malgré d’excellents débuts, trouvés rapidement bloqués par un homme : Poutine. D’où les campagnes hystériques dans les médias occidentaux.

Tout opposant à l’hégémonie occidentale a droit automatiquement au qualificatif de « terroriste », dès lors qu’il possède un pouvoir potentiel de résistance. Difficile de mettre Poutine sur une de ces listes. Alors, le plus simple est de le faire passer pour un criminel. Rien que cela… Autocrate et assassin. Pourtant, c’est un homme qui a été régulièrement élu à la tête de son pays, dans un gouvernement légitime. Et les sondages, y compris ceux supervisés par l’université d’Aberdeen (Ecosse) en 2007, montraient (déjà) un taux moyen de satisfaction de ses concitoyens, par rapport à son action, de 70%, en moyenne. Il n’y en a pas beaucoup sur cette planète… et horreur : il se fait une haute idée de l’indépendance et de l’avenir de son pays !… Il est vrai qu’il a tout pour agacer. Nos « Al Capone » dirigeant la « Communauté Internationale », et protégeant les pires dictatures en Afrique, en Amérique du sud ou au Moyen Orient, n’en peuvent plus !… Poutine ? … Un cauchemar !

La stratégie de l’Occident, à la chute du communisme était de faire éclater l’ex-URSS en une multitude d’Etats, d’entretenir des conflits à ses frontières pour la paralyser, et de piller les énormes ressources de son sous-sol en installant et protégeant des gouvernement corrompus. A l’exemple de ce qui se fait de mieux sous d’autres latitudes. Cela a failli réussir, comme le montre très clairement Joseph Stiglitz : l’instabilité économique associée à une corruption organisée et à la mise en place d’une mafia servant d’intermédiaire aux intérêts occidentaux, a provoqué une violente régression de la Russie. Ce grand pays était au bord de l’anarchie…Avec Eltsine, les Russes ont connu une descente vertigineuse aux abysses. De son temps le Los Angeles Times comparait la Russie à une souris essayant de rugir.

En fait, les privatisations accélérées, imposées par l’Occident via la Banque Mondiale et le FMI, n’avaient pas pour objectif de créer ou de développer une classe moyenne, mais de faire acheter, par les multinationales, pour une bouchée de pain l’essentiel de la richesse du pays : pétrole, gaz, mines (fer, charbon, or, diamant, etc.).

C’est ainsi que sous Eltsine, des pans entiers des ressources russes ont été bradés à des mafieux, moyennant commissions, certains, par la suite, s’apprêtant à céder leurs possessions nouvellement acquises avec une confortable marge, notamment dans le gaz et le pétrole, aux grandes multinationales. La Russie allait ainsi voir l’essentiel de ses richesses rachetées à vil prix et possédées par des intérêts étrangers. Schéma classique des privatisations dans la plupart des pays en développement qui n’ont pas la taille critique pour résister. Mais, la Russie n’est pas le Nigeria, l’Arabie Saoudite ou le Gabon…

Succédant au gouvernement « ultracorrompu » d’Eltsine, la première tâche de Poutine fut de mettre un terme à ce pillage à grande échelle du pays. Il fallait museler la grande mafia en cheville avec les multinationales étrangères. Certains de ces mafieux ont pu être arrêtés, jugés et les transactions en cours bloquées. Poutine est aussi un homme qui a mis fin à des hold-ups américains sur le pétrole. En faisant arrêter le 25 octobre 2003 Mikhaïl Khodorkovski, sur un aéroport de Sibérie alors qu’il voulait vendre sa société Youkos à Exxon. Ce qui a fait hurler les anglo-saxons au nom du « libéralisme économique», des droits de l’homme et autres indignations « démocratiques »… La réaction allait être brutale. Du « grand ami » de l’après 11 Septembre, Poutine, allait immédiatement devenir l’homme à abattre.

Dans ce nettoyage, un des plus brillants et des plus efficaces collaborateurs de Poutine, Andrei Kozlov, a été assassiné. Il avait retiré les licences d’exploitation à 95 banques russes spécialisées dans le blanchiment de ce pillage. Il était en train de décortiquer les implications des multinationales de l’énergie dans le pillage et les détournements de fonds. Malgré cette guerre souterraine et les opérations de déstabilisation organisées par les occidentaux, avec une campagne de dénigrement à l’échelon international, Poutine et son équipe tiennent bon.

Beaucoup de ces gangsters de haut vol se sont réfugiés en Occident, notamment à Londres, où, protégés par la City (milieux financiers) qui gouverne le pays, ils mènent grand train de vie. Cette « protection » atteint des sommets inconnus jusqu’alors. Exemple : L’un des plus riches, Boris Berezovski, dont la fortune est estimée à environ 2 milliards de $, réfugié à Londres, bénéficie du statut de « réfugié politique » en tant qu’ « opposant politique »… Il a même annoncé publiquement à l’époque qu’il était prêt à financer un renversement du gouvernement russe par la force ! La Russie demandera son extradition pour une multitude de détournements de fonds, notamment au détriment de la compagnie aérienne Aeroflot. Bien sûr, Londres, qui n’hésite pas à envoyer ses ressortissants britanniques à Guantanamo, refuse cette extradition sous prétexte du respect des droits de l’homme…. Imaginons un gangster milliardaire proférant les mêmes menaces, à l’encontre de Blair ou d’Obama, ou de tout autre chef d’Etat élu en toute légalité, alors qu’il serait réfugié en Russie. Impensable ! Mais, le contraire : oui.

La Russie, sous son impulsion, a progressivement renégocié tous les contrats de cession, avec les multinationales, dans un rapport d’égal à égal. Un des cas emblématiques est l’exploitation des gisements de Sakhaline, projet de plus de 22 milliards de $ que la Russie a renégocié tant avec les compagnies pétrolières, notamment la Shell, qu’avec le consortium des banques internationales (200 banques). La hausse des prix du pétrole et du gaz, jointe aux actions d’assainissement de Poutine ont permis à la Russie de rembourser, par anticipation, la totalité de sa dette extérieure. Qui dit mieux ? Tout cela a rendu fortement impopulaire Poutine au sein de la puissante « communauté financière internationale »…

Poutine, sait très bien que, pour le déstabiliser, les services spéciaux occidentaux sont prêts à faire assassiner leurs propres agents en Russie… Pour l’accuser, ensuite, d’assassiner ses opposants. Quand on a plus de 70% des russes qui sont pour vous, il est nul besoin de faire assassiner des opposants « médiatiques » (journalistes, et autres figures de composition…) qui émargent, la plupart, sur les livres de paye des services secrets occidentaux, via des associations « bidons ». Il connaît trop bien les combats de l’ombre… Par contre on ne parle jamais des milliers de personnes que les drones d’Obama exécutent chaque année sans autre forme de procès !

Poutine n’est pas parfait. Il a ses défauts et ses manquements comme tout le monde. Mais il a permis le rétablissement rapide de l’économie de la Russie, qui avait été pillée par des agents des États-Unis suite à la dissolution de l’Union soviétique. Il a élevé le niveau de vie, augmenté les pensions, réduit la pauvreté et amélioré l’éducation et les soins, ce qui explique le taux de satisfaction du public, qui plafonne actuellement à un impressionnant 86 % …

Poutine c’est l’homme qui a rétabli la démographie russe ! Suite à la politique du capital maternel, allégements fiscaux, primes à la naissance, les naissances sont remontées à 2 Millions de Russes en 2013, après être descendues à moins d’un million dans les années 1990 ! Poutine c’est aussi l’homme qui a rétabli la puissance militaire de la Russie avec un budget militaire qui se rapproche aujourd’hui de 3% du PIB russe, et qui a changé la donne géostratégique.

Poutine, ose s’opposer aux États-Unis et la guerre par procuration qu’il mène en Ukraine a pour but de contrecarrer le plan de Washington de briser la Fédération de Russie, d’encercler la Chine, de contrôler le flux des ressources de l’Asie vers l’Europe et de gouverner le monde. La Russie de Poutine n’est ni communiste, ni socialiste, c’ est un pays de droite nationaliste qui rêve d’un capitalisme, capable de mener une politique étrangère indépendante, sous le sceau de sa propre politique monétaire, en refusant d’obéir aux directives de Washington … c’est surtout là le crime que l’on reproche à Vladimir Poutine .

Attention, je ne fais pas de Poutine un surhomme ni mon « modèle », alors attention aux amalgames que certains vont faire rapidement, mais je suis étonné que certaines personnes, au demeurant plutôt intelligentes, se soient laissées emporter par de vieux réflexes primaires et hurlent aux loups au coté de médias et de politiques qui nous dépècent jour après jour … et enfin, réfléchissez bien : est-ce Poutine qui a placé son pays à proximité des bases de l’Otan ?


- Source : 2ccr
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Publié le 16 mars 2015 à 11h00 | Mis à jour le 16 mars 2015 à 11h00

On ne remplace pas une mémoire par une autre



La 5e Rue de Shawinigan doit garder son nom.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Le Nouvelliste

Lettre au conseil municipal de Shawinigan.

Je suis né à Shawinigan, ma famille est toujours dans la région. J'ai grandi sur la rue Lambert.

J'ai fait mes deux premières années du secondaire dans un bowling transformé en école (aujourd'hui devenu un centre commercial), soit le temps qu'il fallut pour construire la Polyvalente des Chutes, où je fus de la première promotion. Avant de me lancer dans les études universitaires, j'ai fréquenté ce qui est devenu le Collège de Shawinigan. Aujourd'hui, je suis géographe, j'enseigne depuis 15 ans dans une université prestigieuse, l'Université Paris-Sorbonne, où je dirige un laboratoire de recherche appelé «Espace Nature et Culture», ainsi qu'un programme de Maîtrise fort prisé «Culture, Politique, Patrimoine». Cette carrière fut précédée d'un séjour de sept ans dans une université américaine. Je ne m'en fais pas une gloire, car j'ai conservé la modestie de mes origines ouvrières et l'admiration de ces hommes et de ces femmes dont le dur labeur a permis à Shawinigan d'exister et de croître, au point aujourd'hui de relever le défi de l'harmonisation de son territoire suite à la fusion avec ses villes voisines. Sachez qu'aux États-Unis, comme en France ou à Abu Dhabi, là où je me rends pour enseigner en avril de chaque année, nul ne sort de mes cours sans savoir d'où je viens.

En 2004, j'ai eu le plaisir d'amener une vingtaine d'étudiants européens de maîtrise à Shawinigan. Avec une copie du plan T. Pringle & Son dans les mains, ces derniers ont arpenté les rues de ce qui est aujourd'hui le centre-ville du grand Shawinigan. Le jour suivant, j'ai fait un cours dans ma cour de jeu, rue Lambert !

Il y a toujours des gens qui refusent le changement, d'autres cependant le souhaitent ardemment. Là n'est pas le problème. Il y a des enjeux plus importants. Vouloir par exemple honorer un célèbre politicien est un geste noble et important. Au-delà des livres d'histoire, l'on veut ainsi faire en sorte que l'histoire s'incarne dans des lieux, afin que les générations futures sachent où elles sont et sachent que d'autres étaient là avant elles. Cela s'appelle de la mémoire et du patrimoine. Mais on ne remplace pas une mémoire par une autre, la mémoire est une, c'est un continuum et le territoire est là pour en témoigner. Que serait un lieu, que serait une ville, sans mémoire? Et que serait la mémoire sans son inscription dans des lieux particuliers et dans le territoire en général? Si honorer la vie d'un homme célèbre est un geste de grande valeur, honorer la singularité de l'espace où son nom doit s'inscrire est tout aussi important, voire plus.

J'ai constaté que les espaces urbains ont toujours un centre, un centre qui est souvent un centre historique, parfois un centre économique, parfois un centre culturel. Shawinigan est aujourd'hui plus que son centre historique, plus que le plan Pringle. Mais ce centre historique n'a pas pour autant disparu, il fait partie du patrimoine de tous les citoyens du grand Shawinigan, sa préservation est de même au bénéfice de tous. Cette ville que vous souhaitez ne peut s'en passer. C'est dans cette perspective que je comprends l'action que mènent la Cité de l'Énergie et Appartenance Mauricie, Société d'histoire régionale, en vue du maintien de la numérotation des rues de la Pointe à Bernard. C'est pourquoi j'appuie leur initiative.

Vous me permettrez de vous suggérer, monsieur le maire, de faire un détour par le centre de Saint-Hyacinthe. Cette ville a fait un travail remarquable pour donner un sens à son espace urbain par sa toponymie. Chaque nom de rue est habilement expliqué, que ce soit pour honorer une personne, un événement et même parfois un ancien nom de rue. L'on traverse les rues et on s'y ballade en apprenant l'histoire, celle du lieu, et celle de son inscription dans un monde plus grand. On se sent quelque part et on se dit que cette ville a de l'avenir, qu'elle sait où elle va.

Louis Dupont

Professeur

Université Paris-Sorbonne

 

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Soros : L’Europe doit devenir comme l’Ukraine !
Auteur : Olivier Renault | Editeur : Walt | Samedi, 14 Mars 2015 - 05h51
 

Vous ne trouvez pas que cela ressemble fortement à ce qui commence à se produire en France? Le blocage souhaité de sites considérés comme étant conspirationnistes, uniquement cela. Car remettre en cause les versions officielles est considéré comme étant gênant, même s’il est parfois très facile de démonter la propagande en place comme cela a été fait ici pour l’origine du chaos en Ukraine entre autres sujets. L’ensemble de nos politiques sont donc réellement soumis aux intérêts américains, s’il manquait encore des preuves…

A la conférence de sécurité de Munich du mois de février 2015, George Soros a fait des révélations sur ce que doivent devenir les pays de la zone euro. Fin février une loi est sortie en Ukraine pour interdire de critiquer ou d’émettre des avis contraire à la politique menée à l’intérieur du pays par ses habitants. L’Ukraine semble devenir une terre d’essai pour le reste des pays qui constituent l’Union européenne. L’avenir de l’UE avec le TTIP (le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement), qui doit passer en force sans un référendum populaire sous la Présidence lettonne du Conseil de l’Union européenne en 2015, sera ce qu’est l’Ukraine aujourd’hui !

Puni de 3 ans de prison. En Ukraine les habitants qui jugent la politique du gouvernement de Kiev inhumaine, suicidaire, gestapiste, nazie, ou simplement non conforme aux droits fondamentaux, sont menacés de mort par des groupes en ayant été montrés du doigt et sont passible de 3 ans de prison. La démocratie n’existe donc pas et ne doit pas exister dans ce nouveau pays du côté de Kiev. Plus que jamais la volonté de sécession des habitants du Donbass se trouve justifiée tout comme la position de Moscou envers la Novorossia. Un membre du parti communiste français, qui a traduit la réflexion du parti communiste ukrainien qui est interdit de citer à Kiev, qui s’inquiète d’avoir vu Porochenko participer à la manifestation du soutien à la liberté d’expression à Paris pour le défilé pour Charlie, met le doigt sur une situation dangereuse. Lisons ce qu’il écrit, « le député du « Front populaire », Konstantin Mateychenko, a déposé un projet de loi au Parlement ukrainien (Verkhovna Rada), qui condamne toute personne pour avoir critiqué le gouvernement.

La loi n°2225 propose de modifier le Code criminel de l’Ukraine sur les « actes délibérés pour saper l’autorité de l’État et le gouvernement ». Dans l’article du communiste français on lit, « La liberté d’expression emprisonnée. Les actes illicites, socialement dangereux, qui portent atteinte à l’autorité de l’Ukraine en tant qu’État souverain, l’humiliation publique, l’abus, la souillure, ou autres actions visant à saper l’autorité des pouvoirs publics, les gouvernements, les associations de citoyens, ou quelques éléments structurels de l’administration publique (ses organes compétents), doivent être punis de travaux correctionnels pour un maximum de deux ans et de deux mois à trois ans d’emprisonnement. Des organes de presse se sont opposé à cette loi et dénonce une volonté de réduire la liberté d’expression. Une ironie pour un gouvernement sensé exprimer les valeurs occidentales et européennes. D’autant plus que le Président ukrainien, Petro Porochenko, était venu à Paris pour soutenir la liberté d’expression ».

Les sources viennent du parti communiste ukrainien, « Les communistes (KPU) dénoncent une volonté d’écraser toute forme d’opposition et à légitimer la répression politique. Petro Simonenko, Premier secrétaire du Parti Communiste d’Ukraine (KPU) n’est pas surpris par cette loi. « Lorsque qu’un régime politique mène des attaques sans précédent contre les droits des citoyens, contre les salaires, déclenche une guerre contre son propre peuple, cela suscite une opposition active de la population. Les députés du parti au pouvoir « Front populaire » ont donc naturellement introduit un projet de loi qui prévoit une punition pour les citoyens qui critiquent le gouvernement à tous les niveaux. Critiquer le président ou le parlement nous envoi en prison. Dénoncer l’inefficacité des fonctionnaires nous envoi en prison. Lutter contre la corruption du pouvoir, qui sape sa crédibilité, nous envoi en prison. Vous n’aimez pas les gangs et les atrocités nazies dans le pays et vous critiquez une « association de citoyens » est passible d’un emprisonnement » déclare Petro Simonenko. « En fait, je suis convaincu » déclare le leader communiste « que le projet de loi ?2225 vise à détruire toute opposition, il viole les droits civils fondamentaux, notamment Européen ».

« Le projet de loi ?2225 est un chemin direct à la dictature. C’est le début de la persécution des juges qui refuseraient de plier aux injonctions du pouvoir. Le dernier exemple vient des juges du tribunal administratif du district de Kiev, qui ont refusé l’interdiction du Parti communiste. Mais l’Europe et les États-Unis, tournent délibérément les yeux ailleurs, pour eux il existe des doubles standards ».

La télévision russe montre en exemple le cas d’une enseignante d’université de la ville de Lviv, qui fut Lemberg sous l’Empire autrichien, être menacée de mort par ses étudiants ! L’enseignante s’était seulement montrée critique envers la guerre en Ukraine. « Les autorités ont incité les étudiants de l’université à se regrouper contre la femme et à la harceler. L’enseignante doit se cacher de ses étudiants. L’enseignante informée par des collègues n’est pas arrivée à l’université et a ainsi évité un lynchage », explique la télévision russe. Sur un blog l’enseignante a écrit, « ils veulent me tuer. J’ai vu aujourd’hui à côté de moi 3 membres des services secrets d’État. Cela n’est donc pas une initiative des étudiants ». L’enseignante avait simplement expliquée dans une vidéo publiée suite à une conférence que cette guerre en Ukraine est un acte criminel contre le même peuple.

Soros à Munich. La guerre est en Ukraine. Un état particulier règne dans ce pays. Des lois particulières peuvent être appliquées pour cette raison. En tout cas le gouvernement de Kiev obtient le soutient de l’Union européenne, de BHL, de Bernard Kouchner. Pour le combat des droits de l’homme et de la liberté d’expression l’Euromaïdan avait été érigé. L’affaire de l’Ukraine est grave pour ce pays et pour les habitants des 28 payas de l’UE. Avec l’Ukraine, l’Union européenne prouve sa volonté de ne pas respecter les volontés des peuples et de faire régner son influence sur toute la sphère européenne par l’emploi de la terreur. Les divers exemples de mesures mises en place et appliquées ou soutenues, voire tolérées par Bruxelles comme le Hartz IV en Allemagne, qui oblige les citoyens à travailler pour 1 euro ou qui pousse une grande partie de la population à devenir pauvre comme en France avec le RSA, montrent ce qu’est cette Union européenne. Et la petite phrase de George Soros émise durant la conférence de Munich sur la sécurité, « l’Ukraine est aujourd’hui ce que doit devenir demain l’Union européenne », montre clairement ce qui pend au nez des Européens. Aussi ce n’est pas étonnant de connaître la position de l’ambassadrice lettone en France quand elle dit que c’est une chose normale d’avoir 13 % de non citoyens en Lettonie.


- Source : Olivier Renault
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Publié le 10 mars 2015 à 10h48 | Mis à jour le 10 mars 2015 à 10h48

Notre devise: j'oublie...

 
Le Nouvelliste

À moins que notre devise nationale soit devenue «J'oublie» ou «Je ne veux rien savoir», il importe de se souvenir de la continuité des gestes dévalorisants, provocateurs et parfois grossiers du personnage, et d'agir en conséquence.

Octobre 1970: Jean Chrétien joue un rôle important dans le gouvernement Trudeau qui décrète sous de faux prétextes l'occupation militaire du Québec et la suspension des libertés civiles: près de 500 Québécois, intellectuels et autres de tous les milieux, sont emprisonnés pendant des semaines sans aucune raison démontrée, autre que de faire peur à la population dans une opération prévue dès 1968.

Novembre 1981: Jean Chrétien téléphone pendant la nuit aux neuf premiers ministres anglophones du Canada et conclut un pacte avec ces chefs pour imposer une nouvelle Constitution qui exclura le Québec et enlèvera des droits à notre Assemblée nationale. Cette constitution a été unanimement rejetée par cette dernière.

Juin 1990: Jean Chrétien, aidé de quelques dirigeants, dont Clyde Wells alors premier ministre de Terre-Neuve, fait avorter l'Accord du Lac Meech. Jean Chrétien fut le véritable fossoyeur de l'Accord de Meech... pendant que Trudeau en fut le détonateur. Au cours de cet été-là, des Mohawks armés occupent la pinède d'Oka pendant des semaines et créent une diversion qui fait bien l'affaire du gouvernement canadien, alors qu'environ 70 % des Québécois étaient prêts à voter pour la pleine souveraineté du Québec. À la fin de cette mise en scène où des ministres se sont déshonorés devant des manifestants armés, les armes de Mohawks disparaissent mystérieusement dans un petit avion qui aurait décollé sur la route 132, sous le nez des contrôleurs aériens fédéraux...

Octobre 1995: le oui perd le référendum par moins de 1 % des voix exprimées après que le gouvernement canadien ait englouti illégalement plusieurs dizaines de millions de dollars en propagande. Après avoir affirmé qu'il en reconnaîtra le résultat, on apprend par le journal The Gazette, le 24 novembre 2003, que Chrétien avait un plan B prévoyant l'envoi de l'armée au Québec sous le prétexte de la protection des édifices fédéraux, ainsi que le refus de toute négociation, même s'il y avait 55 % de oui.

À partir de ce moment, Jean Chrétien met tout en oeuvre pour acheter la conscience des Québécois: c'est le triste épisode des «commandites» et d'un terrible détournement de fonds publics. Il crée une caisse secrète de 500 millions $. Des centaines de millions seront empochés par les p'tits amis du régime en faisant une propagande massive et insultante pour l'intelligence.

La Commission d'enquête du juge Gomery permettra de fouiller un peu dans ce panier de crabes et d'en pincer quelques-uns. Mais le grand responsable lui-même se moquera publiquement du juge Gomery en offrant une balle de golf autographiée achetée avec l'argent des «commandites». Il s'en tire honteusement.

Tout au long de sa carrière, il fait honte au Canada et au Québec dans plusieurs gestes d'inculture et de grossièreté, ici et à l'étranger. Il faut se souvenir de sa tournée du Proche-Orient en 2000, de l'altercation disgracieuse avec Bill Clennett en 1996, l'affaire du «flag su'l hood», etc.

Ne peut-on pas se permettre de recommander à nos voisins de Shawinigan une sérieuse réflexion pour éviter un geste regrettable?

Jean-Luc Dion

Trois-Rivières

 
 
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À Kazan, un temple unique pour seize religions
Auteur : Gabriel de Gastines | Editeur : Walt | Lundi, 09 Mars 2015 - 14h23
 

Depuis 1992, Jésus, Bouddha et Mahomet cohabitent en paix sous le même toit. À l’initiative de l’architecte Ildar Khanov, ce « Temple de toutes les Religions » s’élève peu à peu sur la terre de Russie.

Surnommé le « Temple Universel », ce trésor architectural s’inspire de toutes les religions terrestres pour être aux couleurs du monde entier. Des églises Orthodoxes comme des églises Catholiques Romaines, des Synagogues aux grandes Mosquées moyen-orientales, ce gigantesque complexe architectural est en construction depuis 1992 (et il est encore loin d’être terminé) dans le quartier de Staroye Arakchino, à Kazan en Russie.

Pourtant la construction pourrait bien ne jamais aboutir puisque son architecte, Ildar Khanov, est décédé il y a deux ans. Il prévoyait de faire seize coupoles représentatives des seize grandes religions du monde, la croix chrétienne, le croissant musulman, l’étoile de David et le dôme chinois coexistant déjà.

Situé au bord de la Volga, ce « Temple de la vérité et de la culture » (Ildar Khanov) est un lieu touristique très important en Russie et aucune véritable cérémonie religieuse ne se déroule en son sein. En effet, pas de prières, mais des guérisons intérieures pour les patients qui choisissent de s’y rendre. C’était la volonté de Ildar Khanov qui se considérait lui-même comme un guérisseur avant tout. Et si ce dernier a choisi de faire sortir de terre ce Temple de toutes les religions, c’est dans le but de lancer un message pacifique de réconciliation au monde : « Religions de tous les pays, unissez-vous pour la paix »?!


- Source : Gabriel de Gastines